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«Le challenge, c’est l’application des règles de bonne gouvernance«

Par L'Economiste | Edition N°:2122 Le 04/10/2005 | Partager

Aldo Olcese est président de la fondation Etudes financières, sise à Madrid. Il était l’invité de l’Association pour le progrès des dirigeants (APD-Maroc), le 30 septembre dernier, à l’occasion du séminaire organisé sur «La bonne gouvernance des entreprises» (www.leconomiste.com). Paroles d’un expert qui a contribué à l’élaboration du Code unifié européen de bonne gouvernance d’entreprise et de transparence de l’information. - L’Economiste: L’objet de votre participation au second séminaire organisé par APD-Maroc -placée sous l’égide d’APD-Espagne- a été la présentation du Code unifié européen de bonne gouvernance. Quelle est sa particularité? - Aldo Olcese: Ce code est une refonte du guide des principes de bonne gouvernance d’entreprise, transparence de l’information et conflits d’intérêts et du guide des bonnes pratiques pour le développement des assemblées générales d’actionnaires de sociétés cotées en bourse. Il est publié par la fondation Etudes financières. Il tient également compte des recommandations de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique), de l’Union européenne et des rapports Aldama et Olivencia. Son élaboration est née de la nécessité de simplifier et actualiser les normes de bonne gouvernance et de transparence financière. Il devrait être adopté au cours des prochains mois. - Est-il obligatoire? - Ce code unifié n’incorpore pas les normes à caractère exécutoire. Pour éviter les confusions auxquelles pourrait donner lieu le mot «code», il faut signaler que ce dernier ne vise pas à rompre avec le principe d’autorégulation et respect volontaire des lois. Il est régi par le principe général «respecter ou expliquer» par lequel les entreprises qui n’en respecteraient pas les recommandations doivent expliquer pourquoi elles ne le font pas. - Le Code unifié renforce le droit des actionnaires minoritaires…- Tout à fait. A la base du mouvement de bonne gouvernance, il y avait la protection des actionnaires minoritaires. C’est une réaction aux grands scandales financiers qui ont bouleversé les marchés et fait réagir entreprises et gouvernements. La pratique de bonne gouvernance est vitale pour l’exercice démocratique du pouvoir économique. La notion de transparence est aussi primordiale. Il faut instaurer des règles d’explications publiques sur le comment on gère la gouvernance et comment on protège les actionnaires minoritaires. - Est-ce un paravent efficace contre les «bad practices»? - On ne pourra jamais avoir le 100% de sûreté. Parce que quand un groupe comme Parmalat en Italie se comporte en voleur et spolie le droit des actionnaires, on ne peut pas l’empêcher. Mais le code peut être un paravent. Une entreprise viable, saine est celle qui use de bonne gouvernance.- Bonne gouvernance des entreprises, cela implique également bonne gouvernance des administrations publiques…- C’est indissociable. J’ai publié un ouvrage qui s’intitule «Transparence, bonne gouvernance dans le secteur public». Les gouvernements et les politiciens ne peuvent demander aux privés d’adopter des conduites de transparence si eux-mêmes ne respectent pas ces principes. La bonne gouvernance se pratique en amont et aval. En Espagne, le gouvernement a établi un code de bonne gouvernance pour le conseil de ministres. Actuellement, nous travaillons sur une réforme de la fonction publique avec la mise en place d’un code d’éthique pour les dirigeants et employés publics. - Le plus difficile semble l’application des principes de bonne gouvernance…- Dans ce domaine, il y a eu une littérature énorme ces cinq dernières années. Les codes de bonne gouvernance sont nombreux.Le challenge aujourd’hui, c’est l’application des règles de bonne gouvernance. Mais, à mon avis, les entreprises ont pris conscience qu’il fallait faire preuve d’autocontrôle et d’autocritique. Sans, il y a risque d’intervention des gouvernements pour établir des normes. C’est un danger pour le système capitaliste libéral. Système auquel je crois fondamentalement.- Combien de temps a-t-il fallu aux entreprises espagnoles pour se mettre à la bonne gouvernance? - Le processus a commencé il y a 6 ans avec le premier code. Les 3 ou 4 premières années, la réponse a été très faible. Le code était là, on le regardait et on le posait. Le mouvement s’est accéléré, il y a 2 ans, quand le gouvernement a approuvé la loi sur la transparence. Actuellement, on a accompli 60% de ce que l’on doit faire. - Ce code peut-il servir, d’une certaine manière, à l’entreprise marocaine? - Il y a déjà du travail qui a été fait dans ce sens dans votre pays. En ce qui concerne les sociétés cotées, il pourrait parfaitement s’adapter. Car l’univers des sociétés cotées est identique partout dans le monde. Les règles de fonctionnement des marchés, la globalisation, nous mènent dans des marchés très intégrés. Le marché marocain n’est pas différent.Propos recueillis par Fatima EL OUAFI

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