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    2M: La proximité pour booster l’audience

    Par L'Economiste | Edition N°:3100 Le 03/09/2009 | Partager

    . Principales concurrentes: MBC, Rotana, Al Jazeera. La chaîne revendique près de 30% de taux d’audienceLa course à l’audience s’intensifie en cette période. Proximité, téléréalité, fiction, sport… tout est bon pour capter les plus forts taux d’audience. C’est dans cette logique que 2M élabore sa grille. A elle seule, la deuxième chaîne détient près de 30% de part d’audience. C’est du moins ce qu’indiquent les responsables de la chaîne, qui puisent ces chiffres auprès de Maroc Métrie, société de mesure d’audience du paysage audiovisuel. Pour sa part, Al Aoula enregistre un taux de 15%, contre 5% pour les autres chaînes thématiques. Le pôle audiovisuel public attirerait la moitié des téléspectateurs marocains. Autrement dit, 1 Marocain sur 2 consomme marocain. En période du Ramadan, les taux d’audience atteignent des pics. D’ailleurs, les tranches horaires correspondant à l’heure de la rupture du jeûne grignotent des parts de marché aux chaînes concurrentes, les satellitaires. Ramadan oblige, les familles se regroupent autour du f’tour pour un moment de partage et de convivialité. «Traditionnellement, l’on consomme pendant le Ramadan des mets marocains, mais aussi de la télévision marocaine. Et c’est l’humour qui fédère toute la famille, d’où la programmation des sitcoms», explique Abdellah Najib Refaïf, directeur chargé de l’unité Fiction à 2M. Parmi les 350 chaînes satellitaires captées par les Marocains, ce sont les chaînes arabes de divertissement qui livrent une féroce concurrence à la production audiovisuelle nationale. Il s’agit notamment des chaînes du Nilesat comme MBC, Rotana et Al Jazeera... Ces chaînes disposent généralement de moyens très importants qui leur permettent d’acquérir toutes sortes de programmes de divertissement (foot, fiction, téléréalité, chants…). «La compétition est certes acerbe, mais ce qui nous sauve par rapport à toutes ces chaînes, c’est le facteur proximité», souligne Zouheir Zrioui, chef de département Antenne à 2M. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les chaînes françaises (TF1, France 2, France 3, M6, TV5…) n’attirent que 0,8% de l’ensemble du public marocain. Ce qui renseigne sur la taille très réduite de l’élite francophone au Maroc, composée essentiellement de décideurs à fort pouvoir d’achat. Sachant qu’une grande partie de cette élite boude la télé. Afin d’accroître l’audience de la chaîne d’Aïn Sebaa, le management a décidé de proposer davantage d’émissions et de fictions de proximité, avec des sujets sociaux et des valeurs de modernité. «A l’avenir, la chaîne devra produire de plus en plus d’émissions sociétales du type téléréalité, qui ont un effet miroir», indique Zouheir Zrioui. Côté informations, l’accent sera davantage mis sur la proximité, avec un ancrage régional accru. Pour accompagner cette dynamique, un relifting complet des plateaux News a été réalisé au cours des derniers mois et le bureau de correspondants étoffé. A noter aussi que la fiction marocaine sera de plus en plus présente. D’ores et déjà, un gros effort a été réalisé en 2008 qui a connu la diffusion de 530 heures de fiction nationale contre 210 l’année précédente. «C’est un vrai virage éditorial, qui correspond à une volonté de la chaîne», précise Najib Refaïf. Par ailleurs, 2M participe à la production de séries et de films marocains, pour répondre à une forte demande du public. Ainsi, sur les 200 meilleures audiences de ces derniers mois, les deux tiers sont des fictions nationales. Même si la production locale de séries coûte six à dix fois plus cher que l’acquisition de séries étrangères, la fiction nationale reste privilégiée. Pendant ce mois de Ramadan, la chaîne diffuse 5 heures de fiction nationale par jour. De même, 2M consacre 6 à 8 millions de DH par an à la coproduction de longs métrages marocains, afin de promouvoir le cinéma et encourager cette industrie naissante. De nombreuses séries étrangères (turques, égyptiennes, syriennes, mexicaines, sud-coréennes…) sont diffusées. Une étude vient de montrer l’engouement des téléspectateurs pour les séries turques. Ces dernières sont particulièrement appréciées pour la diversité des sujets traités, le choix des castings, la décoration des studios, les techniques de réalisation et le côté moderne chez une population perçue comme musulmane. «Dès que le phénomène s’est déclenché, 2M a acquis les meilleures productions turques. Aujourd’hui, ces feuilletons réalisent des audiences record de 35 à 40%», selon le management de la chaîne. Les tarifs de ces séries sont très variables. Mais à titre indicatif, un épisode coûte entre 1.000 et 5.000 euros. «Si les Egyptiens tournent encore de manière artisanale et à la commande, les Turcs disposent d’une véritable industrie cinématographique à l’américaine et tournent à flux tendus», est-il indiqué.Nadia BELKHAYAT

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