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Economie

Dakhla, capitale des sports de glisse

Par L'Economiste | Edition N°:1761 Le 05/05/2004 | Partager

. Cette destination figure parmi les 5 spots les plus prisés au monde. Le ministère du Tourisme vient aussi de la déclarer destination touristique . Le développement de la région doit s’articuler autour du tourisme de niche QUAND une destination attire, c’est qu’il y a derrière des actions promotionnelles et médiatiques ciblées. Ce sont autant d’efforts à fournir pour le tourisme dit de niche, car il s’agit la plupart du temps de lieux méconnus du grand public. C’est aussi ce que compte faire le ministère du Tourisme de la ville de Dakhla, connue par une poignée de professionnels seulement comme étant un spot remarquable pour les sports de glisse. Dans leur stratégie, les autorités prévoient de faire mieux connaître la destination, mais aussi de combler le déficit en termes de structures d’accueil souvent inadaptées. “Nous voulons renforcer le rôle des régions dans la préparation des programmes d’infrastructures touristiques”, estime Hassan Kacimi, secrétaire général du ministère du Tourisme, qui a insisté sur l’importance de prendre en compte les besoins du touriste intérieur. Surtout que, comme l’a expliqué Tanguy Dadon, dirigeant de Sport Away Voyages, les mordus des sports nautiques s’enquièrent avant tout des conditions d’accueil dans les sites. Les incommodités ayant trait au transport et à l’éloignement viennent en seconde position.Le sud marocain dispose de potentialités touristiques énormes. Les responsables locaux le présentent comme une destination d’avenir et un des piliers de la vision 2010. Dans cette perspective, la ville de Dakhla a été déclarée, le 1er mai dernier, destination touristique par le ministère du Tourisme, en présence des autorités locales à quelques encablures de la ville. Un événement qui s’est déroulé dans un campement installé sur le territoire de la commune de Lâargoub, juste en face de l’île du Dragon. Ce qui a permis aux invités étrangers et professionnels des sports de glisse d’apprécier les charmes de la région et les paysages envoûtants. Ici, les amoureux du windsurf et kitesurf y trouvent leur compte. Même les débutants peuvent s’initier aux plaisirs des sports de glisse dans la lagune. A l’origine de ce campement, quatre jeunes, dont le champion marocain de windsurf Rachid Roussafi, qui assure en plus de la gestion, l’initiation à ces sports de plus en plus prisés par les jeunes. Il a été le premier windsurfer du monde arabe à participer aux derniers JO de Sydney. Cette initiative a permis de classer Dakhla parmi les trois nouveautés mondiales en matière de sports de glisse. D’ailleurs, le coût de l’infrastructure d’accueil a nécessité “un investissement de 1,5 million de DH”. En outre, Dakhla ambitionne à moyen terme de devenir une destination axée sur les produits de niche. De plus, il s’agit là d’une nouvelle politique du ministère qui veut proposer des séjours intelligents axés sur la mise en valeur du produit balnéaire. Ce qui n’empêche pas les responsables de la région de proposer eux aussi des axes de développement. Toutefois, la question des moyens et structures reste entière. Le coût élevé du transport aérien et la fluctuation des horaires représentent un blocage au même titre que la capacité d’accueil. Celle-ci reste en deça des ambitions de Dakhla. La ville ne dispose que d’un seul hôtel classé et une capacité globale de 500 lits. Bien qu’espérée par les opérateurs locaux, il semble encore précoce de parler de liaison directe avec les îles Canaries qui accueillent chaque année 12 millions de touristes. Pourtant, il s’agirait d’une sacrée manne pour Dakhla. Surtout que l’activité touristique principalement interne est en étroite corrélation avec la pêche. Le tourisme de niche représente donc une alternative permettant par la même occasion de préserver l’environnement de la région. Les statistiques du délégué régional de tourisme à Dakhla, Abdellaoui Abdellah, font pourtant état de “40.000 touristes que la ville a accueilli en 2003, 85% sont des touristes locaux”. Même avis pour Bahia Mamay, directeur du CRI, qui pense qu’il faut aussi viser la population locale dans la promotion du tourisme de niche à travers la création d’associations sportives. Abstraction faite des multiples contraintes qui font beaucoup réfléchir les responsables à Rabat, l’initiative de Roussafi et ses amis montre qu’avec peu de moyens et beaucoup de maîtrise de son créneau, un projet peut aboutir. De notre envoyé spécial, Mostafa BENTAK

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