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    Régions

    Nord: Le stress hydrique guette

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5687 Le 30/01/2020 | Partager
    4 nouveaux barrages pour la région
    Targuist, Ouezzane et même Tanger en danger de panne sèche
    Le rendement des réseaux urbains augmenté de 30 points à Tétouan!
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    Ci-dessus, le barrage Martil en chantier en février 2018, et dont les travaux sont aujourd'hui terminés. Avec une retenue de 120 millions de m3 et un volume annuel régularisé de 70 millions de m3, cet ouvrage hydraulique a été érigé afin de sécuriser les besoins en eau potable de la ville de Tétouan et de sa région côtière, au-delà de l’horizon 2030, et d’assurer la disponibilité de l’eau pour l’irrigation des périmètres agricoles d’une superficie de 1.000 hectares, tout en protégeant la ville de Tétouan et la vallée de Martil des inondations (Ph. Adam)

    Le Nord est l’une des régions les plus arrosées par les précipitations. Bon an, mal an, elle reçoit plus de 9 milliards de m3 d’eau de pluie dans seulement un peu plus du tiers est exploitable.

    Malgré tout, la situation reste critique au Nord avec des besoins pour ce précieux liquide qui doublent en été. La demande en eau pour le compte des grands investissements industriels n’est pas à prendre à la légère non plus car elle conditionne en grande partie l’aboutissement et la concrétisation des projets, créateurs d’emploi et de richesse.

    Pour mieux exploiter ces ressources en eau, la construction de barrages dans la région est accélérée avec quatre projets supplémentaires dont le plus grand est celui de Beni Mansour (Chefchaouen) qui, avec un milliard de m3 de retenue, se profile comme l’un des plus grands barrages du pays.

    Une initiative qui intervient dans le cadre du Plan national d'approvisionnement en eau potable et d'irrigation 2020-2027, lancé par le Roi il y a quelques semaines. Ce plan a fait l’objet d’une réunion d’information tenue mardi dernier à Tétouan présidée par le wali de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Mohamed Mhidia.

    A terme, la capacité de retenue totale de la région atteindra les 6,6 milliards de m3, soit une augmentation de 26%. Actuellement, le volume d’eau stocké est de seulement 3,1 milliards de m3, soit un taux de remplissage global de 59%. Ces chiffres sont en baisse de 6,3% par rapport à l’année dernière selon Abdelghani Benabdelfadel, directeur de l’Agence du bassin hydraulique du Loukkos, le pays n’étant pas encore sorti du cycle actuel de sécheresse.

    Au niveau de la région, des disparités existent. C’est le cas de Ouezzane et de Targuist qui pourront cet été souffrir quelques désagréments que le plan entend limiter en les connectant à d’autres bassins comme à Al Hoceïma.

    Tanger elle aussi se rapproche de la ligne rouge. Les deux barrages qui l’alimentent, Ibn Batouta et 9 Avril, se trouvent presque à sec avec des taux de remplissage en dessous des 30%. Ces barrages ont connu plusieurs années de sécheresse alors que la demande en eau ne cesse d’augmenter dans la zone, selon le responsable de l’Agence du bassin du Loukkos.

    Un autre aspect concerné par ce plan est l’irrigation. La région dispose de 710.000 hectares de terres agricoles, dont seulement 10% sont irriguées. Il s’agit de travailler pour passer des systèmes traditionnels d'irrigation au goutte-à-goutte, un projet qui concerne plus de 10.000 hectares supplémentaires, et de moderniser les petits et moyens périmètres d'irrigation sur une superficie de 5.000 hectares, tout en veillant sur les zones pastorales en créant des points d'eau. L’essentiel des efforts concernera les régions agricoles s’étendant de Larache à Moulay Bousselham où les cultures sous serre et les terrains se prêtent le mieux à ce type d’irrigation moderne.

    Des efforts sont menés pour réduire les pertes dans les réseaux de distribution urbains. C’est le cas d’Amendis qui, depuis son arrivée à Tanger et à Tétouan en tant que gestionnaire déléguée pour l’alimentation en eau potable, a pu augmenter le rendement des réseaux de 15 points à Tanger et de 30 points à Tétouan pour atteindre respectivement 79 et 82%. Ces économies se chiffrent à près de 230 millions de m3, soit l’équivalent d’un à deux ans de consommation par ville.

    De l’eau traitée pour irriguer les espaces verts

    Les espaces verts qui embellissent les artères des villes comme Tanger et Tétouan sont aussi de grands consommateurs d’eau. Mais depuis quelques années, leur arrosage ne mobilise plus les ressources précieuses de l’or bleu. A la place, on utilise des eaux issues des stations de traitement. Le système a déjà permis d’irriguer 400 hectares, selon Amendis avec une économie évaluée à 2,8 millions de m3 par an.
    Au cœur du système se trouvent les stations de traitement des eaux usées de Boukhalef (Tanger ) et de Tamuda Bay (Mdiq) exploitées par Amendis avec un réseau de 91 km de canalisations et sept stations de pompage.

     

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