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Le Cercle des Experts

Retraite à géométrie variable? Pourquoi pas?!

Par Farid ZERROUQ | Edition N°:5867 Le 19/10/2020 | Partager

Président du Groupe de réflexion sur le développement durable (GRDD), Farid Zerrouq est professeur de Génie des procédés et de l’environnement. Responsable de l’équipe de recherche, QHSE-RG. Au titre de ses différentes recherches et publications, il a présidé ou contribué à plusieurs rencontres internationales sur les questions de l’environnement, l’enseignement supérieur, la Qualité-SSE et le développement durable. On citera la journée d’étude en décembre 2018, à Fès, sur le «Nouveau modèle de développement politique, économique, social et culturel, du Maroc», dont L’Economiste a publié de larges extraits. Une copie a été remise au Cabinet royal, en janvier 2019 (Ph. FZ)

Le système des retraites au Maroc est menacé de faillite. Les deux derniers gouvernements dirigés par le parti islamiste, PJD, ont eu raison d’en faire un dossier prioritaire. Ils ont essayé d’ouvrir le débat avec les partenaires sociaux, et proposé comme base de discussion la fameuse «trithérapie», qui consiste à augmenter les cotisations, à diminuer les rémunérations, tout en reculant l’âge de départ à la retraite. Ce qui revient à reculer «l’inévitable», à «colmater les brèches». Sans véritablement chercher à mettre en place un système équilibré, dynamique et durable.

Adaptation continue

Les solutions envisagées doivent s’adapter en continu, à l’évolution de la société.
Le premier pilier de la réforme souhaitable, à mon avis, est que le citoyen doit pouvoir choisir à qui confier ses cotisations, pour sortir de la situation de monopole que nous connaissons actuellement. Cela aurait un effet immédiat sur les performances des opérateurs concernés.

Il faut ensuite imaginer un système à plusieurs vitesses. Tout en exigeant un nombre minimal d’années de cotisation (que le citoyen doit pouvoir acheter, s’il n’a plus envie de travailler), pour pouvoir bénéficier d’une retraite normale, qui reste à définir, et qui doit évoluer avec le coût de la vie.
Je propose de mettre en place 3, 4 ou plus de niveaux de cotisations au choix, auxquels correspondraient différents coefficients de calcul de l’indemnité lors du départ à la retraite.

 

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La justice, l’enseignement, la santé, la corruption, les déficits, la compensation, la retraite,… tous des dossiers prioritaires, que les deux derniers gouvernements dirigés par le parti islamiste, PJD, ont eu le mérite d’annoncer, mais qu’ils n’ont que partiellement abordés, sans jamais aller jusqu’au bout (Ph. MAP)

Choix à la carte

Ainsi on pourra choisir de cotiser moins et toucher moins à la retraite, ou inversement. Un tel système de retraite à géométrie variable, permettrait de retrouver l’équilibre, tout en laissant la liberté au citoyen de choisir lui-même le régime de retraite qu’il préfère, auprès de la caisse de retraite qui lui convient, avec la possibilité de changer de caisse et de régime, à certaines conditions.

Pour faciliter la vie aux retraités, il est primordial de créer des maisons de retraite de différents standings, avec prise en charge médicale, et contrôle de l’Etat. Parfois, c’est beaucoup mieux que de rester seul dans une grande maison, quand les enfants seront partis.

Et pour éviter de laisser l’épargne des citoyens à la merci de caisses dépensières et mal gérées,  il est préférable de mettre en place des organismes qui seraient à la fois, banque, assurance (tous secteurs confondus) et caisse de retraite. Qui mieux qu’une banque pour faire fructifier les cotisations et l’épargne des gens, sous l’œil vigilant de l’Etat. C’est beaucoup plus facile et infiniment plus sûr, à mon avis.

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Driss Jettou, Premier ministre puis président de la Cour des comptes, propose de fusionner les régimes. Ce qui déplaît terriblement aux fonctionnaires, gâtés par deux systèmes, RCAR et CMR, sans perspective de survie (L’Economiste du 24 juin 2016)

                                                                                

Les caisses en chaîne

L'âge de la retraite doit tenir compte de l’espérance de vie dans le pays. Il faut enlever les 20% qui vivent le plus longtemps, les 20% qui vivent le moins (mortalité infantile, etc.) et prendre la moyenne des 60% restants. Si un citoyen consacre le premier cinquième de sa vie à se former, et trois cinquièmes pour travailler, il a droit à un cinquième de son existence pour se reposer. Mais il doit pouvoir continuer à travailler, s’il le désire, tant qu’il sera en bonne santé, sauf pour les métiers à risque (chirurgiens, pilotes de ligne, etc.). Il doit également pouvoir prendre sa retraite anticipée, dès l’accomplissement de la moitié du service minimum.
Pour remédier au problème de la pyramide des âges, je pense que le temps de la retraite doit être divisé en plusieurs tranches de 10 années (durée à discuter). Lors de la première, le retraité touchera une somme qui dépendra du niveau de cotisation qu’il avait choisi, de laquelle seront retranchés 20% d’assurance maladie et de cotisations dans la caisse qui le prendra en charge lors de la tranche suivante de 10 années.

Une exonération d’une grande partie de l’IGR, pour les retraités, est recommandée. Au cours de cette deuxième période, les sommes perçues doivent être augmentées (20 à 30%). Là, le retraité devra cotiser dans une troisième caisse, et ainsi de suite. Ces différentes caisses doivent être alimentées aussi, à partir des premières cotisations, selon des pourcentages à définir.

 

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