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    International

    Où en est le Brexit?

    Par L'Economiste | Edition N°:5438 Le 24/01/2019 | Partager
    Des amendements seront soumis au vote le 29 janvier 2019
    Mise en garde contre le risque de tsunami politique

    Frustrés par la stratégie de la Première ministre Theresa May sur le Brexit, des députés britanniques ont entrepris d'obtenir un report de la date de sortie de l'UE, prévue le 29 mars 2019, voire un nouveau référendum. Les députés ont commencé à rédiger des amendements qui seront soumis au vote le 29 janvier prochain.

    ■ Différents scénarios: Le Labour, principal parti d'opposition au Royaume-Uni, souhaite que les députés britanniques puissent débattre des différentes options permettant d'éviter un «no deal»: nouvelle union douanière avec l'UE, maintien d'une relation forte avec le marché unique mais aussi organisation d'un nouveau référendum. De son côté, Hilary Benn, chef de la commission chargée du Brexit, un travailliste, propose de déterminer ce que veulent les députés en organisant une série de votes. La Chambre des communes donnerait alors son avis sur différents scénarios: renégociation de l'accord de Brexit, sortie sans accord ou nouveau référendum. Quant au conservateur Dominic Grieve, il a déposé un amendement qui obligerait le gouvernement à accorder six jours aux députés, en février et mars, pour débattre et voter sur différentes options. La dernière des dates serait le 26 mars, soit trois jours avant le Brexit.

    ■ Repousser le Brexit: L'amendement est l'œuvre de la travailliste Yvette Cooper. Destiné lui aussi à éviter un «no deal», il stipule qu'en l'absence d'accord au 26 février, le gouvernement devra repousser le Brexit jusqu'au 31 décembre 2019, une proposition qui jouit du soutien d'anciens ministres conservateurs. Les élections européennes du 26 mai sont la vraie deadline (date butoir) de la négociation sur le Brexit, selon le chef de la diplomatie espagnole Josep Borrell.

    ■ Ce que pense le gouvernement: Le ministre britannique du Commerce extérieur, Liam Fox, a mis en garde contre le risque de tsunami politique si les députés ne respectaient pas le résultat du référendum sur l'UE du 23 juin 2016. Downing Street a qualifié d'extrêmement inquiétantes les initiatives visant à reporter la date de sortie. Mais pour le chef du Labour Jeremy Corbyn, les députés doivent agir maintenant pour sortir de l'impasse.

    ■ Les députés auront-ils le dernier mot? Les amendements déposés ne seront pas tous soumis au vote: c'est le président (speaker) de la Chambre des communes, John Bercow, qui sélectionnera ceux qui seront proposés le 29 janvier. Si l'amendement travailliste est retenu, son adoption semble peu probable, les députés conservateurs n'ayant guère d'intérêt à soutenir un texte de l'opposition. Les amendements adoptés ne seront pas légalement contraignants mais il serait politiquement très risqué pour Theresa May de les ignorer. La Première ministre pourrait également voir sa marge de manœuvre sérieusement amoindrie si les députés de son Parti conservateur votent en nombre en faveur de tel ou tel amendement. Le gouvernement s'exposerait enfin à une série de démissions s'il tentait d'imposer des consignes de vote, selon la presse britannique.

    Départ des sociétés étrangères

    «Le Royaume-Uni demeure une destination attractive pour les investissements étrangers malgré le départ annoncé de plusieurs sociétés étrangères dans la perspective encore incertaine du Brexit», a assuré le mercredi 23 janvier 2019 à Davos le ministre du Commerce extérieur Liam Fox. Minimisant l'impact des déménagements des sièges européens de Sony et Dyson (aujourd'hui installés à Londres), Fox a cité une étude du cabinet Deloitte selon laquelle la Grande-Bretagne avait attiré plus d'investissements étrangers que la France et l'Allemagne réunies depuis le vote pour son départ de l'UE en 2016.

    F. Z. T. avec AFP

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