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Entreprises

Audit à distance: Comment les cabinets se remobilisent

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5797 Le 06/07/2020 | Partager
Imanor, Veritas, DQS… des offres au cas par cas
Une analyse de risques s’impose en amont!

Face à l’épidémie de Covid-19, les cabinets de certification s’adaptent en déployant les audits à distance. Il faut dire que l’approche n’est pas nouvelle, car la pratique a été adoptée depuis la première édition de l’International Accreditation Forum, IAF MD 4 le 15 mai 2008 (Document obligatoire pour l’utilisation des techniques d’audit assisté par ordinateur pour la certification accréditée des systèmes de gestion).

Un audit à distance implique toute évaluation des systèmes de l’entreprise utilisant des logiciels et du matériel tels que les smartphones, les appareils portables, ordinateurs, drones, caméras vidéo ou encore l’intelligence artificielle (IA).

Des reports d’audit pouvant atteindre 6 mois

«Dans notre réflexion sur le post-confinement, nous intégrerons systématiquement la possibilité de réaliser l’audit à distance. Pour favoriser son développement, nous prenons déjà en compte les nouveaux labels que nous mettons en place avec nos clients et partenaires», annonce Suresh Reddy, responsable du marché de la certification pour l’Afrique chez Bureau Veritas.

Du côté d’Imanor, la planification des audits privilégie aussi l’approche alternative, dans la mesure du possible, en prenant les dispositions nécessaires permettant la réalisation des objectifs, notamment en termes d’efficacité et d’intégrité du processus d’évaluation. La situation de chaque client étant particulière, un questionnaire d’évaluation d’impact du Covid-19 a été communiqué aux clients pour décider de la démarche appropriée pour la gestion de chaque certification.

«Selon les cas, les configurations possibles sont la réalisation de 100% de l’audit à distance, si toutes les conditions sont réunies, la réalisation partielle de l’audit à distance, avec condition de le compléter dans un délai de 6 mois, ou encore le report, quand cela est possible, de l’audit à une date ultérieure, avec condition de le réaliser dans un délai de 6 mois», explique Abderrahim Taibi, directeur d’Imanor.

En définitive, l’audit spontané à distance n’est ni recommandé ni réalisable sans pratique appropriée. «Un audit efficace au moyen d’une évaluation à distance exige une routine et une connaissance des méthodes - également en ce qui concerne l’efficacité des outils utilisés», précise Patrick Whybrew, directeur de DQS, l’un des principaux organismes de certification pour les systèmes de management.

Et d’ajouter: «L’approche ne fait pas gagner du temps. Les effets positifs en termes de gains de temps de déplacement sont atténués par la nécessité de plus de temps de préparation et parfois des discussions plus longues». De par l’expérience vécue, la participation sous la forme d’une conférence téléphonique ne peut pas être considérée comme un audit à distance.

L’audit à distance génère certaines économies liées aux frais de déplacement. Mais il n’y a pas que des opportunités. D’où l’exigence d’une préparation en amont et l’analyse des risques. Ceux-ci doivent être évalués avant de prendre une décision.

Modeste KOUAME

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