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France/Réforme des retraites: Le conflit se poursuit

Par L'Economiste | Edition N°:5656 Le 17/12/2019 | Partager
Dialogue dans l'impasse, risque de blocage pendant les fêtes
Gouvernement et syndicats se renvoient la responsabilité

Une semaine à très haut risque s'est ouverte pour le gouvernement français. L'intersyndicale appelle à une nouvelle manifestation nationale le 17 décembre. Pour l’heure, aucun compromis n’est en vue sur la réforme des retraites permettant le pays de sortir du blocage. 

Gouvernement et syndicats se renvoient la responsabilité d'une éventuelle paralysie du pays pendant les fêtes. «Faire grève, c'est légitime, mais on peut respecter des moments comme les fêtes de fin d'année», a déploré la ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne.

L'entreprise ferroviaire doit informer mardi les usagers sur le maintien ou l'annulation de leur train pour le premier week-end des vacances. La directrice générale de Voyages SNCF Rachel Picard a promis de proposer d'autres horaires de départ en cas d'annulation. Mais la moitié des voyageurs resteraient néanmoins à quai.

La journée de mardi pourrait être décisive, l'ensemble des syndicats appelant désormais à la manifestation, y compris les organisations réformistes, comme la CFDT, la CFTC, l'Unsa ou les étudiants de la Fage. Ces organisations sont furieuses que le gouvernement ait maintenu une mesure d'âge d'équilibre dans le projet de transformation des 42 régimes de retraite existants en un système universel par points.

La fixation d'un «âge d'équilibre», de 64 ans en 2027, signifie que chacun pourra continuer à partir à la retraite à 62 ans, mais au prix d'un malus sur sa pension, ceux partant après bénéficiant au contraire d'un bonus. Il s'agit d'encourager l'allongement des cotisations pour faire des économies et maintenir l'équilibre financier du système.

Sur cette mesure, «le gouvernement fait une profonde erreur en termes de justice sociale et politique s'il persiste», a insisté le secrétaire général du syndicat réformiste CFDT, Laurent Berger. Lequel exprime des demandes sur une meilleure prise en compte de la pénibilité ou l'accompagnement des transitions.

Favorable à une retraite universelle par points, la CFDT ne sera pas dans la tête du cortège parisien, entre République et Nation, ne voulant pas défiler aux côtés de l'intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires, FSU et des organisations de jeunesse) dont elle ne partage pas le mot d'ordre de retrait de la réforme.

Cette intersyndicale a déjà fixé une réunion mardi soir pour décider de la suite du mouvement, alors que les syndicats réformistes attendent toujours une date pour une réunion à Matignon.

Outre les cheminots, les enseignants, les fonctionnaires, les avocats et magistrats, les internes, médecins et soignants… seront mobilisés parfois dans des cortèges séparés dans toute la France pour réclamer davantage de moyens pour l'hôpital.

Hier lundi, les routiers ont organisé des blocages d'entrepôts, des opérations escargot et des barrages filtrants dans plusieurs villes, pour réclamer de meilleures conditions de travail et de salaires. Et plusieurs universités ont décidé de reporter des examens de fin d'année en raison des difficultés de transport.

«Monsieur Retraites» démissionne

LA sortie de crise s'annonce difficile alors que le haut-commissaire français à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye a présenté sa démission. Il est «accusé de conflit d'intérêts pour avoir omis de déclarer des mandats qu'il cumulait avec sa fonction gouvernementale…», a annoncé la présidence. Cette démission de Delevoye, nommé en septembre 2017 pour préparer la réforme des retraites, intervient en plein conflit social contre ce projet emblématique du quinquennat Macron.

F. Z. T avec agences

 

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