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Economie

Compétitivité/Automobile: Le Maroc brigue le leadership mondial

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5808 Le 21/07/2020 | Partager
Le Royaume ambitionne de détrôner l’Inde et la Chine
Une stratégie détaillée avec les mêmes objectifs que le PAI est en cours d’élaboration
Cela passera obligatoirement avec une industrie «décarbonée»

Outre l’accompagnement des entreprises françaises au Maroc, le développement de la relation commerciale entre le Royaume et la France, l’une des missions principales de la Chambre Française de commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM), en particulier en cette période de crise du Covid est de contribuer à la relance.

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Le Maroc truste le leadership en matière de compétitivité dans le secteur de l'automobile. Il vise, comme le clame haut et fort, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'Industrie et du Commerce, à détrôner l'Inde et la Chine. Cela passera par la «décarbonisation» (Source:Archives L'Economiste) 

A ce titre, elle a  organisé en fin de semaine dernière, une rencontre autour de la «relance de l’activité économique» en présence d’Hélène Le Gal, ambassadrice de France au Maroc et Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique. Justement, le ministre qui se félicite des résultats «remarquables» du Royaume dans la lutte contre la propagation du Covid appelle les opérateurs économiques à rester extrêmement vigilants face à cette pandémie dont les impacts profonds sont loin d’être finis.

D’ailleurs, le gouvernement va employer la politique tolérance zéro pour ceux qui ne respectent pas les mesures sanitaires imposées par les autorités. «Nous nous ferons un malin plaisir de fermer toutes les industries ou les commerces qui ne respectent pas les normes», explique-t-il, lui qui constate un relâchement des gens vis-à-vis de cette pandémie. «Il n’est donc pas question d’avoir effectué tout ce parcours, d’avoir fait tous ces sacrifices pour replonger rapidement», argumente Elalamy.

Ce rappel fait, le ministre s’est largement étendu sur les relations bilatérales entre le Maroc et la France en évoquant un certain nombre de «sagas» dans plusieurs domaines. «Plus de 900 entreprises françaises implantées au Maroc», annonce-t-il.

Dans l’automobile, par exemple, il y a les deux constructeurs que sont Renault et PSA ainsi que 22 équipements d’origine française sur un total de 250 entreprises qui forment l’écosystème. «Ces équipementiers exportent à partir du Maroc dans 74 pays dont la France, l’Espagne, l’Allemagne, la Grande Bretagne, les USA, le Mexique, la Corée du Sud pour le compte de Renault, PSA, Volkswagen, Daimler, Ford, GM, Jaguar Land Rover…», se félicite Elalamy.

Et de détailler, «parmi ces équipementiers, Faurecia qui existe au Maroc depuis 2008, exporte 60% de sa production en France. Les 21 autres exportent moins de 3% de leur production dans l’hexagone». C’est dire toutes les opportunités qu’il reste encore à saisir.
Dans l’aéronautique, Elalamy souligne aussi la présence d’opérateurs français, 10 au total dans l’écosystème Boeing au Maroc de plus de 120 entreprises. «Plusieurs de ces opérateurs implantés au Maroc n’avaient jamais été référencés par Boeing auparavant», fait-il savoir.

Partant, le Royaume qui jouit à la fois de stabilité, visibilité et pérennité s’est doté de stratégies nationales qui rassurent les investisseurs. En parallèle, «le Maroc est et peut devenir davantage un client», insiste Elalamy en illustrant ses propos par les 22 équipementiers qui écoulent une partie de leurs stocks sur le marché marocain.

Autre atout, le Maroc constitue, selon le ministre, une base de compétitivité nearshore… en particulier dans le secteur automobile. «Le Royaume est monté en compétitivité devenant plus compétitif que les pays européens y compris de l’Est, que la Turquie. Il n’y a aujourd’hui que deux pays qui nous battent, la Chine et l’Inde», déplore-t-il.

Aujourd’hui, l’idée est de battre l’Inde qui est, elle-même, en train de battre la Chine. Il faudra aussi «décarboner» en misant sur les énergies renouvelables. L’objectif est que le Maroc soit «le pays le plus compétitif au monde dans le secteur automobile», insiste le ministre. «Nous avons une stratégie détaillée avec les mêmes objectifs aussi fous que ceux du plan d’accélération industrielle», conclut-il.

Agilité et capacité d’innovation

Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie a relevé l’agilité et la créativité du tissu industriel marocain durant la crise du Covid. C’est ce qui lui a permis de traverser la période de crise. Ainsi de nombreux opérateurs ont substitué leur activité habituelle pour s’adapter et contribuer à l’effort national en produisant des masques, des gels alcoolisés, des respirateurs. D’où l’importance de développer une «industrie de substitution». «Nous avons repéré un gisement de 34 milliards de DH qui peuvent être substitués», annonce le ministre. Il y a là «une banque d’opportunités qui se préparent pour les entreprises françaises. Les autorités assurent qu’elles sont en train d’y travailler».

Moulay Ahmed BELGHITI

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