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    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Prix de L’Economiste

    Prix de L’Economiste: La 15e édition couronne ses gagnants

    Par Karim Agoumi | Edition N°:5676 Le 15/01/2020 | Partager

    Depuis maintenant 15 ans, L’Economiste met l’accent sur la recherche académique en récompensant, chaque année, des travaux de recherche validés par des établissements publics ou privés. Un moyen de créer une passerelle entre l’université et le monde de l’entreprise, tout en développant des talents aspirant à faire avancer le droit, la gestion ou encore la finance.

    Une distinction prestigieuse devenue, au fil des années, symbole de rigueur et de qualité en matière d’analyse et de réflexion. Pour cette 15e édition, sept candidats ont été retenus, dont 6 nominés dans la catégorie Doctorat. Les critères du jury pour les sélectionner?

    L’adoption d’une méthodologie rigoureuse, un style rédactionnel particulièrement soigné ou encore la pertinence du choix du sujet. Des travaux stratégiques portant sur des sujets au cœur de l’actualité qui ont mis les femmes à l’honneur cette année, puisque nous avons trois gagnantes.

    ■ Gagnantes catégorie Doctorat:

    Fatima Zahra Siragi

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    Déjà nominée au prix de L’Economiste en 2014, Fatima Zahra Siragi est diplômée de l’ENCG Settat en audit et contrôle de gestion. Organisme au sein duquel elle a également décroché un master «Recherche en management» et soutenu sa thèse en novembre 2018. Professionnellement parlant, la jeune femme a rapidement développé une passion pour l’enseignement, les ressources humaines et le bien-être. «Je suis actuellement une formation d’ingénierie du bien-être à travers un cycle portant le sigle IBA», explique-t-elle.  D’où le choix du thème de son travail de recherche, portant sur l’Impact du plafonnement de carrière sur l’engagement organisationnel. «J’ai pris du plaisir à analyser le rôle positif joué par la reconnaissance, permettant notamment de booster l’implication des troupes et de mieux vivre sans forcément gravir les échelons de la hiérarchie», renchérit la gagnante. «Mais rien n’aurait été possible sans les lumières et l’apport de son directeur de thèse Omar Benaini, expert en RH», confie-t-elle. «Je reviendrais et je gagnerais à nouveau», souffle-t-elle d’un son à peine audible lorsque le prix lui a été remis. Envahie par l’émotion et ayant perdu sa voix le jour même, la jeune femme a dû compter sur la bienveillance du président du jury, Driss Alaoui Mdaghri, pour retranscrire ses paroles. Depuis mai dernier, Siragi occupe le poste d’enseignante-chercheur au sein de l’établissement même qui lui a donné des ailes.

                                                     

    Dounia Berrachid

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    Titulaire d’un master en audit et contrôle de gestion de l’ENCG d’Agadir, Dounia Berrachid soutient sa thèse de doctorat dans le même établissement en 2018, sous l’étroite supervision du directeur du laboratoire en recherche et gestion des entreprises (LARGE) Hassan Bellihi. Un travail de longue haleine dont le sujet - d’actualité - porte sur les ingrédients que les entreprepeneurs sociaux doivent réunir en matière de capital humain pour réussir une campagne de crowfunding conforme à la Charia. «En matière de financement, l’Etat demeure encore beaucoup trop frileux pour constituer une source à part entière. J’avais envie d’ouvrir de nouvelles portes aux entrepreneurs, parce que bon nombre d’entre eux regorgent d’idées innovantes qui gagneraient à être concrétisées», souligne la gagnante. Parmi les facteurs capitaux à développer notamment, les techniques de communication, mais également la maîtrise des langues. Un sujet qui lui a été proposé par son encadrant, convaincu des bénéfices découlant de l’association du crowfunding avec la finance islamique. Professeur vacataire au sein de l’Université Internationale d’Agadir (UIA), Dounia Berrachid travaille également depuis plusieurs mois en tant que consultante en management.

    ■ Gagnante catégorie Bachelor:

     Amira Belghazi

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    Lauréate de l’Ecole supérieure de journalisme et de communication (ESJC), Amira Belghazi a démarré dans le monde de la communication en 2017 en tant que rédactrice web pour le compte du site web d’information touristique Premium Travel News, un an après avoir décroché une prestigieuse bourse sponsorisée par le département d’Etat américain lui offrant un semestre d’échange au Nazareth College à New York. En octobre 2019, sa carrière prend un nouveau tournant puisqu’elle devient content manager au sein de l’agence de communication digitale VOID, spécialisée dans la création de sites web. C’est donc tout naturellement que la jeune passionnée soutient en 2018 sa thèse portant sur «L’impact des réseaux sociaux sur la communication d’entreprise au Maroc». Un travail dirigé par Raja Bensaoud. «J’ai choisi cette thématique en raison de l’ampleur prise par les réseaux sociaux au cours de ces dernières années, aussi bien au niveau politique que dans le milieu de l’entreprise», explique-t-elle.

    ■ Nominés  catégorie Doctorat

     

    Ilyas Arrrahhmouni

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    Chercheur de profession, Ilyas Arrrahhmouni a fait ses armes à l’Université Paris 1 Panthéon La Sorbonne dès 2001. Il y décrochera deux master - l’un en économie d’industrie et de service et l’autre en organisation et stratégie - avant de soutenir quelques années plus tard sa thèse de doctorat à l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II. Un travail de recherche portant sur la chaîne de valeur de l’argane dans la province de Tiznit et ses enjeux. «J’ai opté pour cette thématique parce que la culture de l’arganier est particulièrement stratégique pour l’économie marocaine en raison des multiples produits cosmétiques qui en découlent», explique le jeune scientifique. «Sa culture revêt aussi un rôle clé dans la préservation du patrimoine naturel marocain, notamment dans la lutte contre la désertification et l’érosion des sols», ajoute-t-il. Actuellement, et depuis 2009,  Arrrahhmouni est directeur Réseau de la Fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de l’éducation-formation. Il souhaite poursuivre par la suite sa carrière dans la recherche, ayant intégré récemment le projet SATREPS. Un important partenariat de recherche scientifique et technologique pour le développement durable entre le Maroc et le Japon.

    Hasna Skalli

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    Après avoir décroché une licence en économie d’entreprise à la faculté de droit de l’Université Hassan 2 de Casablanca, Hasna Skalli a travaillé dès 2002 pour le compte d’un organisme d’appui des exportateurs agroalimentaires, l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations. Suite à quoi, la jeune femme a intégré en 2009 la coopération internationale allemande en tant que conseillère au sein du programme d’appui  à la TPME. Une expertise qui l’a poussée à préparer puis soutenir quelques années plus tard (en 2018) sa thèse portant sur les pratiques de gestion des très petites entreprises. Un travail d’orfèvre qui a consisté à analyser les bonnes décisions à prendre en matière de création d’entreprises de cette taille et à se pencher sur leur impact sur la survie de l’organisation. «Mon choix sur ce sujet n’a pas été fortuit. J’ai en effet constaté que beaucoup d’entreprises meurent en phase de démarrage, sans qu’il n’y ait de réelles solutions proposées pour changer la donne. Grâce à mes connaissances et mon expérience sur le sujet, j’ai tenté d’y apporter un regard neuf et des idées susceptibles d’être appliquées concrètement sur le terrain», souligne Skalli. Une réalisation de longue haleine qui n’aurait pas pu aboutir sans les encouragements répétés et la présence soutenue de son directeur de thèse, le professeur Mustapha El Baze. «Les TPE représentent des spécimens organisationnels encore trop peu connus et particulièrement complexes», clame-t-elle avec fierté une fois le prix entre ses mains.

    Mohamed Talal Lahlou

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    Diplômé de l’Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP) en management et consulting et de l’Aston Business School de Birmingham en business en entrepreneuriat, Mohamed Talal Lahlou monte sa propre structure spécialisée dans le soutien scolaire à domicile en 2008. Mais, de fil en aiguille, le jeune entrepreneur se rend compte que les bancs du milieu académique lui manquaient. Il choisit alors de préparer et de soutenir en 2018 une thèse doctorale à la faculté d’économie de Rabat Souissi. Le sujet? Les marchés financiers islamiques et les risques de spéculation. Un thème qui lui tenait à cœur et qu’il avait déjà abordé lors de ses études à l’ESCP. «Cette thématique stratégique a rapidement titillé ma curiosité et m’a poussé à me challenger. Tout d’abord en raison de la croissance à deux chiffres enregistrée par la finance islamique dans le monde ces dernières années, mais aussi en tant qu’alternative à la crise des subprimes qui a frappé de plein fouet le système économique conventionnel et le freine continuellement depuis 2008», explique avec intérêt le manager. Consultant depuis 2013 dans le domaine, il est également actif dans le milieu associatif en assurant notamment les fonctions de président de l’Association marocaine d’économie islamique de Rabat (Asmeci).

    Zakaria Ez-Zarzari

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    Détenteur d’une licence ainsi que d’un master en gestion comptable et financière de l’Université Mohammed V de Rabat - en double diplômation avec l’UIT de Saint-Etienne - Zakaria Ez-Zarzari a débuté sa carrière en 2012 en tant qu’auditeur junior au sein d’un cabinet d’expertise comptable. Originaire de Rabat, il devient ensuite responsable d’audit interne et de contrôle de gestion du centre national pour la recherche scientifique et technique (SNRST) en 2014, avant de soutenir en 2018 une thèse doctorale au sein de l’Université Mohammed V de Rabat. Le sujet? Les apports de la mise en place des comités d’audit sur la gouvernance de l’entreprise au Maroc. Une thématique qui le touche particulièrement, ayant déjà été membre du comité d’audit pour le compte du centre national des énergies nucléaires de 2013 à 2018. «Ces structures commencent réellement à se démocratiser sous nos cieux. D’où l’intérêt d’étudier leurs bénéfices concrets en matière de gouvernance», explique-t-il. «Grâce à ces comités, la qualité de l’information financière se trouve considérablement améliorée», ajoute-t-il. En plus de sa casquette de financier, Zakaria Ez-Zarzari est actuellement enseignant-chercheur à la faculté d’économie de Kénitra.

    Karim AGOUMI

     

     

     

     

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