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Economie

Doit-on laisser filer le déficit pour relancer la croissance?

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5800 Le 09/07/2020 | Partager
Les mesures expansionnistes de BAM saluées par les analystes
Elles doivent, toutefois, être accompagnées par des plans de relance et de soutien

Stimuler le crédit et relancer la croissance de l’économie. Avec les mesures mises en place dans le cadre de la politique monétaire (abaissement du taux directeur à 1,5% et suppression de la réserve monétaire obligatoire), Bank Al-Maghrib entend clairement faire repartir la machine crédit qui s’est fortement essoufflée ces dernières années.

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Pour relancer la croissance économique, Bank Al-Maghrib a mis en place deux mesures expansionnistes, saluées par les analystes du marché. Elles doivent être accompagnées par des plans de relance et de soutien pour préserver certains secteurs fortement touchés par la crise et stimuler la création de richesse. Ce qui implique de laisser filer le déficit budgétaire

Selon les prévisions du régulateur bancaire, l’évolution du crédit au secteur non financier resterait cependant  positive, avec une croissance de 1,9% en 2020 et 2,6% en 2021. Pour ce faire, BAM a activé l’instauration de mesures d’accompagnement et d’assouplissement.

Des mesures qui trouvent les faveurs des analystes du marché, en particulier ceux de CFG Bank. Comme nous l’annoncions dans notre édition du 8 juillet 2020, déjà, les équipes de l’ex-banque d’affaires estiment ses décisions bénéfiques pour renouer avec la croissance dès 2021 où elle atteindrait, selon BAM, 4,2%.

Justement, «la mise en œuvre de ces deux politiques monétaires expansionnistes» va notamment permettre d’atténuer les effets négatifs de la crise sanitaire sur l’activité économique «en augmentant la capacité des banques commerciales à financer l’économie, et à des conditions moins onéreuses».

En effet, la baisse du taux directeur devrait entraîner une diminution mécanique des taux des crédits associés au taux directeur, en particulier ceux institués par les autorités pour relancer l’activité économique. Les taux débiteurs des autres catégories de crédits devraient également baisser mais, selon les analystes de CFG Bank, ces révisions seraient différées dans le temps et dans des proportions moins importantes.

«L’amplitude de la contraction sera tributaire du niveau de risque associé aux nouveaux crédits», précisent-ils avant d’ajouter que «la baisse du taux directeur devrait avoir un impact différé sur le coût des autres ressources rémunérées telles que les dépôts et les certificats de dépôts».

La baisse du taux directeur devrait également engendrer un recul des taux primaires et secondaires des bons du Trésor. Pour ce qui est de la suppression de la réserve monétaire obligatoire, elle est censée permettre aux banques de distribuer plus de crédits».

Pour que ces deux mesures soient efficaces, elles devraient «être accompagnées par des plans de relance et de soutien pour préserver certains secteurs sévèrement touchés par la crise et stimuler la création de richesse». Quitte à laisser filer le déficit budgétaire. CFG Bank prévoit qu’il se creusera à plus de 80 milliards de DH, soit -7,5% du PIB contre -3,5% en 2019.

Moulay Ahmed BELGHITI

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