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International

Des accusations antitrust contre Google

Par Amin RBOUB | Edition N°:5839 Le 09/09/2020 | Partager
Des pratiques commerciales qui étouffent médias et télécoms
Les plaintes portent aussi sur la mainmise sur la publicité en ligne
Une affaire sur fond de soubassements «électoralistes»?

Cette fois-ci, l’étau se resserre contre un acteur majeur des Gafam. Le ministère américain de la Justice prévoit d'intenter une action antitrust dès ce mois de septembre, contre l'une des technologies les plus riches et les plus redoutables du monde, le géant Google.

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Le quartier général de Google dans la Silicon Valley en Californie fait l'objet de nombreuses accusations antitrust. Un feuilleton de procès est programmé ce mois-ci à Washington

L'affaire Google pourrait également donner à Trump un exploit dans un contexte électoral et ce, sur une question que les Démocrates et les Républicains considèrent comme un problème majeur: l'influence des plus grandes entreprises technologiques sur les consommateurs et surtout leurs pratiques commerciales qui étouffent de nouveaux concurrents et des industries traditionnelles telles que les télécommunications et les médias. Aujourd’hui, les accusations sont formelles. Une coalition de 50 Etats et territoires soutient l'action antitrust contre Google. C’est dire le large soutien bipartite qu'une affaire du ministère de la Justice pourrait avoir.

Sauf que les procureurs généraux des Etats, qui mènent leurs propres enquêtes sur l'entreprise, sont divisés sur cette affaire. Du coup, les Républicains sont convaincus qu’il s’agit là de manœuvres des Démocrates afin de ralentir le travail pour que l’affaire soit soumise à une administration potentielle de Biden au cas où ce dernier remporterait les élections.

En même temps, le camp des Démocrates accuse les Républicains d’avoir précipité l’affaire à des fins électorales. Evidemment, ce désaccord pourrait limiter le nombre d'Etats qui se joignent à un procès du ministère de la Justice et mettre en péril la nature bipartite de l'enquête.

Il faut dire que depuis plus d’un an, des dizaines d'avocats du ministère de la Justice et d'autres membres ont travaillé en deux groupes, chacun supervisant un domaine d'enquête distinct: «la mainmise voire la domination de Google dans la recherche et son contrôle sur de nombreux aspects de l'écosystème de la publicité en ligne».

Le constat est sans appel: Google contrôle environ 90% des recherches sur le Web dans le monde. De plus, «les concurrents se sont plaints du fait que le géant ait étendu sa domination en rendant ses outils de recherche et de navigation par défaut sur les téléphones dotés de son système d'exploitation Android». De surcroît, Google capte environ un tiers de chaque dollar dépensé en publicité en ligne. L’armada des outils de Google sont utilisés pour fournir et mettre aux enchères des publicités qui apparaissent sur Internet.

Aujourd’hui, le département américain de la Justice dispose de plusieurs chefs d’accusation qui accablent le géant des Gafam. Les juges ont suffisamment de preuves solides portant sur des pratiques anticoncurrentielles. Cette affaite a également connu des rebondissements. Le chef de la Division Antitrust du ministère américain de la Justice (Makan Delrahim) avait poussé le département à enquêter sur Google, mais il avait été récusé parce qu'il représentait la même société accusée dans une acquisition en 2007 qui l'a aidée à dominer le marché de la publicité en ligne.

Finalement, l'enquête a été confiée à une équipe sous la direction de Jeffrey A. Rosen, le sous-procureur général, dont le bureau ne superviserait généralement pas les affaires antitrust.

La riposte d’Apple…

L'éditeur de jeux vidéo Epic Games s'est lancé dans une croisade contre le système de commissions d'Apple en utilisant Fortnite. Une bataille engagée  sur fond d'accusations d'abus de position dominante contre les Gafam. L'objet du contentieux: la sacro-sainte règle des 30% de commission prélevés par Apple sur les transactions d'éditeurs tiers réalisées sur iOS. La  réplique de la firme à la pomme ne s’est pas fait attendre: Apple défend sa commission de 30% et considère que c’est le prix à payer pour maintenir un environnement sain et fonctionnel en faveur des éditeurs tiers.

                                                              

Fortnite s’y met aussi…

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Dans ce même contexte, Epic Games, l’éditeur et développeur des jeux Fortnite, entre en guerre contre Google et Apple. Désormais, Epic Games incarne le nouveau visage de la résistance anti-Apple et Google. Il appelle à la fin du monopole de ces deux entreprises. Le développeur de Fortnite a savamment orchestré un piège ayant pour but de faire supprimer son jeu de l'App Store et du Play Store, puis de communiquer sur son éviction. Epic Games a aussi porté plainte contre Apple et Google et appelle ses joueurs à militer contre les deux géants de la Silicon Valley.

A.R.

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