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    Economie

    Nouveau modèle de développement: «Adapter, sans faire table rase!»

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5495 Le 15/04/2019 | Partager
    L’idée est de capitaliser sur les acquis en misant sur l’innovation et l’audace
    Les revendications sociales doivent être prises en compte dans la nouvelle configuration
    L’institut Amadeus se greffe au débat autour de la réforme du système en vigueur
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    Pour Brahim Fassi Fihri, président de l’institut Amadeus, «le nouveau modèle de développement doit apporter des réponses concrètes, alternant la logique de continuité et celle de rupture» (Ph. Bziouat)

    Les rencontres de réflexion autour du nouveau modèle de développement se multiplient. Cette fois, c’est au tour de l’institut Amadeus de réunir plusieurs d’intervenants pour débattre des principaux enjeux à prendre en compte dans  le processus de refonte du modèle en vigueur.

    L’une des principales conclusions de cette rencontre, organisée mercredi dernier à Rabat: «Il ne s’agit pas de réinventer le modèle, mais plutôt de capitaliser sur ses avancées et de l’adapter au contexte et défis actuels», comme l’a expliqué Brahim Fassi Fihri, président de ce think tank. Même son de cloche chez Anass Doukkali, ministre de la Santé et membre du bureau politique du PPS.

    Celui-ci a mis l’accent sur «les bienfaits du modèle en vigueur, notamment dans les domaines économique et social». Il a rappelé que les différents indicateurs ont été améliorés grâce aux chantiers lancés dans le cadre du schéma actuel. Mais il a reconnu que cette configuration «a épuisé ses forces».

    Mais «il ne s’agit pas de faire table rase de tout ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui», a précisé, pour sa part, Noureddine El Aoufi, président de l’Association marocaine des sciences économiques.

    L’idée est plutôt de répondre à une série de questions qui se posent avec acuité, dont certaines ont été pointées par les intervenants lors de cette rencontre. Par exemple, comment renforcer le Plan d’accélération industrielle? Quel rôle pour les PPP? Comment optimiser l’exploitation des efforts de la diplomatie économique?

    Globalement, les différents intervenants ont insisté sur le fait que «le nouveau modèle doit apporter des réponses concrètes, dont certaines s’inscrivant dans une logique de continuité. D’autres seront plutôt dans une logique de rupture». Quoi qu’il en soit, la prochaine démarche «devra s’appuyer sur deux fondements: les grands programmes structurels et le renforcement des capacités humaines», a souligné El Aoufi.

    Pour lui, c’est incontournable que le nouveau modèle intègre la demande sociale, qui s’est exprimée à Al Hoceïma, à Jrada et ailleurs, et continuera de s’exprimer. L’appropriation du prochain mode opératoire impose l’adoption d’une démarche participative et délibérative durant le processus d’élaboration, a-t-il insisté.

    De son côté, le président d’Amadeus a expliqué qu’il «devient nécessaire de faire évoluer le système actuel en fonction des facteurs exogènes, notamment les contraintes internationales actuelles, mais également les réalités internes impactant le pays». Concrètement, il s’agit d’un «travail d’adaptation et de renforcement par le recours à l’innovation, à l’audace et au dépassement des approches conventionnelles».

    Le ministre de la Santé semble s’inscrire dans la même logique, en plaidant pour l’adoption de méthodes et d’approche qui transcendent les contraintes liées au temps politique, notamment les mandats gouvernementaux. Pour lui, «le modèle marocain est appelé à être innovant et à joindre inclusivité et lutte contre les disparités».

    Parallèlement, les aspects liés à la gouvernance devront être adaptés pour prendre en compte les prochaines transformations (voir encadré). Il a estimé que «la déclinaison de la Constitution, par exemple, peut être revisitée dans le sillage de l’adoption du nouveau modèle de développement, particulièrement en matière de gouvernance».

    Problèmes d’exécution

    Au-delà des aspects liés à la planification et à la mise en place des stratégies, c’est au niveau de l’exécution que le bât blesse. C’est l’un des principaux constats mis en avant par Othman El Ferdaous, secrétaire d’Etat en charge de l’Investissement et de l’Economie numérique. Il a rappelé qu’en plus de la refonte du modèle de développement, «le Roi attend également un brainstorming sur la révision du schéma institutionnel». El Ferdaous a déploré «le déficit d’engagement de l’élite managériale». Celle-ci est davantage séduite par les opportunités qu’offre le privé. Par exemple, sur les 5.000 diplômés de l’université Al Akhawayn, répertoriés sur le site Linkdin, seuls 4% travaillent dans la fonction publique ou dans les affaires publiques, selon le secrétaire d’Etat. D’où l’importance de se pencher sur les problèmes qui entravent l’engagement de cette élite dans le public.  

    M.A.M.

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