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    Analyse

    L’avenir du golf est en Asie

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5500 Le 22/04/2019 | Partager
    Une étude intitulée «Vision 2020» de HSBC le confirme
    D’un sport d’élite, il se transforme en activité familiale
    Les femmes et les jeunes le pratiquent de plus en plus
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    Le golf ignore la crise. Autrefois considérée comme sport d’élite, cette discipline évolue de plus en plus vite. Le golf devient plus populaire, se féminise, s’urbanise…  Le prototype du  «vieux golfeur aristocrate» s’évanouit peu à peu, laissant place à des joueurs (et joueuses) beaucoup plus jeunes, pimpants et dans l’air du temps.

    Ce sont en substance les conclusions d’un récent rapport qui s’intitule  «Golf’s Vison 2020». Sponsorisée par HSBC, cette étude récente a tenté de retracer les futures tendances de cette discipline à l’échelle mondiale. Et le changement arrive encore une fois de l’Asie. En effet, le boom de jeunes joueurs est plus marqué en Chine et en Inde.

    Le golfeur chinois Andy Zhang est devenu cette année le plus jeune joueur à se qualifier à l’US Open à l’âge de 14 ans. A 19 ans, l’Italien Matteo Manassero a réussi à remporter l’European Tour. La même tendance est observée en Inde et à Singapour où les coachs se multiplient. Les parents estiment que le golf est un sport qui apprend la prise de décision, la confiance en soi à leur progéniture.

    «L’une des raisons qui expliquent cette nouvelle tendance est que les consommateurs asiatiques se tournent vers les loisirs à mesure qu’ils deviennent de plus en plus riches», expliquent les auteurs du rapport. En Chine, à titre d’exemple, le nombre de joueurs a triplé en l’espace d’une décennie.

    A telle enseigne qu’aujourd’hui le golf est plus populaire dans ces pays qu’aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, considérés comme des bastions historiques. Ce développement en Asie s’accompagne aussi d’une féminisation de la discipline. Ce qui laisse augurer  un autre changement des attentes sur les greens et les clubs, allant plus vers des plateformes de golf destinées aux familles.

    Mais sous la pression du temps et du manque de foncier dans les grandes métropoles, le golf évoluera certainement vers des formats plus courts, qui peuvent être joués rapidement. «Des terrains de golf sont d’ores et déjà aménagés avec 6 ou 9 trous au lieu de 18», est-il indiqué.

    Les nouvelles technologies font également une incursion dans les greens. En effet, des applications mobiles peuvent aider aujourd’hui le golfeur à mieux se positionner grâce au GPS (calcul des distances, des obstacles…). Certaines applications, plus sophistiquées, permettent même d’enregistrer leurs coups pour les analyser plus tard, estimer la vitesse et la direction des vents…

    Par ailleurs, le marché du tourisme golfique a récupéré après la crise financière. Le secteur enregistre une croissance rapide en Asie et au Moyen-Orient notamment. Des pays comme le Vietnam, Cuba et les Emirats Arabes Unis (Dubaï) ont développé des stratégies de tourisme national dans ce sens. 

    Ces tendances mondiales sont également ressenties au Maroc où l’investissement engagé dans ce secteur dépassera, dans les années à venir, la barre des 4 milliards de DH. A ce jour, 38 parcours sont opérationnels et une dizaine sont en cours de réalisation.

    Au Maroc, un golf coûte entre 80 et 100 millions de DH. Il s’agit d’un investissement vite rentabilisé puisqu’un touriste golfeur dépense entre 2 et 3 fois plus qu’un touriste de loisirs, soit 180 à 250 euros/jour. Il génère aussi des emplois indirects dans l’hôtellerie, la restauration, le transport terrestre et aérien… Le marché du golf croît 2,5 fois plus vite que le marché touristique global.

    De surcroît, les golfs sont devenus de véritables sources de revenus d’abord par les emplois qu’ils mobilisent. Si l’on part d’un ratio moyen de 4,5 emplois par trou, l’on dénombre plus de 2.700 emplois directs,  qui seront majorés d’environ un millier d’autres d’ici l’achèvement des travaux des golfs en projet, soit un total de 3.700 emplois directs. Un golf de 18 trous emploie entre 80 et 140 personnes (dont greenkeepers, jardiniers, caddies, restaurateurs…).

    Un sport qui brasse des milliards

    Que ce soit en tant que sport ou en tant que business, le golf génère des recettes conséquentes. En l’absence de chiffres officiels, les joueurs au monde sont estimés à quelque 80 millions, jouant sur 40.000 greens. Les évènements autour du golf génèrent 2 milliards de dollars au niveau mondial et le tourisme golfique est estimé, lui, à l’équivalent de 1 milliard de dollars.

    Aziza EL AFFAS

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