×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Economie

«Fez Smart Factory chamboulera l’industrie 4.0»

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5870 Le 22/10/2020 | Partager
Une ZI de 4e génération implantée au sein d’un campus universitaire à la fine pointe de la technologie
Accompagner les porteurs de projets, propulser l’innovation, attirer les investissements et créer des emplois
tijani-bounahmidi-070.jpg

«Fez Smart factory sera déployé sur une superficie de 11ha. Le démarrage des travaux de construction et de viabilisation/lotissement étant prévu début mars 2021, la livraison de la zone est annoncée pour mars 2023», indique Tijani Bounahmidi, coordinateur du projet et vice-président de l’UEMF (Ph. YSA)

«Fez Smart Factory» (FSF) est le projet qui chamboulera l’industrie du savoir. Initiée par un ensemble de partenaires dont notamment l’université Euromed de Fès (UEMF), la future zone industrielle 4.0 prévoit la création de 5.000 emplois hautement qualifiés et plus de 5 milliards de DH d’investissement. Unanimes, les initiateurs de ce projet misent sur le renforcement du modèle de zones industrielles durables et l’amélioration de la productivité et des performances environnementales et sociales des entreprises dans les zones industrielles. Décryptage avec Tijani Bounahmidi, coordinateur de FSF et vice-président de l’UEMF.
 - L’Economiste: L’UEMF porte le projet FSF en tant que chef de file du consortium, qui comprend plusieurs partenaires. Quelles sont les motivations de l’UEMF?
-Tijani Bounahmidi:
L’objectif recherché étant de développer le tissu industriel de Fès, donner aux investisseurs une offre qui répond à l’emplacement, la qualité des infrastructures, de services d’accompagnement, à des prix compétitifs. En effet, ce projet contribuera ainsi à l’accroissement des investissements privés et à la création d’emplois. Et ce, à travers la création de nouvelles activités industrielles à haute valeur ajoutée. Créer de l’émulation dans ce tissu pour sa modernisation, en mettant à profit les technologies numériques et en transformant, à terme, une bonne partie des unités industrielles en usines intelligentes, n’est pas en reste. L’importance de FSF implanté au sein de l’UEMF est justifiée par trois principales raisons. La première est relative aux liens étroits qui existent entre ce projet et les priorités de notre université en matière de recherche et d’innovation. En effet, l’intelligence artificielle (IA), le digital, les systèmes embarqués et la fabrication additive (impression 3D), principales priorités de recherche de l’UEMF, sont au cœur de l’industrie 4.0 (ou usines intelligentes). Ensuite, l’UEMF est dotée du plus grand parc de machines de fabrication additive au Maroc, de la seule école d’ingénieurs en IA au Maroc et de la seule plateforme «expérience 3D » de Dassault Systèmes au Maroc. Enfin, l’UEMF est comme son président se plaît à la dénommer une «Universe-City» marquant son ouverture poussée sur la cité, en contribuant notamment à son développement socio-économique à travers de multiples projets de R&D réalisés en collaboration étroite avec l’industrie marocaine.
 
- Le projet FSF a été très bien classé par les partenaires (Fonzid MCA, Conseil régional, CGEM,…etc) et bailleurs de fonds. D’où vient ce succès?
- Nous avons procédé en deux étapes: l’éligibilité, et ensuite l’élaboration du dossier de soumission. Nous avons défini le concept du projet pour répondre aux objectifs du Fonzid, qui prône le développement durable. Cette approche permet de répondre à trois exigences: la rentabilité économique du projet, le respect de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique et enfin, une exigence sociale permettant d’améliorer les conditions de travail et de vie des publics cibles. Ces objectifs globaux du développement durable adoptés par le Fonzid peuvent être mieux approchés, moyennant une conception adéquate, en utilisant les concepts de l’industrie 4.0. Ce qui répond à l’attente de la CGEM Fès-Taza, et du conseil régional de Fès-Meknès qui inclut parmi ses objectifs l’encouragement des activités liées à l’économie numérique et au développement durable. La société Alten Maroc exprime une attente supplémentaire qui est celle de la mise en place d’une usine modèle 4.0. Les attentes du Fonzid et des partenaires de l’UEMF sont aussi partagées par cette dernière avec en plus, une attente liée à la formation de lauréats hautement qualifiés, et à la valorisation de la recherche.
 
- Ce projet a été présenté comme un concept pionnier au Maroc et en Afrique. En quoi consiste-t-il?
- Développer un écosystème industriel, FSF, basé sur l’innovation comportant les composantes suivantes: un incubateur d’entreprises innovantes orientées industrie 4.0, un accélérateur de startups, et un centre d’affaires pour permettre à des opérateurs marocains ou étrangers (en dehors des Etats-Unis) d’investir. FSF comprend aussi un centre de valorisation, transfert et d’innovation technologique (CVTIT), des sociétés d’ingénierie et des laboratoires de R&D&T (Recherche, développement et technologie) orientés industrie 4.0, une usine modèle 4.0 en production réelle, des lots pour des usines intelligentes d’innovation servant à l’initiation des activités commerciales des startups et au test des concepts liés à leurs activités industrielles. Ainsi, 2 objectifs principaux: mettre en place un noyau d’usines intelligentes innovantes à travers l’accompagnement de porteurs de projets et de startups bénéficiant de services d’ingénierie et de R&D&T de FSF, ainsi que de son usine modèle, pour développer leurs usines 4.0 sur les lots d’innovation de FSF.
 
- Quel est l’état d’avancement du projet?
- A aujourd’hui, tous les marchés des études ont été passés. Les études d’impacts environnementales et sociales sont au stade d’achèvement. Les études architecturales et techniques sont bien avancées et nous nous apprêtons à déposer la demande d’autorisation de construire et lotir. L’étude «genre et inclusion sociale» est en cours. Celle-ci est suivie directement par MCA-Morocco. Le démarrage des travaux de construction et de viabilisation/lotissement est attendu pour début mars 2021. Un plan de communication a été préparé pour le projet. Celui-ci comporte une vingtaine d’actions dont la conférence de presse tenue dernièrement au sein de l’UEMF. Ainsi, nous aurons beaucoup d’occasions pour continuer la communication sur le projet en examinant en détail ses différents volets.

                                                                   

Générer un CA de 2 milliards de DH

La mise en place d’usines intelligentes est prévue à partir de 2023 pour les startups venant de l’extérieur de l’UEMF, du Maroc ou de l’étranger, et à partir de 2024 pour les startups ayant débuté leur accélération à FSF. Après cette phase, les partenaires lanceront la mise en exploitation de la zone qui dépendra du flux de projets d’usines intelligentes créées par les startups et la capacité des fonds d’investissement. Sur 20 ans d’exploitation, le projet FSF ambitionne d’accompagner 400 porteurs de projets débouchant sur la création de 200 startups accompagnées à leur tour par l’accélérateur. «Le but est de mettre en place 93 usines intelligentes sur le site de FSF où il y aurait génération de plus de 5.000 emplois hautement qualifiés et plus de 5 milliards de DH d’investissement», précise Tijani Bounahmidi, coordinateur du projet. A noter que le Centre de valorisation, transfert et d’innovation technologique (CVTIT) de FSF accompagnerait, sur 20 ans, plus de 700 unités industrielles existantes pour leur transformation en usines intelligentes, ce qui générerait un volume d’activités de plus de 2 milliards de DH.

Propos recueillis par Youness SAAD ALAMI

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]ste.com
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc