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    Economie

    Agrumes: Qu'est-ce qui ne marche pas?

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5471 Le 12/03/2019 | Partager
    Les circuits de distribution et de commercialisation dépassés, la logistique en panne
    A peine 20% de la production à l'export, alors que les objectifs sont de 1,2 million de tonnes
    Tout est à revoir pour une filière qui génère plus de 3 milliards de DH /an
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    C’est à l’ensemble des intervenants d’imaginer des alternatives aux problématiques de la surproduction, contraintes climatiques et problématiques de l’export et de la commercialisation (Ph. A.K)

    Avec une contribution de 20% aux exportations agricoles marocaines, générant plus de trois milliards de DH de recettes par an, la filière agrumicole constitue un véritable levier de croissance et de développement socio- économique.

    «La filière des agrumes qui s’étale sur une superficie de 128.000 hectares, joue un rôle économique et social important. Elle assure des revenus pour 13.000 producteurs. Elle fournit ainsi 120.000 emplois stables et 30 millions jours de travail/an»,  précise Mohamed Sadiki, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.

    Cette filière peut être encore plus rentable à condition qu'elle bénéficie d’un meilleur accompagnement logistique et que de nouvelles perspectives de croissance s'ouvrent à elle. C’est ce qui ressort des différentes interventions aux deuxièmes journées agrumicoles tenues les 8 et 9 mars à l’Agropole de Berkane. La filière des agrumes Maroc a atteint ses objectifs de production mais piétine encore au niveau de l’export.

    Au lieu d’atteindre les 1,2 million tonnes d’exportation par an, stipulées dans le contrat programme 2008/2018, elle peine à dépasser les 664.000 tonnes réalisées au cours de la dernière campagne. À part la variété Nadorcott qui bénéficie de l’exclusivité et la protection sur le marché européen, les autres variétés souffrent d’une concurrence de plus en plus accrue.

    «Constat qui démontre qu’on n’a pas la compétitivité logistique requise pour être plus performant et s’imposer sur certains marchés», explique Abdellah Jrid, président de l’Association des producteurs d'agrumes du Maroc (ASPAM). D’où la nécessité de revoir les approches et d’instaurer de nouveaux mécanismes de commercialisation.

    Les ajustements sont à porter en matière de valorisation des stations de conditionnement, des unités de transformation, organisation du marché local et l’octroi de subventions pour optimiser les différents paramètres de la logistique. «Il faut également revoir à la hausse le prix des récoltes destinées à la transformation et accorder 50 centimes/kg d'aide aux producteurs pour qu’ils puissent tirer profit des fruits écrasés», ont préconisé plusieurs intervenants lors de ces journées.

    Les unités existantes à Berrechid et Casablanca traitent seulement le 1/3 des 120.000 tonnes destinées à ce créneau. Un manque énorme qui sera rattrapé grâce aux apports des nouvelles unités agroalimentaires à Berkane et Souss-Massa.

    Les superficies réservées aux agrumes ont connu une augmentation de 51 % et sont passées de 51.000 ha en 2008 à 128.000 ha au lieu des 105.000 ha programmés initialement ( +22 %) . Idem pour la production qui est passée de 1,3 million de T en 2008 à 2,62 millions de T en 2018, sans, pour autant, atteindre les 2,9 millions tonnes recommandées par le contrat programme.

    Pour remédier aux contre performances commerciales, la filière a bénéficié de plusieurs actions d'accompagnement: contributions du département de tutelle de 25 à 30 % pour la création de 47 unités de refroidissement et stockage des oranges, subvention de 30 millions de DH pour la réalisation d’une grande unité de production de jus d’oranges.

    Ali KHARROUBI

     

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