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    Wafa Assurance: L'activité sauvée par la «Vie»

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5474 Le 15/03/2019 | Partager
    Le résultat net impacté par la hausse de la sinistralité Non-Vie
    Forte dégradation du sinistre automobile avec des niveaux élevés de fraude
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    «Wafa Assurance est dans les normes de rentabilité du secteur. L'activité continue à engranger de la prime. De plus en plus de clients rentrent dans l'assurance. La taille du marché augmente et les fondamentaux du développement du secteur sont plutôt bons. La machine a encore des capacités à faire valoir. Chaque année, il y a de nouveaux véhicules, des salariés, des infrastructures, des investissements... C'est de bon augure, nous sommes assez confiants pour revenir à des niveaux de rentabilité normatifs dans l'automobile», soutient d'emblée Ramses Arroub, PDG de Wafa Assurance, lors de la présentation des résultats annuels de la compagnie, mercredi 13 mars. 

    Cette déclaration en dit long sur les difficultés conjoncturelles du secteur marqué par la dégradation de la sinistralité dans l'automobile à travers l'accélération de la fraude.  C'est dans ce contexte que l'assureur a émis une alerte sur résultats début mars.

    En effet, la sinistralité a eu un impact négatif sur les comptes à hauteur de 350 millions de DH. Ramses Arroub attribue cela à trois incidents majeurs en un an sans en dire plus. Pour le management, il y a un travail de fond et une série de mesures mises en place par la profession. Parmi ces mesures, la fin de la gratuité sur des prestations liées à l'assistance, notamment le véhicule de remplacement, le remorquage ou encore le constatateur. Désormais, «chaque compagnie va facturer ces prestations comme elle le souhaite», précise Arroub.

    Ceci dit, l'activité de la compagnie continue à croître. Les primes annuelles émises ont progressé de 4% par rapport à 2017 pour atteindre 8,4 milliards de DH. Et c'est l'activité Vie qui a été le moteur de la croissance. L'assureur affiche une dynamique sur cette branche, tant en épargne qu'en prévoyance, avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 4,7 milliards de DH, en hausse de 5,7%.

    En revanche, sur l'activité Non-Vie, la croissance a été ralentie par un effort d'assainissement du portefeuille. Le chiffre d'affaires Non-Vie ressort à 3,7 milliards de DH avec une modeste croissance d'à peine 1,9%. Finalement, le résultat net s'inscrit en baisse en raison de la branche Non-Vie.

    Compte tenu de l'amélioration du résultat non technique de 45 millions de DH, le résultat net de la compagnie s'est établi à 608 millions de DH, avec une baisse de 25,8%. Il dégage un ROE de 11,8%. Quant aux fonds propres, ils ressortent à près de 5,8 milliards de DH au terme de l'exercice, en hausse de 3,4%.

    Sur un tout autre registre, la compagnie compte 6 filiales dans 4 pays à l'échelle du continent. Des projets de développement seront actés en 2019. Sur ce point précis, deux options se profilent: soit  des acquisitions, soit des greenfields. En 2018, les filiales ont généré un chiffre d'affaires de pratiquement 900 millions de DH, dont 677 millions réalisés hors Maroc et 224 millions générés par l'assistance. Grosso modo, l'ensemble des filiales sont en progression à deux chiffres, sauf le Sénégal.

    Au vu des résultats enregistrés et des perspectives qu'offre la compagnie, le conseil d'administration a décidé de proposer à l'Assemblée générale ordinaire, convoquée pour le 29 avril prochain, la distribution d'un dividende stable de 120 DH par action, au titre de l'exercice 2018.

    Côté perspectives, l'optimisme reste de mise au sujet de l'exercice 2019 qui devra continuer à engranger de la croissance. «Nous sommes convaincus que 2019 connaîtra le début de l'inflexion de la hausse de la sinistralité, avec un tournant dans la capacité à enrayer la sinistralité», pronostique Ramses Arroub.

    A. R.

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