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    Venezuela: Washington n’exclut pas une intervention armée

    Par L'Economiste | Edition N°:5508 Le 03/05/2019 | Partager
    En crise, le pays compte deux présidents
    L’un appelle à une grève, l’autre a promis de châtier les «traîtres»
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    Depuis le 23 janvier, le Venezuela, confronté à la plus grave crise de son histoire avec une économie au ralenti, une monnaie naufragée et des pénuries, compte de fait deux présidents. Quelque 2,7 millions de Vénézuéliens ont fui le pays depuis 2015, face aux pénuries de biens de première nécessité et de médicaments, selon les chiffres de l’ONU.

    L’opposant Juan Guaido a appelé à une grève générale et à une poursuite des manifestations au Venezuela dans l’espoir de chasser du pouvoir le président Nicolas Maduro. Ce dernier a promis de châtier les «traîtres» responsables du soulèvement militaire raté.

    Jets de pavés et cocktails Molotov, barricades incendiées… la journée du 1er mai a été marquée par plusieurs échauffourées entre forces de l’ordre et manifestants, en marge d’un défilé des partisans de Juan Guaido dans la capitale. Si les habitants de Caracas sont sortis en masse pour le soutenir, il ne semble pas avoir réussi son pari de faire de cette journée la «plus grande manifestation de l’histoire du Venezuela».

    Reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis, Guaido avait appelé l’armée à se soulever contre le pouvoir. Mais cette tentative d’insurrection s’est dégonflée au fur et à mesure que les principaux chefs militaires réaffirmaient leur soutien au socialiste Nicolas Maduro.

    Celui-ci a averti qu’il n’aurait «aucune hésitation à mettre derrière les barreaux les responsables de ce coup d’Etat criminel». Il serait orchestré, selon lui, par John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump.

    A Washington, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a prévenu «qu’une intervention militaire (était) possible. Si c’est nécessaire, c’est ce que feront les Etats-Unis». L’administration Trump a imposé des sanctions financières très sévères à l’encontre du régime Maduro, notamment un embargo sur le pétrole vénézuélien dont les Etats-Unis sont les premiers clients.

    Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue russe Serguei Lavrov, Mike Pompeo a accusé Moscou de «déstabiliser» le Venezuela. Lavrov a rétorqué que «l’ingérence de Washington dans les affaires du Venezuela est une violation flagrante du droit international…».

    F. Z. T. avec agences

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