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    Antidopage: La Fédération d’athlétisme veut frapper fort

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5502 Le 24/04/2019 | Partager
    Un programme d’éradication du dopage lancé en partenariat avec la Fédération internationale
    Des plaintes ont permis de démanteler des réseaux de distribution de ces substances
    L’entourage des athlètes également concerné par les mesures de sensibilisation
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    Dr Abdellatif Afifi, responsable Antidopage à la Fédération royale d’athlétisme, a précisé que «les athlètes susceptibles de représenter le Maroc dans les compétitions internationales ou continentales sont également soumis à un suivi permanent à travers un processus de contrôle en compétition et hors compétition, ainsi que des prélèvements sanguins rentrant dans le cadre du passeport biologique» (Ph. Bziouat)

    Strictement interdit, le dopage reste néanmoins présent dans plusieurs pays, surtout dans des disciplines comme l’athlétisme. Au point que des champions mondiaux ont perdu leurs titres après des tests positifs. Le Maroc n’échappe pas à cette réalité, en dépit des efforts menés par la Fédération royale d’athlétisme. Celle-ci a relevé le niveau de vigilance, en misant sur le contrôle, la sensibilisation et la traque des réseaux de trafic de ces produits illicites. Docteur Abdellatif Afifi, responsable Antidopage à la Fédération royale d’athlétisme, revient sur les détails du plan d’action mis en place pour en finir avec ce phénomène.

    - L’Economiste: Quelles sont les mesures lancées par la Fédération royale d’athlétisme pour lutter contre le dopage?
    - Dr Abdellatif Afifi:
    En conformité avec l’approche médicale et éthique de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), la Fédération royale d’athlétisme (FRMA) a lancé un vaste programme d’éradication du fléau du dopage, qui nuit à la concurrence loyale et aux principes d’éthiques inhérents aux compétitions sportives. Un plan d’action portant sur la sensibilisation, le contrôle, les aspects réglementaires, en plus des poursuites judiciaires a été mis en place.

    - Comment se décline ce plan d’action?
    - S’agissant des mesures réglementaires, la FRMA a intégré dans ses statuts des dispositions interdisant toute pratique susceptible de porter atteinte à l’intégrité des manifestations sportives, ainsi que les mesures nécessaires pour prévenir le recours aux produits dopants. La FRMA a également procédé en 2007 à la nomination d’un médecin responsable de la lutte contre ces pratiques malsaines. Un protocole d’accord avec l’Organisation régionale antidopage Afrique zone 1 (ORAD) a été aussi signé. Il porte sur la mise en place des contrôles, en plus de l’accompagnement de la FRMA dans son programme de sensibilisation.

    - Ces contrôles ont-ils donné lieu à des poursuites des personnes impliquées?
    - En ce qui concerne les mesures judiciaires, la FRMA a déposé en 2007, 2012 et 2016 des plaintes contre «X», en vue d’identifier et de démanteler les réseaux de distribution des produits dopants. La dernière plainte a permis de mettre la main sur plusieurs réseaux de distribution de ces substances illicites et de condamner leurs membres à des peines d’emprisonnement.

    - Qu’est-ce qui est prévu par la Fédération en matière de sensibilisation?
    - La FRMA a mis en place, avec le concours de l’ORAD, un programme ambitieux, ciblant les différentes catégories d’athlètes participant aux compétitions fédérales du calendrier national, ainsi que ceux des différents établissements de formation de la FRMA. Ces actions touchent également l’entourage proche des athlètes.

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    - Concrètement, comment prémunir les athlètes en compétition contre les risques du dopage?
    - La FRMA a adopté, depuis 2013, un vaste programme de contrôle antidopage, lors des compétitions inscrites dans son calendrier annuel, et ce, en étroite collaboration avec l’ORAD et l’IAAF. Quant aux athlètes susceptibles de représenter le Maroc dans les compétitions internationales ou continentales, ils sont également soumis à un suivi permanent à travers un processus de contrôle en compétition et hors compétition, ainsi que des prélèvements sanguins rentrant dans le cadre du passeport biologique. 

    Définition

    Selon la Fédération royale d’athlétisme, «le dopage est défini comme une ou plusieurs violations à une série de règles». Cela concerne notamment la présence d’une substance interdite ou de ses métabolites ou marqueurs dans les tissus ou les fluides organiques de l’athlète. Idem pour le refus ou l’omission, sans justification valable, de se soumettre à un contrôle, après notification par un officiel, ou la tentative de se soustraire à ces tests.


    Le scandale Ben Johnson

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    L’affaire Ben Johnson est sans aucun doute le plus grand scandale de dopage de l’histoire des Olympiques. Le 24 septembre 1988, le sprinteur canadien a remporté l'épreuve du 100 m aux Jeux de Séoul tout en affichant un nouveau record du monde. Deux jours plus tard, le Comité international olympique (CIO) lui a enlevé sa médaille d'or pour cause d'usage de stéroïdes anabolisants. Ce contrôle positif brisera sa carrière et sa réputation. Suspendu deux ans, il ne reviendra jamais au plus haut niveau mondial. Il affirmera plus tard avoir été dopé à son insu par un certain André Jackson missionné par le «clan Lewis».
    Le dopage est une pratique très ancienne, qui semble être née en même temps que les premières compétitions sportives. Dans les Jeux olympiques antiques, l'alcool était prohibé. Un juge placé à l'entrée des stades reniflait l'haleine des compétiteurs. On considère que le dopage s'est professionnalisé et généralisé dans certains sports à la fin des années 1950 et au début des années 1960 avec l'arrivée des sympathicomimétiques, de produits à activité hormonale comme l'hormone de croissance, ou des corticoïdes. Sur l'épreuve d'athlétisme du 100 mètres, dans les années 1960, les performances connaissent un bond avant de se stabiliser dans les années 1970-80. Mais ce sont surtout lors des Jeux de Séoul en 1988 que l'on assiste à une véritable révélation de l’usage de drogues chez les sportifs.

     

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