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Syrie: La vie après Daesh

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5480 Le 25/03/2019 | Partager
En dépit de la «chute du califat», appel à maintenir le niveau de vigilance
L’EI change de mode opératoire et opte pour la clandestinité
Les jihadistes étrangers, une bombe à retardement
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Après la libération de l’ensemble des territoires détenus par Daesh en Syrie et en Irak, les spécialistes mettent en garde contre la menace que posent les jihadistes étrangers, mais également les combattants de l’EI, qui continuent de rôder dans la région et «attendent le bon moment pour ressurgir» (Ph. AFP)

Après l’Irak, l’Etat islamique, plus connu sous le patronyme Daesh, a été réduit à néant. Mais la situation est loin d’être totalement sûre, dans la mesure où des jihadistes continuent de rôder dans la région. Ils sont essentiellement présents dans la zone allant du centre de la Syrie jusqu’à la frontière irakienne.

Plusieurs experts ont également mis en garde contre la transformation en cours de cette organisation terroriste, qui opte désormais pour un mode opératoire clandestin. Si le président américain Donald Trump s’est félicité de «la fin du califat», il a insisté sur l’importance de «rester vigilants». Fidèle à ses sorties tonitruantes, Trump a affirmé que «si ces lâches peuvent réapparaître occasionnellement, ils ont perdu tout prestige et pouvoir».

Même son de cloche chez les responsables de la coalition anti-Daesh, qui ont mis en garde contre le fait que «la lutte contre l’EI et sa violence extrémiste est loin d’être finie». Même si, selon le Pentagone, la totalité des territoires contrôlés auparavant par Daesh en Irak et en Syrie ont été libérés.

La chute du «califat d’Al Baghdadi» a poussé cette organisation terroriste à se réfugier dans des zones reculées. «Ils attendent le bon moment pour ressurgir», selon les responsables des forces de coalition. D’autant que l’EI peut compter sur les cellules dormantes, présentes dans plusieurs pays, «pour perpétuer son idéologie et combat sanglant».

Parallèlement, des milliers de jihadistes étrangers, ainsi que leurs familles, sont encore retenus en Syrie. Pour plusieurs spécialistes, ils constituent «un danger», en dépit de la déconfiture du projet du califat. Les forces militaires locales, particulièrement celles relevant des groupes kurdes, ont appelé la communauté internationale à «désamorcer cette potentielle bombe à retardement».

Plusieurs jihadistes ont été arrêtés par ces forces kurdes, ayant mis en place une administration semi-autonome. Leurs familles, notamment les femmes et les enfants, sont installées dans un camp de déplacés.

M.A.M.

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