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France: C’est l’heure de la reprise économique

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5773 Le 02/06/2020 | Partager
La crise rebat les cartes de l’investissement et de l’attractivité
Plans revisités, projets maintenus, d’autres reportés…

Au moment où la France poursuit sa stratégie de déconfinement, la question de l’attractivité du pays revient sur le devant de la scène. «Sonne désormais l’heure de la reprise, de la relance et de la réinvention…», comme le stipule le management du cabinet EY (https://www.ey.com) dans le Baromètre de l’attractivité «La compétition de la relance» daté de mai 2020.

■ Tout allait bien jusqu’à fin 2019: A cette date, la France prenait la 1re place européenne pour l’accueil d’investissements internationaux. Avec 1.197 projets annoncés au cours de cette année, le pays devançait pour la 1re fois le Royaume-Uni (1.109) et l’Allemagne (971). Elle conservait la 1re place pour la production et la R&D, dans la continuité de la forte progression observée en 2017 et 2018. Le 1er sondage «Perception», mené en février 2020, le confirmait: «32% des dirigeants estimaient que l’attractivité de la France était en amélioration et 50% la voyaient se stabiliser, malgré les remous sociaux de 2018 et 2019».

■ Plan reportés, révisés ou annulés: La crise amène à revisiter les plans d’investissement, mais les deux tiers des projets de 2019 sont réalisés ou en cours de mise en œuvre. Selon l’analyse d’EY, 65% environ des investissements annoncés l’année dernière seraient maintenus, 25% reportés ou fortement révisés et 10% annulés. Cependant, même les projets révisés n’atteindront peut-être pas leurs objectifs de capacité, de capex et de recrutements dans les délais initialement prévus. Ce taux de «réalisation» est le même dans les principaux pays européens. Ainsi, en raisonnant en parts de marché, la France a gagné 3 points (18,7%) entre 2018 et 2019 et bénéficiait de la plus forte dynamique parmi les 3 principales destinations européennes.

■ Les ambitions 2020/2021: Pièce maîtresse de l’économie française, l’investissement étranger pourrait néanmoins fortement ralentir. Selon l’enquête d’avril, 66% des dirigeants envisageaient une réduction mineure ou substantielle de leurs projets en 2020 et 15% un report à 2021. Aucun ne déclarait d’annulation… ni d’augmentation. Ce ralentissement doit être surveillé, car il représente 31% des exportations industrielles et 21% de la R&D privée en France. Il sera également l’objet de toutes les attentions partout dans le monde. Les investissements devraient se poursuivre dans certains secteurs, comme la santé, les loisirs en ligne ou le e-commerce, mais l’alerte est donnée sur les sites de production, notamment dans l’aéronautique, l’automobile, les équipements, la chimie et la plasturgie.

Des arbitrages à faire

Les dirigeants vont faire des arbitrages autour des plans de relance et réfléchissent à l’équilibre entre «reshoring, nearshoring et offshoring». Interrogés fin avril 2020, 80% des dirigeants estiment que la nature et l’envergure des plans de relance (majoritairement nationaux) ainsi que les trajectoires de sortie de crise pèseront lors des arbitrages concernant la localisation de leurs investissements futurs. Un mouvement massif de relocalisation est-il envisageable? Selon l’enquête, 83% des dirigeants dessinent plutôt une régionalisation des supply chains, avec un rapprochement de certains sites de production et de leurs chaînes de valeur aux frontières de l’UE mais aussi en Afrique.

                                                                      

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■ France: Déconfinenement, phase II
Dix personnes maximum par table, un mètre au moins entre chaque groupe, consommation debout interdite dans les bars… Après des semaines de fermeture forcée pour cause de coronavirus en France, bars, cafés et restaurants des zones vertes sont autorisés à rouvrir leurs portes le 2 juin, avec des règles sanitaires strictes. La réouverture de l’ensemble des plages est également attendue avec impatience, de la Manche à la Méditerranée. Dans les paroisses, les cérémonies religieuses reprennent progressivement depuis une semaine. La levée d’un grand nombre de restrictions ne signifie pas pour autant un retour à la normale. L’application de traçage StopCovid, destinée à repérer la propagation du coronavirus, devrait être disponible à partir du mardi 2 juin.
L’économie a repris un peu son souffle avec le début du déconfinement le 11 mai, mais elle ne retrouvera pas avant longtemps son niveau d’avant-crise.

■ Brexit: «Le temps presse…»

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Peu avant la reprise des négociations mardi 2 juin sur le Brexit, le négociateur européen Michel Barnier a souligné dimanche dans une interview au journal britannique The Times que le «temps pressait». Tout en avertissant «le Royaume-Uni qu’il n’y aurait pas d’accord si Londres revenait sur ses positions antérieures».
Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’UE le 31 janvier. Mais les règles européennes continuent de s’appliquer sur son sol durant une période transitoire qui court jusqu’à fin décembre, nécessaire pour trouver un accord commercial entre les deux parties. Toute prolongation de cette période transitoire doit être demandée avant le 1er juillet. Londres s’est montré inflexible. «Pas question de prolonger les négociations au-delà de fin décembre», a affirmé le négociateur britannique David Frost, au risque d’un «no deal» potentiellement dévastateur pour l’économie.

■ Le 15 juin sera le «D-Day» du tourisme
Les Européens lèvent peu à peu les restrictions à leurs frontières. Elles sont pour l’instant fermées jusqu’au 15 juin, mais certains pays veulent une réouverture rapide après cette date. Elle sera le «D-Day» du tourisme, espère le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio. La Grèce compte accueillir ses premiers vols touristiques, mais seulement en provenance d’une liste de pays, qui exclut pour l’instant notamment la France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne (pays particulièrement touchés par la pandémie). L’Espagne, autre destination touristique, ne lève quant à elle la quarantaine imposée aux voyageurs étrangers qu’au 1er juillet. La France, qui prône une décision collective, a évoqué la possibilité d’une réouverture au 1er juillet et d’une liste de pays soumis à des restrictions. La Commission européenne a préconisé que la levée des restrictions aux frontières se fasse d’abord entre les pays ou régions aux situations épidémiologiques similaires.

F.Z.T.

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