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    International

    Brexit: Theresa May joue sa dernière carte

    Par L'Economiste | Edition N°:5479 Le 22/03/2019 | Partager
    Pas question de report au-delà des élections européennes
    Bruxelles craint des risques juridiques et politiques

    Réunis jeudi 21 mars 2019 à Bruxelles, les dirigeants européens ont averti le Royaume-Uni qu'un nouveau rejet de l'accord de Brexit par les députés britanniques déboucherait sur un divorce chaotique.

    A son arrivée au sommet qui se tient jusqu'à ce vendredi 22 mars, le président français Emmanuel Macron a affirmé qu'en «cas de vote négatif britannique, nous irions vers un no deal». Le président du Conseil européen Donald Tusk a lui conditionné le report du Brexit réclamé par la Première ministre Theresa May à l'adoption de l'accord qu'elle veut soumettre pour la troisième fois aux élus britanniques aussi vite que possible.

    La dirigeante conservatrice veut obtenir de ses homologues européens un report de trois mois, jusqu'au 30 juin, de la date du divorce, censé avoir lieu le 29 mars. La Commission européenne a prévenu qu'un tel report «entraînerait de graves risques juridiques et politiques pour l'UE. Car le Royaume-Uni serait tenu d'organiser le scrutin européen même s'il se retire ensuite avant la session inaugurale du Parlement, début juillet».

    S'il ne le faisait pas, il mettrait en péril la légalité du nouveau Parlement avec le risque d'une paralysie durable du fonctionnement de l'UE, a mis en garde l'exécutif européen. Les députés britanniques ont déjà rejeté massivement à deux reprises le Traité de retrait de l'UE, mais May n'a pas perdu l'espoir de les voir changer d'avis.

    Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, est également à Bruxelles où il a rencontré le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier. Il a évoqué un nouveau vote tout en excluant de se ranger derrière l'accord de May.

    En cas d'échec du troisième vote, le «no deal» apparaît comme l'issue par défaut, ont mis en garde les Européens, synonyme de chaos économique potentiel. Le patronat et les syndicats britanniques ont «supplié» la Première ministre de changer d'approche face à ce qu'ils estiment être une situation d'urgence nationale.

    Si le Parlement britannique rejetait à nouveau ce texte, l'UE serait-elle toujours prête à accorder un report du Brexit, forcément plus long? «Seulement s'il y a un changement politique majeur au Royaume-Uni, comme de nouvelles élections ou un nouveau référendum», a prévenu un diplomate.

    «Si la semaine prochaine il n'y a pas de vote ou pas de vote positif au Parlement britannique, dans ce cas, il faudra voir s'il faut une nouvelle rencontre du Conseil européen avant le 29 mars», a indiqué la chancelière allemande Angela Merkel devant le Bundestag.

    La richesse britannique va fondre!

    En cas de Brexit sans accord, la richesse produite du Royaume-Uni serait amputée de 57,3 milliards d’euros par an, soit presque 900 euros par habitant, et celle de l’Union européenne de 40,4 milliards, révèle une étude de l’institut Bertelsmann. Outre le Royaume-Uni, l’Allemagne (9,5 milliards d’euros) et la France (7,73) devraient compléter le podium des pays les plus touchés par le Brexit. Aucun pays de l’UE n’échappe à un effet négatif, Malte (-31 millions d’euros) et Chypre (-42 millions d’euros) étant ceux qui négocieront le mieux le départ du Royaume-Uni. Les Irlandais pourraient ainsi perdre jusqu’à 720 euros par habitant dans le pire des cas…

    F. Z. T. avec agences

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