×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Africa Investment Forum: La BAD cherche des projets bancables au Maroc

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5564 Le 25/07/2019 | Partager
    L’AIF prête main forte pour le bouclage des dossiers qui pour­raient être retenus
    Une condition, l’investissement doit avoisiner les 100 millions de dollars
    La 2e édition prévue du 11 au 13 novembre à Johannesburg

    La Banque africaine de développe­ment (BAD) entame les préparatifs pour l’organisation de la deuxième édition d’Africa Investment Forum (AIF) qui se tiendra du 11 au 13 novembre 2019 à Johannesburg. Ainsi, une opération de promotion de cet événement a été lancée, mardi dernier, à partir de Casablanca vi­sant les acteurs marocains. Une action qui a été menée en partenariat avec Africa 50 et la Banque européenne de reconstruc­tion et de développement.

    «L’AIF est de­venu aujourd’hui une véritable plateforme africaine de promo­tion de l’investisse­ment dont la première édition a réuni près de 2.000 participants avec des intentions d’investissements ex­primées d’une valeur totale de 38 milliards de dollars», tient à rappeler Leila Farah Mokaddem, représen­tante de la BAD pour le Maroc. Il s’agit d’une initiative qui propose une réponse concrète au défi du financement du déve­loppement auquel l’Afrique est confron­tée.

    A ce titre, on rappelle que les seuls besoins en infrastructures et services de base se situent entre 130 et 170 milliards de dollars par an. L’AIF constitue donc une plateforme transactionnelle qui orga­nise, à la fois, l’instruction des projets, facilite la levée des capitaux et accélère le bouclage financier des opérations, ex­plique la responsable de la BAD.

    La ren­contre de Casablanca avait pour objectif de mobiliser les acteurs de l’investisse­ment public et privé afin d’identifier les projets bancables marocains qui peuvent être présentés lors de la deuxième édition d’AIF. Des discussions bilatérales sur les opportunités d’affaires ont démarré avec les équipes techniques de l’AIF en vue d’exposer les instruments ainsi que les modalités d’accompagnement pour la préparation des projets. Une présentation sur le processus de préparation d’un pro­jet depuis le début de son développement jusqu’à son accès à une séance de tran­saction de l’AIF, a été projetée à cet effet.

    A noter que lors de la première édi­tion de ce forum en 2018, aucun projet marocain ne figurait parmi ceux retenus. Pour certains acteurs marocains, cela s’explique par les critères de sélection qui pénalisent la participation des PME qui constituent près de 90% du tissu éco­nomique national. «Ainsi, selon le PIB du Maroc, l’investissement du projet doit être supérieur ou égal à 100 mil­lions de dollars avec une part de finance­ment propre de près de 30%», explique une source proche du dossier.

    «On peut descendre au-des­sous de ce montant, si le projet est inno­vant avec un impact important sur le développement et une fiabilité commerciale», indique Oniké Nicol-Houra, responsable en charge de l’engagement avec les investisseurs à l’AIF.
    Signalons par ailleurs qu’après Casa­blanca, une deuxième escale de l’AIF est programmée au Caire au début du sep­tembre prochain.

    Coopération Maroc-BAD

    Lors de la rencontre de Casablanca, Farah Mokaddem a profité de l’occasion pour passer en revue les principaux axes de la coopération entre le Maroc et la BAD. Ce partenariat dure depuis plus d’un demi-siècle avec près de 170 opérations mobilisant plus de 10 milliards de dollars au profit des secteurs public et privé, précise-t-elle. Ces financements, dont plus de 80% sont dédiés aux infrastructures de base, couvrent différents secteurs, notamment l’énergie, l’eau, les transports, l’agriculture, ainsi que le développement social, conclut la responsable de la BAD.

    N.E.A.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc