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    Economie

    Stress tests: Les banques résistent au choc

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5580 Le 28/08/2019 | Partager
    Elles restent globalement résilientes, mais BAM ne dévoile pas les situations individuelles
    Le risque «Afrique subsaharienne» limité
    L’application de l’IFRS 9 a coûté 13,2 milliards de DH en fonds propres
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    En attendant les résultats du 1er semestre du secteur bancaire, le résultat des stress tests menés sur l’exercice 2018 montre globalement une résilience du secteur

    Contraction de la croissance de la zone euro deux années successives, ralentissement de l’activité en Afrique subsaharienne, chute de la demande mondiale  impliquant un reflux des prix du pétrole et des coûts des matières premières hors énergie, baisse du PIB marocain... C’est de la fiction, quoique les craintes d’une récession de l’économie mondiale sont fortes aujourd’hui.

    Mais, c’est l’environnement dans lequel la Banque centrale a testé la robustesse du système bancaire. Elle mène chaque année des stress tests pour évaluer la solidité des établissements qu’elle régule. Les résultats des tests de résistance menés en 2018 laissent apparaître une augmentation du taux de créances en souffrance à 8,7% en 2019 et 13,4% en 2020 (scénario extrême). Il s’affichait à fin 2018 à 7,3%.

    Cette dégradation du portefeuille des banques ramènerait le ratio moyen de fonds propres global en dessous du minimum requis soit, 12%. «Les coussins de conservation constitués par les banques leur permettraient d’absorber l’impact de ces chocs», tempère néanmoins la Banque centrale. Mais, celle-ci ne renseigne pas sur les résultats individuels, les situations étant bien différentes d’un établissement à l’autre.

    Les stress tests ont été réalisés sur l’exercice 2018, marqué par un changement majeur avec l’entrée en vigueur de la norme IFRS 9 qui introduit une nouvelle classification, dépréciation et comptabilisation des instruments financiers. Même les créances saines doivent désormais êtres provisionnées, ce qui constitue un changement radical de philosophie.

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    L’exposition des trois groupes vis-à-vis de leurs filiales africaines représentait moins de 1% de leurs actifs à fin 2018. Une secousse dans ces filiales serait faiblement ressentie

    L’implémentation de la norme a entraîné la constitution de 16,4 milliards de DH de provisions additionnelles. Sur les engagements hors bilan, les provisions supplémentaires se sont élevées à 2,2 milliards de DH. La première application de l’IFRS 9 a coûté 13,2 milliards de DH de fonds propres (comptables) aux banques. Mais globalement, plusieurs banques ont absorbé d’un trait les effets de cette norme, même si elles avaient la possibilité de lisser les impacts sur cinq ans.

    Par ailleurs, la Banque centrale suit de près les expositions des groupes bancaires à l’étranger, particulièrement en Afrique subsaharienne où ils opèrent dans 27 pays. Les activités à l’international contribuent à 1/3 du produit net bancaire des trois groupes (Attijariwafa bank, BMCE Bank of Africa et BCP) et autant aux bénéfices.

    En Afrique subsaharienne, quatre pays (Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali et Burkina Faso) concentrent 3/4 des engagements des groupes bancaires marocains. Le faible taux de pénétration des services financiers dans la région ouvre de nombreuses opportunités pour les groupes bancaires. En même temps, ces marchés sont porteurs de risques.

    Ceci dit, la défaillance des filiales africaines aura peu d’incidences sur les trois groupes bancaires. Les résultats des stress tests réalisés sur les expositions directes et indirectes, bilan et hors bilan confirment la résilience des trois acteurs avec des ratios prudentiels qui demeurent supérieurs aux minimas réglementaires.

    F.Fa

     

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