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    Politique

    Gouvernement: «Un bilan maigre» pour l’opposition

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5523 Le 24/05/2019 | Partager
    L’Istiqlal remet en cause l’efficacité de certains chantiers lancés par l’équipe d’El Othmani
    L’exécutif «loin de respecter ses engagements en matière d’indicateurs macroéconomiques»
    «La réforme fiscale doit intervenir après la définition du nouveau modèle de développement»
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    Les groupes parlementaires, particulièrement de l’opposition, ont attaqué le gouvernement sur plusieurs dossiers, dont «le blocage ayant marqué la formation de la majorité qui avait conduit à rater deux sessions législatives, en plus d’une perte estimée à 22 milliards de DH», selon les députés du PAM (Ph. Bziouat)

    Une semaine après l’intervention du chef de gouvernement devant les deux Chambres du Parlement réunies, les groupes parlementaires ont passé au scalpel le bilan à mi-mandat de l’exécutif. Celui-ci est considéré comme «maigre», dans la mesure où le gouvernement «continue de s’endetter, exerce une grande pression sur la classe moyenne et menace la paix sociale», selon les différents groupes de la majorité.

    Des critiques ont été également formulées même par des députés de la majorité. Par exemple, le groupe du Rassemblement constitutionnel (RNI et UC) a appelé à «accorder une attention particulière aux dysfonctionnements entachant la mise en œuvre du programme gouvernemental et des plans sectoriels».

    Même son de cloche du côté du MP, qui a plaidé en faveur d’un «meilleur contrôle de l’endettement, en plus de la mise en place d’un indice déterminant le niveau de déficit en investissements dans les zones reculées».

    Les attaques étaient plus virulentes du côté de l’opposition. Le groupe de l’Istiqlal a remis en cause «l’efficacité de certains chantiers lancés par le gouvernement». Pour ses membres, «l’essentiel du bilan d’étape présenté par le chef du gouvernement est lié à l’adoption de textes législatifs, notamment grâce à l’implication du Parlement».

    De son côté, le groupe du PAM a estimé que «la réalité sur le terrain est en rupture avec le discours optimiste du chef du gouvernement». Les députés de cette formation ont mis l’accent sur les conclusions des rapports de la Cour des comptes, ayant pointé «certaines défaillances de gouvernance, le manque de reddition des comptes, en plus du niveau élevé d’endettement sans impact efficient en matière de développement».

    Les groupes de l’opposition ont également interpellé El Othmani sur le respect des engagements contenus dans le programme gouvernemental. Cela concerne notamment les indicateurs macroéconomiques. Les groupes du PAM et de l’Istiqlal ont pointé la faiblesse du taux de croissance réalisé durant les premières années du mandat de l’actuel gouvernement.

    «L’exécutif s’est engagé sur un taux entre 4,5 et 5,5% à l’horizon 2021. Ce qui signifie une moyenne de 5% chaque année. Or, les réalisations sont loin de ce niveau», selon les députés du PAM. La Banque mondiale prévoit un niveau de croissance se situant entre 2 à 3% sur la même échéance, selon les groupes de l’opposition. Pour eux, «le gouvernement manque d’horizon».

    D’autant qu’il «n’a pas réussi à atténuer les effets du repli économique». Les députés ont aussi pointé «l’incapacité du gouvernement à atténuer le déficit de la balance commerciale, qui a atteint 189 milliards de DH en 2017 et 206 milliards en 2018». Idem pour le déficit du budget, «plus important que le taux sur lequel s’est engagé l’exécutif, avec 3,72% en 2018, contre 3% dans les prévisions du projet de loi de Finances».

    Globalement, l’opposition a déploré le retard accusé par le gouvernement en matière de préparation d’un nouveau modèle de développement. Certains événements, comme les Assises de la fiscalité, devaient se tenir après la mise en place de ce modèle. Car «la réforme fiscale doit s’inscrire dans la logique d’un modèle de société à construire», est-il indiqué.

    Le groupe de l’Istiqlal a également mis en garde contre les risques d’interruption du dialogue social. Surtout vu que «certaines décisions hâtives du gouvernement ont impacté négativement des catégories comme les commerçants», selon cette formation.

    Crise de confiance

    Les groupes parlementaires ont pointé «l’urgence de dépasser la crise de confiance actuelle». Celle-ci est due à «la minimisation du rôle des instances de médiation». Cela devra passer par «un traitement proactif des problèmes cruciaux et d’une interaction positive avec l’opinion publique», selon des députés. Pour les groupes de l’opposition, ce déficit de confiance est lié au comportement du gouvernement, qui «s’abrite derrière un discours hydride, alternant les rôles d’exécutif et d’opposition. Ce qui a impacté négativement la confiance des Marocains dans l’action gouvernementale et des institutions de façon générale».

    M.A.M.

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