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International

Brexit: Le temps est compté

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5612 Le 11/10/2019 | Partager
Un possible accord sur la question de la frontière irlandaise
Un sommet européen les 17 et 18 octobre
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A trois semaines de la date prévue de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, les négociations s’accélèrent. Lors de leur rencontre jeudi 10 octobre, le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar étaient en passe de trouver un possible accord sur la question de la frontière irlandaise.

Redoutant les conséquences économiques d'un «no deal» (voir aussi Brexit: «L’absence d’ALE sera une catastrophe!», édition N° 5599 du 24/09/2019), la principale organisation patronale britannique, la CBI, avait exhorté les deux parties à trouver un compromis. De son côté, le secrétaire d'Etat britannique chargé des entreprises, Kwasi Kwarteng, s'est malgré tout voulu optimiste. Car il y avait une chance d'obtenir un accord.

L’UE a exprimé les mêmes doléances. Bruxelles a donné jusqu'à vendredi 11 octobre au gouvernement britannique pour lui présenter un compromis acceptable sur la frontière. Depuis la présentation la semaine dernière par Boris Johnson d'un plan de Brexit, rejeté par les Européens, aucun progrès majeur n'a été annoncé. Le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier a rappelé devant le Parlement européen que «le temps presse».

Plus véhément, l'eurodéputé libéral belge Guy Verhofstadt, référent sur le Brexit au Parlement européen, s'en est pris à Boris Johnson. «Le véritable traître est celui ou celle qui risque de provoquer une catastrophe pour son pays, son économie et ses citoyens, en poussant le Royaume-Uni hors de l'UE», a-t-il indiqué.

Faute d'accord le 19 octobre, une loi impose au Premier ministre de demander un report de trois mois. Et ce, bien qu'il ait promis un Brexit «coûte que coûte» le 31 octobre. «Cette demande de report devra être approuvée à l'unanimité des autres Etats membres, et devra être motivée», a tenu à souligner la secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin.

Des élections anticipées semblent inévitables vu la profondeur de la crise politique dans laquelle le Brexit a plongé le Royaume-Uni. Tous les partis s'y préparent. Il ne reste plus qu’une semaine avant un sommet européen crucial (17 et 18 octobre) pour éviter une sortie de l'UE sans accord aux conséquences douloureuses le 31 octobre.

F. Z. T.

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