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Politique

Libye: Enfin le bout du tunnel?

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5839 Le 09/09/2020 | Partager
Après l’accord de Skhirat, le Maroc tente de rapprocher les positions des protagonistes
Rabat «n’a pas changé de position en fonction de l’évolution sur le terrain»
Prévus initialement les 6 et 7 septembre, les discussions se sont poursuivies jusqu’à hier mardi

Les délégations libyennes poursuivent leurs discussions à Bouznika. Prévues initialement sur deux jours, les négociations entre les belligérants ont entamé leur troisième journée, hier mardi. Au moment où nous mettions sous presse, cette rencontre n’avait pas encore pris fin. Ces pourparlers semblent favoriser un retour des différentes parties au conflit libyen à la table de dialogue.

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La mobilisation du Maroc pour favoriser la résolution du conflit libyen vise à favoriser un retour au calme en rapprochant les positions, après l’enlisement de la situation sur le terrain depuis quelques mois. Nasser Bourita a été on ne peut plus clair en précisant que Rabat n’a ni agenda, ni d’initiative, et n’a jamais accepté de choisir entre les Libyens (Ph. MAP)

L’objectif du round de Bouznika est de «maintenir le cessez-le-feu et ouvrir des négociations pour mettre fin aux conflits entre les protagonistes libyens». Rabat joue un rôle décisif dans le rapprochement des points de vue. Après la première initiative ayant abouti, il y a quelques années, à l’accord de Skhirat, le Maroc s’est impliqué, une nouvelle fois, dans les efforts visant le rétablissement de la paix dans ce pays, fortement touché par les luttes internes.

Après les premières séances du dialogue, les délégations libyennes représentant les deux courants opposés, à savoir le Haut conseil d’Etat et le Parlement de Tobrouk, ont affiché leur ambition de parvenir à un consensus. Concrètement, il s’agit d’aboutir à une solution permettant de garantir la stabilité politique et économique de la Libye, favorisant la construction d’un Etat fort et stable.

Le Maroc, qui abrite ces discussions est «conscient que la stabilité de la Libye est importante pour la sécurité de toute la région». D’où les efforts menés pour le rapprochement des positions des différents protagonistes. Pour Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, une solution à la crise libyenne doit reposer sur 3 principes fondamentaux.

Il s’agit du «patriotisme libyen, de la conviction que la solution ne peut être politique, ainsi que la confiance à l’égard des capacités du Haut conseil d’Etat libyen et de la Chambre des représentants libyenne, en tant qu’institutions légitimes fortes». Bourita a tenu à préciser que la mobilisation du Maroc s’inscrit dans une approche constructive. Rabat «ne dispose ni d’agenda, ni d’initiative ou de voie et n’a jamais accepté de choisir entre les Libyens», a-t-il déclaré.

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Après la première initiative ayant abouti, il y a quelques années, à l’accord de Skhirat, le Maroc s’est impliqué, une nouvelle fois, dans les efforts visant le rétablissement de la paix dans ce pays, fortement touché par les luttes internes (Ph. AFP)

Contrairement à d’autres acteurs internationaux liés à ce dossier, «le Royaume n’a pas changé sa position en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain». Au-delà des discussions menées à Bouznika, le Maroc se mobilise également pour coordonner avec d’autres puissances régionales impliquées dans la résolution de ce dossier. C’est dans ce sens que s’inscrit l’entretien téléphonique de Bourita avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Chokri.

Les discussions ont été axées sur les derniers développements du dossier libyen ainsi que sur les efforts communs pour l’aboutissement d’un règlement politique de cette crise. L’Egypte, pays frontalier de la Libye, est directement concerné par ces évolutions. Pour le Caire, une solution politique permettrait de favoriser la lutte contre les manifestations du terrorisme, de l’extrémisme et des ingérences étrangères.

Les concertations devront se poursuivre avec d’autres acteurs, notamment les partenaires internationaux, l’envoyé spécial de l’ONU, la commissaire africaine ainsi que les représentants de la Ligue arabe. Ceci est d’autant plus important que les discussions de Bouznika ont eu lieu suite à une dynamique diplomatique de Rabat, avec des visites, il y a quelques semaines, des présidents du Conseil d’Etat libyen et du Parlement libyen, ainsi que de la cheffe de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye par intérim, représentante spéciale adjointe du SG de l’ONU.

                                                                               

Soutien international

AU moment où tous les projecteurs sont braqués sur Bouznika, en attendant l’aboutissement des discussions entre les délégations libyennes, l’initiative marocaine de rassembler les protagonistes a été soutenue par différents acteurs internationaux. L’ONU en tête, qui a salué «le rôle constructif du Royaume depuis le début de la crise libyenne». Idem pour l’Union européenne, qui s’est dit «reconnaissante au Maroc pour son rôle actif» dans la résolution de ce conflit.
L’Organisation de la Ligue arabe, ainsi que la Communauté des Etats sahélo-sahariens, directement concernées par les rebondissements de ce dossier, suivent également avec attention le cours du dialogue libyen.

M.A.M.

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