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Régions

Marrakech-Safi décline son programme Eau

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5687 Le 30/01/2020 | Partager
Trois nouveaux barrages et deux stations de dessalement à Safi et Essaouira
Des projets de transformation des systèmes d’irrigation pour les besoins agricoles
Objectif: prémunir la population contre le risque de stress hydrique et réduire les déficits
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Marrakech a été pionnière en matière de traitement et de réutilisation des eaux usées. Sa Step traite 33 millions de m3 d’eaux usées qui sont réutilisées dans l’arrosage des greens et une nouvelle  conduite devra permettre d’arroser 800 hectares de palmiers (Ph. Mokhtari)

200 millions de m3 par an. C’est le déficit en eau enregistré pour les eaux souterraines dans la région de Marrakech-Safi. «La ressource hydrique connaît une exploitation excessive dépassant sa capacité de régénération. Ce qui engendre une régression continue du rendement, soit un déficit annuel estimé à 200 millions de m3», indique le wali de la région, Karim Kassi-Lahlou.

L’enjeu du  plan prioritaire d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation est donc d’une importance capitale pour la région. La déclinaison du plan au niveau régional a été expliquée aux élus et aux ONG de la région lors d’une rencontre organisée le 28 janvier  par la wilaya de Marrakech-Safi au Musée de l’eau Mohammed VI.

Pour les eaux de surface, la région arrive à mobiliser 1,6 milliard de m3 assurés par 9 grands barrages, 33 petits barrages et 645 millions de mètres cubes d’eau fournis par les seguias. Le reste des besoins est assuré par les eaux de transfert du bassin d’Oum Al-Rabi par trois systèmes de dérivation. 

Pour assurer la sécurité hydrique et établir un équilibre entre l’offre et la demande de plus en plus croissante de cette ressource vitale à l’échelle régionale, plusieurs ouvrages seront programmés. Ainsi, pour le renforcement de l’offre des eaux de surface, il est prévu la construction de trois barrages, dont deux sont en cours de construction d’une capacité de 227 millions de m3, et la programmation d’un troisième d’une capacité de 140 millions de m3.

Outre les barrages, le comité régional présidé par le wali étudie la réalisation d’une station de dessalement de l’eau de mer à Safi, d’un volume de production de 26 mille m3 par jour. A noter aussi que le programme de développement régional prévoit une unité de dessalement de l’eau de mer à Essaouira, pour un investissement de 1,5 milliard de DH. 

Par secteur et contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les investissements touristiques ni les greens qui consomment le plus d’eau dans la région. Le secteur agricole est le grand consommateur d’eau. Les superficies irriguées au niveau de la région avoisinent les 351.600 ha, dont 151.600 ha utilisant la grande irrigation et 200.000 ha à l’aide des eaux des seguias, ce qui requiert la mobilisation de ressources hydriques estimées à 1,36 milliard de m3. A peine 52% sont comblées par les eaux de surface, le reste provient d’une exploitation excessive de l’aquifère.

Pour économiser l’eau dans le domaine agricole, il est prévu plusieurs projets de transformation collective et individuelle des systèmes d’irrigation sur une superficie de près de 35.000 ha supplémentaires, pour une enveloppe budgétaire estimée à 1,7 milliard  de DH.

Le programme comprend également le développement des circuits de petite et moyenne irrigation avec la réhabilitation de 90 km de seguias pour un montant de 125 millions de DH, la création de points d’eau dédiés à l’abreuvage, à travers le forage et l’équipement de 48 puits.

Concernant la réutilisation des eaux usées, la région de Marrakech-Safi a été pionnière dans ce domaine et s’est engagée, il y a plusieurs années, dans la gestion durable des ressources à travers la station de traitement des eaux usées de la Radeema.

6,3 milliards de DH pour l’eau potable

En principe, il ne devrait pas y avoir de grands problèmes pour l’eau potable dans la région. Le montant des projets programmés durant la période 2020-2027 s’élève à 6,34 milliards de DH, destinés au renforcement et à la diversification des ressources pour la mobilisation de l’eau potable, la garantie de l’approvisionnement en eau des communautés avoisinantes du barrage Abou El Abbas Sebti, et l’approvisionnement en eau potable du milieu rural. En outre, près de 2,7 milliards de DH sont alloués à des projets d’approvisionnement en eau potable dans le cadre du programme de réduction des disparités territoriales et sociales dans le monde rural pour la période 2017-2023. Pour la ville de Marrakech et les collectivités limitrophes, l’ONEE prévoit  le démarrage de l’exploitation des eaux transférées à partir du barrage Al Massira sur l’oued Oum Errabii avec un débit pouvant atteindre les 2.500 litres par seconde.

De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

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