×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Intégration des EnR: Au-delà des labels

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5702 Le 20/02/2020 | Partager
Facture énergétique, barrières non-tarifaires… les enjeux
Plus de 2 millions de panneaux photovoltaïques installés chaque année

L’énergie, un facteur-clé de compétitivité. Les industriels marocains comprennent de plus en plus l’enjeu, si l’on se fie à l’affluence qu’a connu la 4e édition des matinées de l’industrie. Les installations de panneaux photovoltaïques sur les toitures d’usines, les constructions d’ombrières photovoltaïques…se multiplient.

Les exemples sont multiples avec notamment le cas du cimentier Lafarge Holcim Maroc qui a atteint 80% de taux de substitution de l’énergie électrique par l’énergie éolienne en 2019. Le cimentier se fixe comme objectif d’atteindre les 90% de taux de substitution cette année.

Selon Ali El Harti, DG de Centrelec : «Le Maroc importe l’équivalent de 500 MW de panneaux photovoltaïques, soit près de 4 milliards de DH de chiffre d’affaires à l’import. Plus de 2 millions de panneaux sont installés chaque année». Autant dire que le secteur est en pleine croissance. Les enjeux sont multiples, à commencer par la réduction de la facture énergétique.

A la faveur de la loi 13-09, des développeurs comme Quadran Maroc, Voltalia, Engie… se positionnent via la signature de contrat d’achat d’électricité (PPA) ou encore la production en propre.

«Notre facture d’énergie a baissé de 50%, grâce à l’installation de plus de 4.200 panneaux photovoltaïques sur la toiture d’un de nos complexes industriels, il y a environ 3 ans. Nous sommes en train de construire un deuxième site, qui permettra de réaliser jusqu’à 65% d’économie d’énergie», fait valoir Hakim Marrakchi, PDG de Maghreb industries. Chaque année, le management de l’entreprise spécialisée dans la production de chewing-gum, bonbons, confiserie et emballage, voyait la facture énergétique grimper d’à peu près 20%, au point de devenir un «facteur-clé de non-compétitivité».

Autre enjeu, les barrières non tarifaires de l’Union européenne, qui tombent comme une chape de plomb sur les produits carbonés. «La barrière non-tarifaire que l’Europe a trouvé et pu mettre en application, c’est de taxer les produits carbonés. Ce qui fait que nos produits ne pourront plus accéder à ce marché», explique Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie verte et Numérique.

Un produit est dit carboné lorsque sa production a permis de dégager un certain niveau de CO2. Le projet n’est pas utopique dans un contexte où le prix de l’énergie renouvelable devient de plus en plus abordable. Il est même en train de passer en dessous du prix de l’énergie fossile. Cela est déjà le cas pour l’énergie éolienne.

Intégration locale

Pour monter en taux d’intégration locale, il va falloir aller chercher des industries lourdes mais aussi très énergivores. Pour ne pas subir les mesures européennes ciblant les produits carbonés, «il est possible que le Maroc décide d’orienter son énergie renouvelable vers son industrie. Cela voudrait dire que nos produits seraient décarbonés. L’adoption d’une telle mesure permettrait de sauter le pas de la barrière non-tarifaire de l’Union Européenne», explique le ministre de l’Industrie. D’où l’enjeu d’inciter les industriels à investir dans les énergies renouvelables ou dans des actifs décarbonés. Par exemple, pour fabriquer les pare-brise d’automobiles, il faudra partir du sable, puis à la silice, pour arriver jusqu’au verre et le pare-brise. Les débouchés ne se limiteraient pas qu’à l’automobile, mais aussi au verre pour le bâtiment. Ou encore l’aluminium dont les débouchés seront multiples dans l’industrie automobile (carrosserie), mais aussi la construction et bien d’autres industries. Il faudra aussi intégrer les fonderies.

M.Ko.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc