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    Commerce sino-américain: Ce que prévoit l’accord préliminaire

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5656 Le 17/12/2019 | Partager
    Les deux pays lâchent du lest, plusieurs domaines concernés
    Vers un solide système de règlement des différends
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    La Chine et les Etats-Unis décrètent l’accalmie dans leur guerre commerciale. Pékin a suspendu l’entrée en vigueur des taxes de 10% et 5% sur certaines importations américaines et elle continue de suspendre des taxes supplémentaires sur les automobiles et les pièces détachées fabriquées aux Etats-Unis.

    Cette mesure fait suite à l’annulation par le président américain Donald Trump de nouvelles taxes annoncées sur les produits chinois, dans le cadre de l’accord préliminaire entre les deux pays. Ces derniers sont convenus de réaliser au plus vite l’examen juridique et la traduction du texte avant de procéder à sa signature finale (potentiellement début janvier, voir aussi Guerre commerciale: «Un compromis est possible, mais pas à n’importe quel prix», cf. L’Economiste du 23/08/2019).  Voici les principaux éléments:

    ■ Plusieurs secteurs visés: Les deux parties ont indiqué que l’accord incluait la propriété intellectuelle, les transferts forcés de technologies, les produits alimentaires et agricoles. A cela s’ajoutent les services financiers, le taux de change, le renforcement des échanges commerciaux ou encore la résolution des différends. Ce sont les mêmes domaines évoqués en octobre. «L’accord établit un solide système de règlement des différends qui garantit une mise en œuvre et une application rapides et efficaces», a indiqué le représentant américain au Commerce (USTR), Robert Lighthizer. Depuis le début des discussions, les Etats-Unis ont souligné qu’un tel mécanisme était totalement indispensable pour pouvoir s’assurer que la Chine respecte bien un éventuel accord. Ses exportations ont subi en novembre leur quatrième mois consécutif de repli (-1,1% sur un an). Cette tendance est particulièrement marquée pour celles en direction des Etats-Unis (-23%). Il s’agit d’un phénomène inquiétant car les firmes chinoises sont majoritairement tournées vers l’export.

    ■ Cas de l’agriculture: Le 11 octobre, Donald Trump avait annoncé que la Chine s’engageait à acheter des biens agricoles pour 40 à 50 milliards de dollars par an. «Je pense qu’ils vont atteindre 50 milliards de dollars», a indiqué l’hôte de la Maison-Blanche. Un tel montant n’a pas été confirmé par les autorités chinoises. Ce serait environ deux fois plus élevé que le pic des achats de la Chine, en 2012. En 2017, avant le lancement de la guerre commerciale, Pékin importait encore pour 19,5 milliards de dollars de produits agricoles américains. Un nombre qui a chuté à un peu plus de neuf milliards en 2018. D’après Han Jun, le vice-ministre chinois de l’Agriculture, «l’accord préliminaire contribuerait à accroître les propres exportations agricoles de la Chine vers l’Amérique, citant notamment la volaille cuite, les poires et les dattes».

    ■ Trêve sur les tarifs douaniers: Selon Pékin, l’administration Trump a accepté de réduire progressivement ses tarifs douaniers qui portent préjudice à l’économie chinoise. L’USTR a précisé de son côté que, pour l’heure, les droits de douane additionnels de 25% portant sur l’équivalent de 250 milliards de dollars de marchandises chinoises restaient en place. En revanche, ceux de 15% sur 120 autres milliards de biens chinois, en vigueur depuis le 1er septembre, sont réduits de moitié (7,5%). En outre, Donald Trump a annoncé que la salve de tarifs douaniers programmée pour dimanche dernier (15% sur quelque 160 milliards) était annulée. Au-delà de l’accord préliminaire, Washington exige de la Chine des réformes structurelles. Parmi elles, que Pékin s’engage à ne plus subventionner ses entreprises publiques, ouvre ses marchés publics aux firmes étrangères et cesse d’obliger ces dernières à accorder des transferts de technologies.

    F. Z.T.

     

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