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    Economie

    Marché du travail: 143.000 emplois nets au 3e trimestre

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5631 Le 08/11/2019 | Partager
    Les services et le BTP, les seuls pourvoyeurs
    Les autres secteurs accusent des pertes remarquables
    Légère hausse du taux de chômage à 9,4%
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    Le chômage reste relativement élevé parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans avec 26,7% (contre 7% parmi les personnes âgées de 25 ans et plus), parmi les femmes (13,9%, contre 8% parmi les hommes) et les détenteurs d’un diplôme 15,5% contre 3,7% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme

    Le troisième trimestre 2019 aurait été favorable au marché du travail. Pas moins de 143.000 créations nettes d’emplois ont été enregistrées. Et c’est grâce au secteur des services, qui à lui seul a contribué par 336.000 postes de travail. Dans une moindre mesure, le BTP en a assuré 37.000.

    En revanche, l’Agriculture et l’industrie y compris l’artisanat ont accusé des pertes remarquables. Pour l’agriculture, fôret et pêche, les pertes ont atteint 204.000 postes alors que celles de l’industrie se sont élevées à 26.000.  Avec une hausse de 26.000 personnes (23.000 en milieu rural et 3.000 en milieu urbain), le volume global du chômage concerne 1,114 million de personnes au niveau national. Le taux de chômage s’est ainsi légèrement replié de 13,1% à 12,7% en milieu urbain alors qu’il a gagné 0,4 point dans le monde rural. D’où une légère hausse de cet indicateur au niveau national: 9,4% au lieu de 9,3% un an auparavant.

    Cependant, le chômage reste encore élevé parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (26,7%), les femmes (13,9%) et les diplômés (15,5%).  Les dernières données publiées par le HCP indiquent que plus de la moitié des chômeurs (55,3%) sont à la recherche de leur premier emploi, les deux tiers sont en chômage de longue durée (une année ou plus) et plus du quart (27,8%) se sont retrouvés dans cette situation suite au licenciement ou à l’arrêt de l’activité de l’employeur.

    Par ailleurs, le taux d’activité enregistre une stagnation au troisième trimestre. Il s’établit à près de 45%. C’est la résultante d’une légère hausse dans le milieu urbain de 0,6 point et d’une régression de 0,1 point dans le monde rural. L’écart entre hommes et femmes a atteint 49,6 points, avec des taux d’activité respectifs de 70,1% et de 20,5%.

    De son côté, le taux d’emploi a atteint 40,7% témoignant également d’une stagnation au niveau national. Ce taux a connu une hausse de 0,7 point en milieu urbain et une baisse de 1,4 point dans les campagnes. L’écart entre hommes et femmes a atteint 46,8 points avec des taux d’emploi respectifs de 64,5% et de 17,7%.

    Fait marquant, l’emploi rémunéré est orienté à la hausse. Selon le HCP,  238.000 emplois rémunérés ont été créés, résultat d’une création de 244.000 en milieu urbain et d’une perte de 6.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré, constitué d’environ 97% d’aides familiales, a régressé de 95.000 postes, conséquence d’une perte de 113.000 en zones rurales et d’une création de 18.000 emplois en zones urbaines.  Par secteurs, le secteur des services demeure  le principal pourvoyeur d’emploi.

    Comme signalé, il a assuré la création de 336.000 postes de travail au niveau national. Sur ce chiffre, 260.000 ont été créés en milieu urbain et 76.000 en milieu rural. Ces créations font ressortir un accroissement de 7,2% de l’emploi dans ce secteur. Ces nouveaux postes ont été créés principalement par la branche du commerce et de réparation d’automobiles et de motocycles avec 135.000 postes.

    Le secteur des BTP a créé 37.000 postes d’emploi, résultat d’une création de 13.000 postes en milieu urbain et de 24.000 en milieu rural, enregistrant une hausse de 3,3% du volume d’emploi dans ce secteur. En revanche, le secteur de l’agriculture forêt et pêche a perdu 204.000 postes d’emploi, 202.000 en milieu rural et 2.000 en milieu urbain.

    Pour le secteur de l’industrie y compris l’artisanat qui a perdu 26.000 postes, l’essentiel relève du milieu urbain, soit 17.000 alors que la ville n’a été concernée que pour 9.000 emplois. Ce qui correspond à une baisse de 2% du volume.

    5 régions abritent les 2/3 des actifs

    Cinq régions abritent  71,9% de l’ensemble des actifs âgés de 15 ans et plus. La région de Casablanca-Settat vient en première position avec 23% d’actifs. Elle est suivie de Marrakech-Safi (13,4%), de Rabat-Salé-Kénitra (13,3%), de Fès-Meknès (11,6%) et de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (10,6%).
    Par ailleurs quatre régions enregistrent des taux d’activité plus élevés que  la  moyenne nationale (44,9%). Il s’agit des régions de Casablanca-Settat avec 49,2%, de Marrakech-Safi (46,7%), des Régions du Sud (45,5%) et de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (45%). En revanche, les taux les plus bas sont enregistrés dans les régions de l’Oriental (41,7%) et de Drâa-Tafilalet (40,4%). Les taux de chômage les plus élevés sont relevés dans les Régions du Sud avec 15,5%, dans l’Oriental (14,2%), Souss-Massa (11,7%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (11,2%). En revanche, les taux les plus bas sont observés dans les régions de Marrakech-Safi et de Béni Mellal-Khénifra avec respectivement 6,3% et 4,7%.
    D’un autre côté, 79,2% des chômeurs sont concentrés dans 6 régions. Il s’agit des régions de Casablanca-Settat avec 24,1%, de Rabat-Salé-Kénitra (13,9%), de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (12,6%), de l’Oriental (9,8%), de Souss-Massa (9,4%) et de Fès-Meknès (9,4%).

                                                                                  

    Recul du sous-emploi

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    Conformément aux recommandations du BIT, le sous-emploi est constitué, selon l’approche de l’Enquête nationale sur l’emploi, de deux composantes, la première liée au nombre d’heures travaillées et la deuxième à l’insuffisance du revenu ou à l’inadéquation entre la formation et l’emploi exercé.

    S’agissant de la première composante, la population active occupée en situation de sous-emploi représente 3,5% au 3e trimestre contre 3,3% à la même période de 2018. L’effectif est ainsi passé de 352.000 à 380.000 personnes d’un trimestre à l’autre.

    Pour la seconde composante (insuffisance de revenu ou inadaptation), la population active occupée a par contre baissé de 1,3 point entre les deux périodes. Le HCP en a recensé  589.000 personnes contre 669.000.

    En somme, le volume du sous-emploi, dans ses deux composantes, est passé de 1,021 million de personnes à 969.000. La contraction a beaucoup profité au monde rural. Globalement, le taux de sous-emploi est passé de 9,6% à 9,1%, au niveau national. Le sous-emploi des hommes (10,2%) est deux fois plus élevé que celui des femmes (5,2%). Il est de même niveau en milieu urbain (7,8%) alors qu’en milieu rural, il est presque 6 fois plus élevé parmi les hommes avec 13,7% que parmi les femmes (2,4%).

    A.G.

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