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    Transport par bus: Un été chaud à Casablanca

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5572 Le 08/08/2019 | Partager
    Après la grève des éboueurs, celle des conducteurs de M’dina Bus
    Le délégataire s’apprête à plier bagages
    Zéro visibilité sur le sort des salariés
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    L’état délabré du parc de M’dina Bus est une menace qui pèse sur la vie des Casablancais. Le fournisseur des 700 nouveaux bus qui devront remplacer cette flotte n’est pas encore désigné (Ph. L’Economiste)

    La gestion approximative des dossiers de la propreté et de la mobilité à Casablanca commence à montrer ses limites. La situation s’envenime dans les deux secteurs alors que les responsables locaux sont aux abonnés absents. Après la menace de grève des éboueurs, c’est au tour des salariés de M’dina Bus.

    Beaucoup de Casablancais ont dû se débrouiller hier, mercredi 7 août, pour arriver à leurs lieux de travail. Les machinistes et les conducteurs de M’dina Bus ont observé spontanément une grève pour protester contre le retard de paiement de leurs salaires. A la veille de l’Aïd Al Adha, des milliers de salariés du délégataire du transport en commun par bus n’ont toujours pas perçu leurs émoluments.

    «Depuis quelques mois, les virements sont effectués avec un retard d’une dizaine de jours», indique Aziz Zeaf, délégué régional de la CGT. Et ce n’est pas tout. Selon lui, les cotisations à la CNSS n’ont pas été transférées depuis le mois d’avril dernier. De même, le crédit spécial Aïd (1.500 DH) n’a pas été versé. Ce n’est là qu’une partie des problèmes qui minent ce secteur.

    Plus de 3.300 salariés sont de plus en plus inquiets sur leur sort à l’approche de la fin du contrat de gestion déléguée de M’dina Bus (fin octobre prochain). Les deux prochains mois risquent d’être chauds, sachant que rien ne filtre encore sur l’organisation de ce service public après cette échéance. Qui va gérer le parc totalement dégradé toujours en circulation? Le prochain exploitant n’est toujours pas sélectionné parmi le trio des finalistes (RATP Dev, Alsa et Chennaoui). 

    De même, le fournisseur des 700 bus neufs n’est pas encore connu (l’ouverture des plis pour cet appel d’offres n’est prévue que le 4 septembre prochain). Quel est le scénario pour cette période transitoire en attendant l’attribution de ces 2 marchés? Faut-il confier le secteur à une SDL dédiée ou revenir au mode de gestion directe via une régie? Autant de questions qui restent en suspens.

    Ce manque de visibilité à quelques semaines de la date fatidique suscite des interrogations sur la continuité du service. Selon une enquête sur les déplacements des ménages, dévoilée en janvier dernier (cf. édition du 17 janvier 2019), sur près de 8 millions de déplacements/jour, à peine une infime proportion (13%) opte pour le bus.

    Et pour cause, l’état de dégradation avancé du parc fait craindre le pire aux usagers. Au fil des ans, les bus d’occasion se sont transformés en épaves, devenant de vrais dangers publics (accidents, incendies, agressions, vols, viols).

    Aziza EL AFFAS

     

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