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Dossier Spécial

OCP: «L’obsession» de l’écosystème

Par Amin RBOUB | Edition N°:5657 Le 18/12/2019 | Partager
La 1re usine 4.0 du Maroc est déjà une réalité
Un cas d’école de la transfor­mation digitale
La joint venture avec IBM donne naissance à une multina­tionale high tech marocaine
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Les toutes premières retombées induites par la transformation digitale et la JV avec l’américain IBM se traduisent déjà par la flexibilité dans le process, la productivité et l’excellence opérationnelle des différentes structures du groupe OCP (Ph. L’Economiste)

S’il y a un chantier des plus avancés au Maroc sur la digitalisation et la trans­formation numérique, c’est bien celui de l’OCP. En effet, le groupe a été précurseur dans le digital et a adopté une stratégie dé­diée qui commence à donner ses premiers fruits tant sur le plan opérationnel, les pro­cess de production que la gestion et la gou­vernance. Pour preuve, l’usine 4.0 est au­jourd’hui une réalité.

«Plus qu’une réalité, on y est depuis un moment déjà. C’est une usine connectée avec trois grandes typo­logies d’opérations via le digital. D’abord l’automation pour robotiser plusieurs tâches manuelles afin de recentrer l’élé­ment humain sur des actions à plus forte valeur ajoutée. Ensuite, les data-centers permettent de stocker, traiter et analyser de gros volumes de données (Advent Analy­tics) afin de développer la chaîne de valeurs. Les algorithmes permettent aussi d’amélio­rer le rendement avec les objets connectés (IoA)», résume Mohamed Laklalech, Chief Digital officer de l’OCP.

En fait l’usine 4.0 est un état d’esprit qui permet une expé­rience complètement digitalisée de bout en bout. Cela passe par la performance dans l’extraction minière, la production, le management automatisé, les réunions de performance, la logistique, le commercial, l’ingénierie financière, les RH... Un proces­sus permanent et systémique qui implique l’ensemble des ressources, services et process.

Autrement dit, la relation entre le métier et la technologie a été complètement réinventée. Même en aval, à l’échelle du produit final, «l’usine 4.0 est au coeur de la chaîne de valeurs du groupe. Il s’agit de passer d’une logique de produits standard vers une formule plus digitalisée. Justement, le digital est un levier qui permet de mieux connecter l’usine avec plus d’agilité, de flexibilité et une customisation de l’offre», explique le directeur exécutif du Digital Office à l’OCP.

Selon Laklalech, «plus on s’oriente vers le client final, plus on a des besoins de plus en plus sophistiqués, per­sonnalisés et customisés». In fine, l’OCP enclenche une transformation profonde censée injecter plus de compétitivité, de qualité et de productivité. Ce qui permet aux équipes de développer des modélisa­tions, voire dupliquer des modèles d’usines clés en main et ce, même à l’échelle du continent africain.

Pour schématiser, l’OCP reçoit des millions d’informations dans tous les domaines liés aux phosphates et engrais. La transformation numérique permet non seulement de les traiter et les analyser mais aussi d’anticiper l’avenir, les besoins du marché mondial, les risques... Ce qui per­met une optimisation de la prévention et des gains considérables en termes de pro­ductivité et de compétitivité de l’entreprise.

Autre source de fierté du premier groupe employeur au Maroc (plus de 23.000 postes), la joint venture signée avec le groupe américain IBM (International Busi­ness Machines Corporation, plus connue sous le sigle IBM) il y a 2 ans. Baptisée Teal Technology Services, la JV est aujourd’hui la 1re multinationale high tech marocaine. La coentreprise est déjà opérationnelle.

Elle fournit l’ensemble des services numériques et informatiques pour des entreprises afri­caines tous secteurs d’activité confondus (de l’agriculture à l’industrie ou encore les services). Justement, la JV OCP-IBM a été mise en place pour accélérer la transforma­tion digitale et améliorer l’efficacité opéra­tionnelle du groupe marocain.

Elle béné­ficie de technologies de pointe telles que l’analytique, l’informatique cognitive et les objets connectés. IBM et OCP comptent également lancer des programmes éducatifs, sociaux ou encore de R&D pour favoriser l’innovation et le développement des com­pétences non seulement au Maroc mais aussi à l’échelle du continent.

La stratégie digitale du groupe OCP repose sur trois piliers fondamentaux: la performance sur l’ensemble de la chaîne de valeur pour mieux faire du business à travers le digital avec la création de plus de valeur ajoutée ou encore créer un impact durable sur l’écosystème, soutient Moha­med Laklalech. En résumé, l’OCP est entré dans «l’obsession» (au sens positif du terme) de la notion d’écosystème tous azimuts.

Ecoles de codage: De la formation en rupture

Dans le même ordre d’idées, l’OCP s’investit pleinement dans l’édu­cation et ce, à travers plusieurs initiatives, notamment l’université Moham­med VI Polytechnique, les écoles de codage à Benguérir, Youssoufia, Safi... «L’enjeu est de fournir une pépinière de talents pointus à la fois pour le groupe et pour l’écosystème», explique Monsieur Digitalisation. A elle seule, l’école 1337 compte 600 étudiants (entre Khouribga (400) et Benguérir: 200) un an depuis sa création. Quant à l’initiative You code, elle compte 300 étudiants entre Safi (100) et Youssoufia (200). Il s’agit là de profils extrême­ment pointus, avec des cycles d’expertise de plus en plus courts, très prisés à l’international. Ces établissements assurent des formations en rupture avec les méthodes classiques pour capter les meilleures ressources et monter vite en compétences. Les écoles de codage sont gratuites, sans pré-requis de diplôme. Elles nécessitent surtout la passion pour l’informatique.

                                                                                    

L’usine de la Data et de solutions made in Maroc...

Le volet infrastructures digitales concentre le gros des investissements du groupe. Sur ce registre, l’OCP est en train de mener les derniers tests de son Data Center qui est en cours de finalisation. «C’est l’usine de la Data», schématise non sans fierté Mohamed Laklalech, chief of­ficer Digital. L’objectif est de vendre des services Cloud en Afrique. «La couche Cloud de Microsoft est déjà installée. La date de démarrage est prévue pour fin 2019, début 2020», annonce Monsieur Digital. Le Data Center de l’OCP est aux standards internationaux (Tier III et Tier IV). Une fois opérationnel, il permettra de régler la question de la souveraineté des données, développer des solutions made in Maroc ou encore les combinai­sons pour développer des services cloud à travers des applications.

Amin RBOUB

 

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