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    Economie

    Grand-messe des femmes juges d’Afrique

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5611 Le 10/10/2019 | Partager
    Plus de 500 d’entre elles conviées à Fès, du 10 au 12 octobre
    Une initiative du Board de Washington IAWJ et le CSPJ
    Objectif: promouvoir le modèle judiciaire marocain

    Coup d’envoi ce jeudi du 1er «Symposium régional des juges africaines» à Fès. Cette grand-messe réunit, du 10 au 12 octobre, des femmes juges d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Australie. Initié par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), l’événement entend porter la voix de SM le Roi du «vivre ensemble», de la tolérance et de la paix dans le monde.

    «Nous voulons établir un choix stratégique pour le Maroc qui accueillera ce symposium afin de marquer sa position géostratégique dans la région, assoir un modèle de développement économique et social, durable pour le continent, et placer le Royaume dans une position de leadership pour le rayonnement de l’Afrique», souligne d’emblée Lalla Imane El Malki, juge à la cour de cassation, chef de département au CSPJ. Selon elle, «l’ambition est d’exporter, diffuser et partager le modèle judiciaire marocain vers les autres pays d’Afrique».

    Pour y parvenir, le CSPJ s’associe au Board de Washington (USA) de l’«International Association of Women Judges» (IAWJ). Les deux partenaires reçoivent ainsi quelque 500 femmes juges venant de 40 pays d’Afrique, mais aussi des USA, Canada, Italie, France et Espagne, entre autres.

    «Nous célébrons avec nos hôtes la journée nationale de la femme, les 20 ans de règne de SM le Roi, et surtout les 20 ans d’avancées et d’acquis notoires en faveur de l’émancipation de la femme marocaine – au niveau social, culturel, économique, développement durable, la protection des jeunes filles –, en général et la femme juge en particulier», confie El Malki.

    «Les derniers rapports de la Banque mondiale et de l’ONU soulignent bien ces avancées… Et ceci a donné une référence solide à notre événement», renchérit-elle. Autre appui, celui émanant de «Mustapha Farès qui insiste beaucoup sur l’approche genre. Il veut que la femme ait un rôle clé dans la structure et la cartographie du métier».

    Le président-délégué du CSPJ ne cesse de l’exprimer: «la femme juge doit être au cœur du débat national». C’est dans cette optique qu’intervient le symposium de Fès qui offre l’occasion de montrer les politiques publiques engagées par le Royaume, en faveur de la femme.

    Trois jours durant, le leadership du Maroc en Afrique, la nouvelle conception de l’indépendance de la justice ainsi que le label et la marque «justice Maroc» seront présentés comme modèle à suivre. Le but est de promouvoir la réforme de la justice marocaine sur le continent.

    Porter des regards croisés, sur les bonnes pratiques, et construire une plateforme africaine pour un meilleur benchmark figurent aussi parmi les objectifs du symposium. Par le biais de leurs associations professionnelles, les femmes juges chercheront à consolider et multiplier les partenariats.

    Elles veulent également bâtir un modèle africain de développement humain inclusif et durable, constituer une plateforme pour un échange d’expériences développées en la matière au niveau continental, et mettre fin aux lois discriminatoires dans la profession.

    Pour ce dernier volet, le Maroc est un bon élève en la matière. «En chiffres, nous comptons près de 30% de femmes juges occupant des postes de haute responsabilité (présidentes de tribunaux, présidentes des chambres criminelles notamment du terrorisme, procureurs, etc.). Aussi, 20% des membres du CSPJ sont des femmes. Ce qui place le Royaume en tête des pays du continent en matière d’émancipation de la femme juge», souligne El Malki. 

    Notons enfin que le choix de Fès pour la tenue de ce symposium  n’est pas fortuit. En fait, en plus d’être la capitale culturelle du Royaume, Fès est aussi la capitale spirituelle d’Afrique. «Elle jouit de beaucoup d’estime de la part des femmes africaines et se prête à ce genre de débats en offrant un ressourcement garanti», conclut l’organisatrice de l’événement.

                                                                                 

    Approche genre dans les systèmes judiciaires

    LE symposium régional des femmes juges d’Afrique qui s’ouvre ce jeudi, à Fès, se tient sous la thématique «Les garanties sociales et professionnelles des juges africaines: Quelles approches?».

    L’événement sera inauguré en présence notamment de Mustapha Farès, Mohamed Abdennabaoui, Mohamed Oujjar et Mouhcine Jazouli, respectivement le président délégué du CSPJ, le président du ministère public, le ministre de la Justice ainsi que le ministre chargé des Affaires africaines.

    Au total, 4 plénières sont au menu. Elles esquisseront «l’approche genre dans les systèmes judiciaires africains», «les échanges et partage entre les juges africaines», «les juges africaines et gouvernance judiciaire», et «les contraintes familiales et les obligations du métier: une conciliation difficile».

    A travers cette programmation, les femmes magistrats tenteront de sensibiliser les acteurs institutionnels et autres parties prenantes à la cause du genre, et de la parité dans le domaine de la justice. Etoffer un réseau régional de femmes juges en Afrique, participer aux programmes de base d’éducation judiciaire, promouvoir l’égalité d’accès aux tribunaux ainsi que le leadership judiciaire, et faire connaître les dernières avancées technologiques dans le domaine des garanties sociales, font parties des principaux objectifs de cette rencontre.

    Youness SAAD ALAMI

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