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    Economie

    Les PPP pour résorber le déficit en infrastructures

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5464 Le 01/03/2019 | Partager
    Le Maroc veut renforcer le recours à ce mode, notamment dans l’Education et la Santé
    Révision en cours de la loi sur les PPP
    La réussite de ces projets dépend de la qualité de la préparation en amont
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    Bandar Hajjar, président de la BID, ici avec Mohamed Benchaaboun, a mis l’accent sur les avantages de l’implication du privé dans la réalisation des projets d’infrastructures. Le taux de réussite est de 89% et la probabilité de les achever dans les délais prévus est 3,5 fois supérieure par rapport au secteur public (Ph. Bziouat)

    Comment favoriser une plus grande implication du secteur privé dans la réalisation des projets d’infrastructures, dans le cadre de partenariats public-privé? C’est l’un des principaux objectifs de la 2e édition du Forum organisé par le ministère des Finances et la Banque islamique de développement.

    Une rencontre qui «arrive à point nommé, à un moment où le Maroc mène une réflexion sur la refonte de son modèle de développement et sur les possibilités de renforcer davantage l’implication du secteur privé dans les infrastructures», selon Mohamed Benchaaboun, ministre des Finances. Celui-ci a mis l’accent sur 2 secteurs qui nécessitent une plus grande implication du privé: la santé et l’éducation.

    Deux domaines stratégiques, souffrant de grands déficits en matière d’infrastructure, que l’Etat peine à combler. Surtout que «les gouvernements ne peuvent pas à eux seuls, résoudre les problèmes de développement», a précisé, pour sa part, Bandar Hajjar, président de la Banque islamique de développement.

    Le Maroc «a fait le choix d’amplifier davantage l’effort d’investissement public pour renforcer l’offre en infrastructures et services de qualité, par le recours, notamment aux PPP, considérés comme un outil de prédilection», a rappelé Benchaaboun. Il a insisté sur les multiples avantages de cette formule. C’est le cas notamment pour «le coût global, la recherche de la performance, l’assurance de la durabilité du patrimoine…», a-t-il affirmé. Même son de cloche chez le président de la BID.

    «Les projets PPP se sont avérés plus fructueux, avec un taux de réussite moyen de 89%. La probabilité d’achever ces projets dans les délais impartis est 3,5 fois supérieure à ceux réalisés par le secteur public. Globalement, ils sont de 30% plus efficaces», a-t-il fait savoir.

    Néanmoins, la réussite de ce mode opératoire «dépend fortement de la qualité de la préparation en amont des projets, de la rigueur et de la transparence dans l’attribution des contrats, d’optimisation des coûts engagés et de rentabilisation des capitaux investis», a expliqué le ministre des Finances.

    Concrètement, ces projets doivent porter sur des priorités stratégiques et répondre à des besoins dûment justifiés, a-t-il ajouté. Car, «des PPP bien conçus conduisent généralement à des rendements socioéconomiques plus élevés que le modèle traditionnel des marchés publics», selon Hajjar.

    Benchaaboun a insisté sur l’importance de la mise en place d’un cadre institutionnel et réglementaire des PPP adéquat, clair et transparent, afin de réussir le renforcement du recours à ce mode de financement. Actuellement, la loi sur les PPP, entrée en vigueur en 2015, est en cours de révision.

    L’objectif est de «rendre ce dispositif plus attractif et empreint de célérité». Actuellement, le Maroc est considéré comme un leader des PPP, «particulièrement dans les secteurs des énergies renouvelables et des villes vertes», a estimé le président de la BID, qui a appelé à reproduire cette expérience dans ce domaine dans d’autres pays.

    Il a rappelé que le Maroc est l’un des principaux bénéficiaires de l’appui financier de cette Banque dans le domaine des projets PPP. Par exemple, la BID a participé à hauteur de 150 millions de dollars au financement de l’expansion et de la réhabilitation du port de Jorf Lasfar pour l’OCP, ayant été achevé fin septembre 2017. Ce qui a permis de porter les cargaisons totales de 10 millions de tonnes en 2015 à 17,6 millions de tonnes en 2018, en plus de la création de plus de 200 emplois.

    Quel apport de la finance islamique?

    La finance islamique est un «nouveau venu sur le marché des projets d’infrastructures en PPP», a souligné Bandar Hajjar, président de la BID. Celui-ci a estimé que «les pratiques dans ce domaine ont mûri, permettant le recours à la finance islamique pour la réalisation d’infrastructures en PPP, notamment les routes, les énergies renouvelables, les aéroports, les hôpitaux…». D’autant que «la coexistence des financements conventionnel et islamique dans les projets en PPP s’est avérée efficace dans plusieurs pays», a-t-il ajouté. Hajjar a précisé que, parfois, «la méconnaissance de la finance islamique peut empêcher les promoteurs des projets et les banques conventionnelles d’y avoir recours. D’où la nécessité de familiariser les praticiens et de les aider à mieux comprendre les solutions disponibles dans le cadre de ce mode de financement».

    M.A.M.

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