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Dossier Spécial

Inclusion numérique: Les atouts et défis pour 2020

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5657 Le 18/12/2019 | Partager
Réduction des disparités, lenteur d’Internet, coût de connexion, contenu…
Les objectifs de développement durable (ODD) en toile de fond

Plus de deux tiers de la population marocaine a accès à Internet et l'utilise. Selon l’ANRT, le parc d’abonnés Internet s’est établi à 23,1 millions au terme du 1er trimestre 2019, portant le taux de pénétration global à 65,58% (Internet mobile, ADSL et parc Internet FTTH/Fibre optique).

Cependant, d'importantes disparités subsistent encore dans le numérique entre les communautés des zones blanches (zones rurales, enclavées ou encore villes secondaires) et les populations connectées des grandes villes. Les premiers ont un accès réduit à l'information, alertes en cas de catastrophe qui peuvent sauver des vies, ou encore l’économie numérique, notamment pour des achats de biens et services.

Bien souvent, les disparités sont dues à l'insuffisance ou à la lenteur de la connectivité, au coût de la connexion ou encore à l'absence de contenus pertinents dans les langues locales. «Faire en sorte que les populations faiblement couvertes aient accès à Internet et l'utilisent reste un défi majeur qu'il nous faut relever si nous voulons atteindre les objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations unies à l'horizon 2030», soutient l'Union internationale des télécommunications (UIT).

L’enjeu est de réduire, voire supprimer les fractures numériques qui subsistent. Dans son rapport de juin 2019, la Société financière internationale (filiale de la Banque mondiale) affirme que «l’un des éléments-clés pour soutenir la croissance de l’économie numérique dans le pays est le paiement mobile».

Cependant, le Maroc a pris du retard sur les paiements mobiles et électroniques en raison d’un cadre réglementaire encore incomplet et du manque d’innovation et de concurrence entre les établissements bancaires et non bancaires. La réglementation étant axée sur les banques, les portefeuilles n’ont pas pris de l’ampleur.

Les réseaux Internet large-bande constituent des infrastructures nationales essentielles. Cependant, la pénétration du haut débit fixe est faible. A fin mars, les accès Internet ADSL avec des débits inférieurs à 4 MB/s représentaient plus de 63% du parc global Internet ADSL, suivis des abonnements pour des débits entre 10 et 16 MB/s (soit près de 30%).

Les services large-bande mobiles, qui sont généralement moins onéreux que les services large-bande fixes, se sont rapidement développés et sont aujourd'hui le moyen le plus répandu pour l’accès à Internet et aux services en ligne. Le nombre d'abonnements actifs à la large-bande mobile est en croissance constante (3G, 4G…).

L’ANRT relève 21,53 millions d’abonnés à l’Internet mobile contre 1,44 million pour l’ADSL, à fin mars. Parions sur la 5G pour donner un coup d’accélérateur à l’ensemble de l’écosystème numérique.

Recommandations

Pour réduire davantage la fracture numérique, la filiale de la Banque mondiale recommande de baisser les coûts d’investissement en matière d’infrastructures pour les opérateurs télécoms. Pour y arriver, il va falloir faciliter l’accès aux droits de passage locaux et introduire des redevances uniformes pour l’utilisation du domaine public, ou encore faire la promotion de la coordination intersectorielle des travaux de génie civil exécutés dans le cadre de projets d’infrastructures publiques. L’enjeu est d’optimiser l’utilisation de l’infrastructure existante par un partage fortement régulé entre les 3 opérateurs. Le régulateur devra publier les décisions réglementaires encadrant les offres techniques et commerciales de gros des opérateurs télécoms considérés comme «exerçant une influence significative sur les marchés concernés». La SFI recommande également la restructuration du Fonds de services universels des télécommunications (FSU), en le transformant en un outil transparent et efficace pour le financement des infrastructures à large-bande dans les zones mal desservies et celles enclavées où les investissements privés font défaut.

M.Ko.

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