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    International

    La croissance mondiale sous la barre des 3%

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5597 Le 20/09/2019 | Partager
    C’est le taux le plus faible depuis la crise financière de 2008
    La tendance à la baisse est généralisée aux pays développés et émergents
    Les dernières prévisions de l’OCDE
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    L’OCDE a baissé fortement jeudi 19 septembre ses prévisions de croissance de l’économie mondiale pour 2019 et 2020. Celles-ci ont été ramenées à leurs plus bas niveaux depuis la crise financière de 2008/2009

    La croissance de l’économie mon­diale enregistre son taux le plus faible de­puis la crise financière de 2008-2009. Le pronostic vient d’être donné par l’Organi­sation de coopération et de développement économiques (OCDE). En cause, les incerti­tudes nourries par la guerre commerciale, le Brexit et l’endettement privé.

    Sans oublier également les tensions qui pèsent sur le marché pétrolier suite aux attaques contre le premier exportateur mondial de l’or noir. Bien que l’Agence internationale de l’éner­gie se veut rassurante sur la situation des stocks, le risque d’un conflit armé demeure persistant. Les Etats-Unis sont «persuadés de l’implication directe de l’Iran dans la frappe des sites pétroliers d’Aramco.

    Pour toutes ces raisons, la croissance mondiale devrait passer cette année sous la barre des 3% pour chuter à 2,9%, soit 0,3 point de moins que lors des dernières pré­visions émises par l’OCDE en mai dernier. Le taux de croissance mondiale devrait res­ter pratiquement stable à 3% en 2020 (-0,4 point par rapport à la projection de mai), estime l’institution dans ses prévisions pu­bliées jeudi 19 septembre.

    L’Organisation pour la coopération et le développement économiques qui revoit ses chiffres quatre fois par an, s’attend désormais à la croissance mondiale «la plus faible depuis la crise financière avec des risques qui continuent de monter».

    Aux yeux de l’OCDE, les nuages continuent de s’accumuler pour l’ensemble des principales économies mon­diales, notamment, la zone euro et surtout pour les grands pays émer­gents qui subissent le ralentissement de la Chine avec une chute de leurs exportations de matières premières.

    Sur le vieux continent, l’Allemagne, première économie européenne, a subi les révisions à la baisse les plus fortes, avec une croissance attendue à 0,5% cette année (-0,2 point) et à peine mieux en 2020: 0,6%. C’est une contraction de moitié par rapport aux dernières prévisions du mois de mai 2019.

    Si l’Italie ne devrait pas croître en 2019 et rebondir légèrement l’an prochain à 0,4% (-0,2 point), la France devrait faire mieux que ses deux principaux partenaires de la zone euro avec une croissance de 1,3% en 2019 (sans changement) et 1,2% en 2020 (-0,1 point). L’économie britannique, en pleine incertitude sur le Brexit, ne devrait croître qu’au rythme de 1% (-0,2 point par rapport à la dernière prévision) cette année et se replier à 0,9% en 2020 (-0,1).

    Les Etats-Unis, qui connaissent l’un des cycles de croissance les plus longs de leur histoire, devraient ralentir à 2,4% cette année (-0,4 point par rapport à la dernière prévision) pour se replier à 2% en 2020. Quant à la Chine, attendue par l’OCDE à 6,1% cette année (-0,1 point par rapport à la prévision de mai), elle devrait encore reculer et passer sous la barre symbolique des 6% l’année prochaine à 5,7%.

    Dans ce contexte morose, l’institution a surtout taillé dans ses prévi­sions pour les émergents, en baissant notam­ment celle de l’Inde de 1,3 point à 5,9% en 2019 et de 1,1 point celle pour 2020 à 6,3%.

    La situation la plus critique est celle de l’Argentine. En plein tumulte économique et financier, qui devrait connaître cette an­née une situation aggravée, avec une réces­sion de 2,7% de son PIB, puis un recul de 1,8% l’an prochain.

    Le marché pétrolier «abondamment approvisionné»

    L’agence internationale de l’énergie rassure. Le marché du pétrole reste «abondamment approvisionné malgré l’attaque contre des installations pétrolières saoudiennes qui a éliminé 5% de la production mondiale» ,estime son directeur Fatih Birol. S’exprimant lors d’une conférence en ligne, Birol a relevé que les réserves d’urgence des agences gouvernementales du monde entier s’élèvent à environ 1,55 milliard de barils, soit 15 jours de demande mondiale. Selon lui, il faut compter en plus les 2,9 milliards de barils qui se trouvent dans les réserves industrielles des pays membres de l’AIE, qui devraient couvrir la demande mondiale pendant plus d’un mois.
    Néanmoins, il a prévenu que l’Agence suivait de près l’évolution de la situation en Arabie Saoudite et était en contact régulier avec les autorités saoudiennes et d’autres pays producteurs de pétrole. «La sécurité pétrolière requiert une grande attention de la part des responsables politiques mondiaux, le monde ne peut se permettre d’adopter une attitude détendue par rapport à l’approvisionnement», a mis en garde le directeur de l’Agence. L’Arabie Saoudite, premier exportateur de pétrole au monde, a été secouée par une attaque de drones contre deux installations pétrolières, qui a privé le royaume de la moitié de sa production.
    En conséquence, les cours du pétrole se sont envolés de 10% avant de se replier de 5% courant de la semaine dernière.

    A.G.

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