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    Politique

    60 ans de l’USFP: La réconciliation ratée?

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5626 Le 31/10/2019 | Partager
    Les figures emblématiques du parti ont brillé par leur absence
    Mais pour les initiateurs de cette opération, le processus ne fait que commencer
    Ahmed Réda Chami pressenti pour succéder à Lachgar
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    Les initiateurs de cette opération ne désespèrent pas de voir les figures emblématiques de l’USFP regagner le processus de réconciliation qui ne fait que démarrer (Ph. Bziouat)

    Driss Lachgar avait placé la barre très haut: fêter les 60 ans de l’USFP le 29 octobre à l’occasion de l’anniversaire de l’enlèvement et de la disparition du leader Mehdi Benbarka en 1965, devant la brasserie Lipp à Paris. Le défi devait être à la mesure des enjeux.

    Cette cérémonie, organisée mardi soir au théâtre Mohammed V archicomble, devait consacrer la réconciliation de la famille ittihadie, marquée par des déchirures, des départs fracassants, des créations de formations politiques en marge de l’USFP.

    Cela a fini par affaiblir le bateau amiral. En effet, plusieurs années après, alors que le parti a enregistré une dégringolade sans précédent au point qu’il lui a été très difficile de former un groupe parlementaire à la Chambre des représentants, Driss Lachgar, en compagnie de Habib El Malki, a tenté de lancer les amarres aux anciens de l’USFP.

    A ceux qui l’ont quittée il y a des années, dans les régions, mais surtout dans la capitale. La réactivité a été différenciée. On attendait les ténors dont les noms sont étroitement liés à l’histoire de l’USFP, à l’instar de Abderrahman Youssoufi, Mohamed El Yazghi, Noubir El Amaoui, Fathallah Oualalou, Abdelkrim Benatiq, Tayeb Mounchid, Khalid Séfiani, Mohamed El Gahs… Autant de figures emblématiques ayant marqué la vie interne du parti et ses militants qui ont brillé par leur absence.

    Ils ont décidé de boycotter cet évènement. Cependant, les initiateurs de cette opération restent optimistes. Ils ne désespèrent pas de les voir regagner le processus de réconciliation qui ne fait que démarrer. En tout cas, cette opération est soutenue des cadres et des patrons de partis comme Nizar Baraka (Istiqlal), Mohand Laenser (MP) et Hakim Benchamach (PAM).

    Côté syndical, Miloudi Moukharik, patron de l’UMT. Dans son intervention, Driss Lachgar a montré que la réconciliation exige de s’orienter vers la construction d’un front démocratique, en invitant les partis de gauche à la coordination et le travail commun pour approcher l’avenir. Car le champ des conflits doit être clair, notre ennemi est la pauvreté, l’esprit irrationnel, l’imitation aveugle et la corruption financière, a-t-il souligné. A ses camarades du parti, le premier secrétaire les a invités à serrer les rangs, à rassembler les forces  pour réchauffer les liens au sein de la famille ittihadie.

    D’autres ont été sensibles à l’appel de Driss Lachgar et ont choisi, chacun pour ses raisons, de faire le déplacement au Théâtre Mohammed V. Ainsi, on a pu croiser Driss Guerraoui, Khalid Alioua, Abdelkébir Tabih, Salem Himmich, Driss Khrouz, l’ancienne ministre et ambassadrice Nezha Chekrouni,… Même Ahmed Réda Chami, ancien ministre et président du CESE, n’a pas boudé cette rencontre de retrouvailles.

    On le donne comme le candidat à la succession à l’actuel premier secrétaire de l’USFP qui n’a pas droit à un 3e mandat, à part s’il tente d’amender les statuts du parti. D’autres candidats peuvent émerger de la scène politique. Pour l’heure, Ahmed Réda Chami n’a pas clairement affiché ses ambitions, mais beaucoup, favorables à un rajeunissement des dirigeants du parti, le poussent à tenter l’expérience. Il y a quelques années, il était tenté par cette aventure en compagnie de Ahmed Zaydi.

    S’il accepte d’aller au front, il devra croiser le fer avec Habib El Malki, président du conseil national, le parlement du parti. Une source du bureau politique rappelle le deal passé avec Driss Lachgar pour lui succéder à la tête de l’USFP en contrepartie du soutien du président de la Chambre des représentants. Mais au final, ce sont les militants de l’USFP qui auront à trancher le casting et choisir le candidat qui portera leurs couleurs.

    Le  nécessaire congrès de l’Union

    Dans cette opération de réconciliation, Driss Lachgar a, dès le départ, impliqué Abdelouahad Radi, ancien président du Parlement et ex-premier secrétaire de l’USFP. Toutefois, l’ancien ministre de la Justice développe une vision plus nuancée. Pour lui, la réussite de la réconciliation dicte certaines conditions. La première est de passer par une plateforme politique et idéologique. La rédaction du contenu de ce programme doit susciter l’adhésion et l’implication de toutes les parties prenantes. La tenue d’un congrès de l’Union, avec la participation de tous les socialistes, est impérative. Pour Abdelouahad Radi, la réconciliation dans le sens sentimental est insuffisante. Il faut qu’elle soit rationnelle pour avoir des chances de déboucher sur des actions concrètes.

    M.C.

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