×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Entreprises

    TPME: Le programme en œuvre dès lundi prochain

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5687 Le 30/01/2020 | Partager
    Le gotha bancaire à la Chambre des représentants
    Des conventions techniques seront signées entre les banques et la CCG
    Des campagnes de communication en préparation

    Qui aurait cru il y a encore quelques semaines que Othman Benjelloun, le président du GPBM, vienne un jour au Parlement! C’est aujourd'hui chose faite.  Le patron de la BMCE Bank a fait le déplacement à la Chambre des représentants pour participer, pendant plus de 4 heures, à une conférence nationale sur le financement de l’économie, organisée par Habib El Malki, sous le haut patronage du Roi. Il n’était pas seul. Tout le gotha bancaire a répondu présent à cette invitation.

    abdellatif-jouahri-mohamed-benchaaboun-othman-benjelloun-087.jpg

    Abdellatif Jouahri, wali de BAM, Mohamed Benchaâboun, ministre des Finances, et Othman Benjelloun, président du GPBM et de BMCE Bank, à l'ouverture de la conférence nationale sur le financement de l’économie (Ph. Bziouat)

    En effet, on pouvait reconnaître notamment Mohamed El Kettani, PDG d’Attijariwafa bank, Tarik Sijilmassi, président du directoire du Crédit agricole du Maroc, et Lotfi Sekkat, le patron du CIH Bank. Outre Mohamed Benchaâboun, Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib.

    Pour Othman Benjelloun, le discours royal du 11 octobre  a impulsé «une nouvelle dynamique au sein du secteur bancaire, pour un meilleur accompagnement des jeunes entrepreneurs et  des PME en faveur d’une croissance plus inclusive».

    Le président du Groupement a précisé que toutes les banques se sont engagées à ce que «les produits offerts aux jeunes entrepreneurs soient simples d’accès et d’utilisation, en œuvrant à faire prévaloir des procédures allégées de constitution et de garanties, bénéficiant d’une gratuité des frais de constitution des dossiers ainsi que de faibles taux d’intérêts».

    Elles se sont engagées à ce que les délais de réponse aux entrepreneurs ne dépassent pas trois semaines. Ces délais seront d’autant plus facilités que les banques se verront confier par la Caisse centrale de garantie (CCG) la délégation d’octroi de garanties pouvant atteindre jusqu’à 80% du montant du crédit.    

    Lors de sa 2e intervention, Mohamed Benchaâboun s’est voulu pragmatique en abordant la méthode de travail dans les jours à venir. En effet, il s’agira de mobiliser tous les intervenants. Sur ce point, Abdellatif Jouahri, lui, a été d’un grand secours. En effet, le wali de Bank Al-Maghrib  n’a pas mâché ses mots: «il s’agit d’un engagement national. Tous les partenaires doivent s’impliquer à fond, y compris les parlementaires. Dans cette affaire, il n’y a ni opposition ni majorité, c’est le pays qui prime»,  a martelé, en guise de mobilisation, l’ancien ministre des Finances.

    Pour Mohamed Benchaâboun, il est impératif de travailler dans deux directions, puisque d’autres conventions techniques seront paraphées, portant sur la concrétisation de tout ce dispositif. Ainsi, comme le financement dépendra de la CCG, cette institution signera un accord avec chaque banque pour décliner les modalités d’application des dispositions prises. Pour le ministre des Finances, le coup d’envoi sera donné lundi prochain par une conférence de presse.

    L’objectif est de clarifier les enjeux et de signer les conventions de mise en œuvre. C’est aussi une occasion de démarrer les campagnes de communication dont l’une sera institutionnelle. A côté de cela, chaque banque devra mener la sienne, dira Mohamed Benchaâboun. Dans tout ce dispositif, l’accompagnement régional sera mené par le ministère de l’Intérieur, à travers les walis, les CRI, les présidents de région pour présenter les offres et toucher tout le territoire.

    tpme-087.jpg

    Tout le gotha bancaire a répondu présent à l'invitation de Habib El Malki, président de la Chambre des représentants (Ph. Bziouat)

    Pour sa part, Chakib Alj, le nouveau président de la CGEM, dont c’est la première sortie publique, a été direct: «Si le gouvernement, la Banque centrale et le secteur bancaire ont répondu présents à la feuille de route tracée par le Roi le 11 octobre, nous pensons que le financement bancaire devrait être complété par les autres modes de financement alternatifs comme le capital-investissement, le capital-risque, le crowdfunding ou encore les Business Angels».

    Selon lui, une réglementation plus adaptée concernant ces modes de financement devrait voir le jour pour permettre leur développement et compléter ainsi le dispositif bancaire. En effet, les règles prudentielles auxquelles sont soumises les banques ne leur permettent pas de financer un tissu d’entreprises qui sont de nature sous-capital.

    «Nous avons le devoir collectif de créer des outils de financement adéquats pour notre économie, pour intégrer les entreprises non éligibles aux financements bancaires. Et, tout cela sans réduire l’immunité bancaire de notre pays», a affirmé le président de la CGEM.

    D’après Chakib Alj,  au cours des tournées régionales, nous avons entendu ces maux directement des TPME rencontrées. C’est aussi ce qui ressort dans les classements des institutions internationales qui épinglent le Maroc sur les questions d’accès au financement».

                                                                                          

    Des indicateurs de performance

    Selon le président du GPBM, depuis 20 ans, «les indicateurs financiers et de performance du secteur bancaire marocain ont reflété sa solidité et sa résilience en tant que pilier de l’économie nationale et africaine». Les banques sont au service des opérateurs économiques au Maroc et à l’étranger. Ainsi 3 grands groupes bancaires marocains, Attijariwafa bank, Banque centrale populaire et BMCE Bank of Africa sont présents dans 33 pays en Afrique, en Europe, en Asie et dans le monde arabe.

    C’est pour cela que les institutions internationales et les agences de notation les considèrent comme une référence-benchmark dans la région. Othman Benjelloun a fourni aux parlementaires des indicateurs de comparaison. C’est ainsi qu’au cours de ces 2 dernières décennies, les capitaux propres des banques ont été multipliés par 8 pour atteindre 130 milliards de DH en 2018. Les ressources clientèle, en s’établissant à 920 milliards de DH, sont 7 fois plus importantes qu’il y a 20 ans.

    En outre, le volume des crédits à l’économie à 900 milliards de DH, est 12 fois supérieur à celui de 1999. Le réseau d’agences bancaires, avec plus de 7.800 unités, est 4 fois plus dense. Les banques comptent 60.000 salariés, soit 3 fois et demie. Le taux de bancarisation est passé de 25% à 60% actuellement.

    Par ailleurs, le secteur bancaire a drainé 60 milliards de DH en 2019 comme transferts en devises des MRE. C’est le 3e pourvoyeur de devises après l’export et le tourisme. En outre, le secteur est le premier contributeur aux recettes fiscales de l’Etat à hauteur de 15 milliards de DH d’impôts réglés l’année dernière.

    Mohamed CHAOUI

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc