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    Dossier Spécial

    ONCF: Le fret ferroviaire dopé par l’automobile

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5491 Le 09/04/2019 | Partager
    Renault Tanger, PSA Kénitra... Les flux sur rails s’intensifient en 2019
    Des gares fret et des plateformes intégrées

    «Le train est l’avenir du fret». On parle aujourd’hui d’offre globale avec toutes les solutions offertes aux entreprises, comme la logistique, et construites autour de la colonne vertébrale qu’est le train, analyse Guillaume Pépy, PDG de la SNCF lors d’une visite au Maroc.

    «Lorsqu’ on lance une ligne à grande vitesse, on libère de la capacité sur les autres voies. Cette capacité libérée peut être utilisée pour le trafic de marchandises, par exemple», explique Pépy la veille du lancement de la LGV au Maroc.

    Industrie, agriculture, énergie, matériel de construction, automobile... Ce sont là les secteurs phares qui font appel aux services de la logistique ferroviaire au Maroc. Et c’est l’automobile qui arrive en pole position. L’implantation de Renault à Tanger, suivie de PSA à Kénitra, ou encore le développement des infrastructures portuaires (Tanger Med)... sont autant d’opportunités qui s’offrent au développement de la logistique ferroviaire.

    L’industrie automobile recèle de multiples opportunités pour l’ONCF. Le développement des infrastructures portuaires de Tanger Med a ouvert une nouvelle porte sur la Méditerranée, point de passage stratégique.  La mise en service par l’ONCF de la ligne ferroviaire Tanger-Port Tanger Med a incité Renault à s’implanter sur cette ligne, en 2012, à 30 kilomètres du port de Tanger Med.

    Pour le constructeur automobile, ce maillon ferroviaire aura été déterminant dans la chaîne de production et les volumes de ses véhicules, dont l’essentiel est orienté à l’export. L’ONCF a aussi développé une plateforme logistique au niveau de Casablanca (Zone Mita), où il apporte de nouveaux services pour une clientèle d’entreprises spécialisées dans  l’automobile.

    Ainsi, Renault achemine aujourd’hui les voitures qu’il fabrique ou qu’il importe d’Europe vers Mita, où elles sont stockées et préparées avant leur mise en vente. Fort de cette expérience, l’ONCF a signé en 2015 un contrat avec le groupe automobile français PSA, en vue d’assurer le transport et la logistique de l’usine de Kénitra. 

    L’ONCF a également déployé des infrastructures de gares fret installées  dans  des zones industrielles et des plateformes logistiques. Elles sont construites sur un important foncier, au niveau des principaux centres économiques, notamment à Casablanca, Fès et Marrakech.

    «Nous adossons également des entrepôts, afin de faciliter la gestion logistique des marchandises, pour mieux répondre aux besoins croissants de nos partenaires et clients. Mita est notre première plateforme opérationnelle à Casablanca. Des ports secs sont d’ores et déjà prêts à Marrakech et à Fès. D’autres suivront dans d’autres villes…», explique Mohamed Rabie Khlie, DG.

    Pour l’ONCF, le mode de transport ferroviaire ne doit plus être considéré isolément. L’avenir est à l’intégration. L’idée est de «ne plus raisonner en maillons de transport isolés ou en silo, mais en chaîne de logistique globale et intégrée».

    Pour une meilleure mobilité, il faut veiller aussi à ce que les aéroports, les ports… soient desservis par rail de manière à optimiser l’ensemble de la chaîne. C’est  dire que le ferroviaire est un choix pour le long terme qui s’opère comme le noyau d’un système.

    Plateforme Mita

    Mita, la première née des plateformes multimodales de l’ONCF, a vu le jour en 2008, à Ain Sebaâ, à 6 kilomètres du port de Casablanca. La plateforme accueille un port sec régi sous douane, relié au réseau ferroviaire et équipé d’un système de sécurité très efficace. La plateforme comporte également des entrepôts, dans lesquels sont stockées les marchandises en attente d’être livrées, un parc de conteneurs déjà dédouanés au port et des conteneurs vides pour les compagnies maritimes. L’ONCF offre également des services à l’export: les produits sont dédouanés au port sec, puis expédiés vers les ports maritimes. Mita est une zone d’activités logistiques ultramoderne. Un système de gestion d’entrepôts très performant «Warehouse Management System» contrôle le circuit des marchandises dans le monde entier. La plateforme accueille également un hub messagerie, exploité par une filiale de l’ONCF, Carré, qui assure le transport routier, complémentaire au rail, et la distribution des marchandises.

    A. R.

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