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    Transport touristique: L’investissement bloqué par la tutelle

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5474 Le 15/03/2019 | Partager
    Des dizaines de dossiers en attente d’instruction six mois après leur dépôt
    Les opérateurs se plaignent de la multiplication des intervenants
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    Le transport touristique reste plombé par une bureaucratie qui remonte à plusieurs décennies (Ph. Bziouat)

    Les opérateurs de transport touristique sont remontés contre leur ministère de tutelle. La Commission nationale du transport chargée de statuer sur les créations d’entreprises, le renouvellement des agréments ou leur extension n’a pu valider que quelques dossiers après 7 mois d’absence. Si bien que la Fédération (FNTT) s’en est encore remise, mercredi 13 mars, à Mehdi Taleb, directeur de la réglementation, du développement et de la qualité du ministère du Tourisme.

    «Nous avons abordé plusieurs questions concernant notre activité. La plus urgente reste l’accélération de l’examen des dossiers d’investissement en suspens», explique Rachid Bouamara, vice-président de la Fédération. Selon la profession, quelque 200 dossiers en souffrance à la commission.

    Plusieurs entreprises sont actuellement paralysées à cause de la bureaucratie entachant la procédure d’autorisation et sa reconduction. Ainsi, certains opérateurs doivent renouveler leur flotte de véhicules, mais leurs autorisations arrivent bientôt à échéance. Du coup, les banques refusent d’accorder les financements nécessaires n’étant pas sûres que les licences soient reconduites.

    Dans le domaine du transport touristique, la durée d’utilisation d’un véhicule est plafonnée à 12 ans tandis que celle des agréments est fixée à 7 ans. D’autres opérateurs ont accompli toutes les formalités administratives mais ne peuvent démarrer leurs activités faute d’une autorisation. Certains transporteurs se plaignent de l’amalgame avec les chauffeurs de taxi.

    En effet, ceux qui souhaitent intégrer le segment TGR (transport grande remise) dans leur offre de services, entendre par là transport de luxe, se voient opposer un refus catégorique de la commission. Il s’agit d’une activité sur laquelle il y avait un litige entre les sociétés de transport touristique et les chauffeurs de taxi.

    Ces derniers s’opposaient, parfois violemment, au transport de touristes des sociétés dédiées. A l’origine du problème, la confusion avec les chauffeurs Uber. Mais le ministère de l’Intérieur continue de s’opposer à l’extension du transport touristique au segment de luxe.

    Plusieurs réunions ont eu lieu entre le ministère du Transport et la Fédération. La dernière a eu lieu en janvier dernier. Mais à l’image des pourparlers avec les fédérations des autres branches de transport, aucun accord n’a été trouvé.

    Dans le cas du transport touristique, les opérateurs estiment que la procédure d’homologation est «inutilement contraignante» car il faut se rendre dans plusieurs services d’une même administration et à des endroits différents. Avant sa mise en service, un véhicule doit subir trois visites techniques même s’il est de fabrication européenne, et déjà homologué.

    En fait, c’est toute la procédure liée à l’activité de transport touristique qui reste lourde. Les opérateurs doivent fournir, à chaque fois, les mêmes justificatifs. Ainsi, par exemple, en plus de la fiche anthropométrique et d’un extrait du casier judiciaire,  l’opérateur fait systématiquement l’objet d’une enquête en bonne et due forme.

    «Nous proposons que le cahier des charges, qui remonte à 2014, soit assoupli pour réduire le dossier administratif au minimum et donc les délais de réponse aux demandes des opérateurs», suggère Bouamara. Une doléance qui n’est pas sans rappeler de nombreuses autres activités.

    Hassan EL ARIF

     

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