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    Economie

    La nouvelle stratégie de la BID

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5489 Le 05/04/2019 | Partager
    Jouer un rôle de catalyseur pour financer des projets de développement des pays membres
    Le Maroc sera un des premiers pays à supporter la vision
    Le pays et la Banque finalisent le plan d’action de coopération à l’horizon 2024

    Lancer de nouvelles activités commerciales, soutenir l’éducation de base et promouvoir la région du nord. Ce sont les principaux axes définis par le plan d’action de coopération entre le Royaume et la Banque islamique de développement (BID) pour les cinq prochaines années. Ce plan devra être présenté à l’issue de la 44e assemblée annuelle de la BID qui poursuit ses travaux à Marrakech. La conférence se tient sous le thème de la transformation dans un monde en mouvement et ce pour réaliser les Objectifs durables de développement.

    C’est aussi une occasion pour lancer la nouvelle stratégie portée par la BID et qui est basée sur quatre piliers essentiels, les partenariats public-privé, la science, la technologie et l’innovation, la chaîne de valeurs mondiale et la finance islamique. Et le Maroc devrait rapidement mettre en œuvre cette nouvelle stratégie, indique Mohamed Benchaaboun, ministre marocain des finances et président du comité des gouverneurs pour la 44e session de la BID. Les ODD représentent une nouvelle ère, élevant le niveau de financement de développement requis de plusieurs milliards à celui de trillions de dollars, indique de son côté, Dr. Bandar Hajjar, président du groupe de la BID. «La Banque va jouer un rôle de catalyseur pour le financement des projets de développement des pays membres. Le secteur privé et les marchés internationaux disposent de fonds qui attendent d’être investis», souligne Hajjar. 

    La transformation rapide du paysage mondial du développement est essentiellement sous-tendue par le progrès technologique qui est aussi l’un des principaux vecteurs de croissance économique et de développement. Dans leur effort de développement, les pays industrialisés profitent de leurs avantages économiques, tandis que d’autres pays en développement doivent opérer d’urgence une transformation économique pour faire face à leurs problèmes de développement: infrastructures inadéquates, faible niveau de développement du capital humain, activités productives à faible valeur ajoutée et manque de capacités technologiques, entre autres. «Cette situation est exacerbée par une population jeune en forte croissance, à tel point que le chômage des jeunes est devenu un défi de développement majeur pour les pays membres». On estime à 89 millions le nombre de personnes qui ont besoin d’aide humanitaire dans les pays membres de la BID. Dès lors, un changement de paradigme s’impose pour relever ces challenges. «Il est important pour la BID de cesser d’être une simple banque de développement pour devenir une Banque pour le développement et les acteurs du développement», expose le président de la BID qui a d’ailleurs présenté le tout dernier rapport 2018 de la Banque. Il en ressort que les approbations du Groupe ont atteint un total de 7 milliards USD. 
    En termes de répartition par région, environ 49%, (soit 3,4 milliards USD), des approbations ont bénéficié à des pays de la région MENA et de la région Europe. Sont suivis par les pays africains qui ont bénéficié de 2,1 milliards USD du total des approbations nettes en 2018. Les projets régionaux ont représenté quelque 58 millions USD, du total des approbations, alors que 25,8 millions USD ont été consacrés aux services communautaires dans des pays non membres.

    Partenariats 

    L'ampleur des défis des objectifs de développement durable est supérieure de ce que toute institution individuelle peut avoir comme capacité. 90 conventions de financement vont être conclues entre la BID et plusieurs autres banques internationales. Parmi ces conventions, un financement pour le transport du gaz en Tunisie pour un montant de 119 millions d’euros. De même que la BID vient d’approuver une contribution de 3 millions de dollars au Fonds pour les infrastructures en Somalie (SIF) qui est géré par la Banque africaine de développement (BAD). Une initiative qui vise à soutenir la Somalie dans ses efforts de développement des infrastructures ainsi que de la restauration des services sociaux de base. La BAD a investi près de 50,6 millions de dollars dans le SIF grâce à la contribution de plusieurs institutions et pays, en particulier le Royaume-Uni et l’Italie. Ces financements vont au développement de l’énergie et à combler le déficit d’infrastructures. 

     

     

    Badra BERRISSOULE

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