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Economie

Automobile: Un frémissement des ventes qui peut être salutaire

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5801 Le 10/07/2020 | Partager
Le marché réduit sa baisse à plus de 33% en juin
La sortie du confinement a stimulé la demande
Les prévisions pour la fin d’année pourraient être revues à la hausse

Le marché marocain de l’automobile suit-il la même trajectoire que le marché français? A fin juin, les nouvelles immatriculations en France ont, en effet, fortement repris après le fort repli suite au confinement imposé par la crise du covid. Cette tendance est également constatée dans le royaume avec un ralentissement significatif de la baisse des ventes de véhicules neufs.

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Même en berne, le palmarès des ventes de véhicules neufs (VP particulièrement) reste toujours dominé par les marques du groupe Renault (Dacia et Renault). Volkswagen réussit la prouesse de se placer en troisième position

Selon les statistiques de l’Association des importateurs de voitures au Maroc (Aivam), le marché a vu sa chute ralentir à -33,45% (toutes catégories confondues) en juin pour 9.651 unités écoulées. «Il y a une trajectoire centrale: la reprise post-confinement que l’on observe partout dans le monde», analyse Adil Bennani, président de l’Aivam.

Celle-ci diffère, toutefois, en fonction des marchés et des facteurs. Elle dépend, en effet, du mode de déconfinement (partiel ou total) dans chaque pays mais aussi des «stimuli». Et c’est à ce niveau où la comparaison avec le marché français s’arrête.

En France, le gouvernement a mis en place des mesures pour supporter la demande automobile comme des primes importantes au renouvellement. Au Maroc de telles mesures sont toujours attendues. Entre temps, le regain des ventes en juin est tout simplement dû au redémarrage de l’activité économique qui a été à l’arrêt pendant plus de 2 mois. Aujourd’hui, les gens se remettent à éprouver un besoin de mobilité.

«Il existe 2 types d’acheteurs dans le marché: les primo-accédants et les renouvelants», détaille Bennani. Si les seconds sont dans une configuration moins d’urgence car ils disposent déjà d’un véhicule, les premiers, dans le besoin de mobilité, se trouvent dans l’obligation d’acquérir un véhicule.

Ce qui explique le retour de la demande en juin. Ceci dit, le président de l’Aivam relativise cette reprise. «Je rappelle que nous ne réalisons qu’entre 60 et 65% de ce que nous devons réaliser au cours d’un mois de juin normal et en particulier celui de l’année dernière», soutient-il.

Et d’ajouter, «Nous sommes donc loin d’avoir réalisé à la même période de 2019 en dépit du fait que la demande se soit arrêtée pendant 3 mois». Justement pour relancer davantage les ventes, les importateurs-distributeurs se sont lancés dans une course à la promotion.

Bennani se défend de toute braderie mais parle plutôt «d’offres alléchantes sur certaines versions, modèles à des durées limitées». Il dit ne pas observer les niveaux des prix transactionnels qui sont réalisés lors des périodes traditionnelles de promotion. «Je trouve au contraire que les opérateurs sont assez sages sur ce point. Et c’est tant mieux!», se félicite-t-il.

Si la demande a été stimulée après plusieurs mois de confinement, il serait, selon le patron de l’Aivam, trop prématuré de vite crier victoire. «Il est aujourd’hui trop tôt pour se prononcer. Nous ne savons pas si nous sommes dans un effet rattrapage ou dans un retour progressif d’une tendance de fond de la demande», confie-t-il à L’Economiste.

Juillet sera un mois charnière. Il donnera de la visibilité aux opérateurs. «Pour le moment, le démarrage du mois se passe particulièrement bien. Il devrait même être meilleur que juin», constate Bennani. Il ne se risque, pour autant, pas à pronostiquer une augmentation du pronostic des ventes des véhicules neufs pour 2020 qui a été placé 90.000 unités pour le moment même si l’optimisme est de mise.

Moulay Ahmed BELGHITI

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