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    International

    Les futurs retraités auront à travailler plus

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5551 Le 08/07/2019 | Partager
    Impact des réformes sur les systèmes de retraite
    Une nouvelle analyse de l’OCDE

    Ces dernières décennies, les systèmes de retraite ont fait l’objet de profondes réformes. Trois grandes tendances se dégagent depuis 50 ans. Premièrement, certains pays, dont le Chili, l’Italie, la Lettonie, le Mexique et la Suède ont opté pour un changement radical. Car l’ancien système n’était pas viable d’un point de vue financier. Deuxièmement, d’autres pays, comme la Corée, l’Estonie ou Israël ont élaboré un système qui, une fois arrivé à maturité, assurera une meilleure couverture à un plus grand nombre de retraités. Troisièmement, de nombreux pays ont modifié les paramètres de leur système pour affronter les difficultés engendrées par le vieillissement de la population. Dans une nouvelle analyse, l’OCDE se pose la question: «Les futurs retraités auront-ils travaillé plus longtemps pour percevoir au final des pensions plus faibles?». L’une de ses conclusions est que l’âge de la retraite augmente, donc les futurs retraités auront à travailler plus longtemps. Cependant, une question cruciale pour permettre de financer les taux de remplacement se réfère au partage entre la durée de la période passée dans la vie active et à la retraite. Quelques résultats:

    • Sur la base des lois adoptées à la mi-2017, l’âge normal de la retraite aura lentement reculé de trois ans environ en moyenne, dans les pays de l’OCDE. Il est passé ainsi de 63 ans pour les hommes nés en 1940 à 66 ans pour ceux qui sont nés au milieu des années 1990. Les plus fortes hausses sont enregistrées dans les pays qui ont indexé l’âge de la retraite sur l’espérance de vie, comme le Danemark, l’Italie, les Pays-Bas et la République slovaque, ou encore la Turquie, où l’âge de la retraite était auparavant très bas. L’écart de l’âge normal de la retraite entre les femmes et les hommes, qui existait dans 18 pays pour la cohorte de 1940, est en passe d’être gommé, hormis en Colombie, en Israël, en Pologne et en Suisse.
    • Entre ces deux générations, l’espérance de vie à 65 ans devrait progresser de 6 ans en moyenne. La répartition entre durée de vie active et temps passé à la retraite est en substance un choix politique. Ce choix est crucial pour pouvoir espérer maintenir les taux de remplacement malgré l’augmentation de la longévité. Le report de l’âge de la retraite prévu par la loi est inférieur à ce qui serait nécessaire à stabiliser le partage entre les périodes de travail et de retraite. La part de la vie adulte passée à la retraite devrait augmenter de près de 10%. Cela signifie que, pour stabiliser cette part au niveau actuel de la cohorte 1956, l’âge normal de la retraite devra atteindre 67,2 ans pour la cohorte 1996 contre 65,8 ans selon la législation en vigueur. L’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Chili, le Luxembourg, la Pologne et la Slovénie sont les pays où le temps consacré à la retraite progresse le plus.
    • Les taux de remplacement bruts à l’âge normal de la retraite s’inscrivent en projections en repli dans 21 pays de l’OCDE et augmentent dans 10 d’entre eux. En moyenne, ils baisseraient de 6 points, ce qui implique que, rapportées aux salaires durant la carrière, les pensions de retraite des travailleurs nés en 1996 effectuant une carrière complète seront inférieures de 10% à celles des travailleurs nés en 1940. Les experts observent une convergence des taux de remplacement entre pays, les différences se réduisant d’un cinquième entre ces deux générations.

    Les taux de remplacement

    Les taux de remplacement vont chuter dans les pays qui affichaient un niveau élevé pour la cohorte de 1940, comme le Mexique et la Suède, et aussi l’Espagne où ils resteront cependant relativement élevés. De fortes diminutions sont également attendues au Chili, en Grèce, en Pologne et en Suisse. A l’inverse, des pays comme la Corée, l’Estonie et Israël, qui partaient d’assez bas, enregistreront des hausses soutenues. D’autres pays, dont le Danemark, la France, l’Italie, la République tchèque et la Turquie, éviteront de fortes réductions à condition que les travailleurs parviennent à rester en activité jusqu’à l’âge de la retraite majoré.

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