Régions

Casa-Tramway: Pas d’augmentation tarifaire en vue

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5360 Le 28/09/2018 | Partager
Le prix du ticket maintenu à 6 DH
Une décision prise à la veille de l’entrée en service de la 2e ligne
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Avec l’entrée en service de la 2e ligne, le surplus de passagers devra  permettre de réduire le montant du déficit à terme. La ville subventionne à hauteur de 40% le prix réel du ticket (10 DH) (Ph. L’Economiste)

Bonne nouvelle pour les Casablancais. Les tarifs du tramway ne changeront pas à  l’entrée en service de la 2e ligne en octobre prochain. Le prix du ticket sera ainsi maintenu à 6 DH (pour la carte rechargeable) et 8 DH pour le ticket jetable. Cette décision du Conseil de la ville devra toutefois être entérinée par le vote des élus lors de la prochaine session, prévue jeudi 4 octobre.

«Nous avons décidé de maintenir la tarification inchangée pour deux principales raisons», explique Mohamed Bourrahim, vice-président du Conseil de la ville en charge de la mobilité. Il s’agit, selon lui, d’éviter de grever davantage les ménages casablancais et surtout les encourager à opter pour les transports en commun.

Autrement dit: avec le même ticket à 6 DH, l’usager a droit à un changement de destination dans l’une des stations de correspondance (à condition de ne pas dépasser une heure entre les deux trajets). Concrètement, un passager qui prend le tram de Sidi Bernoussi (Ligne 2) vers Lissasfa (Ligne 1) n’aura à payer que 6 DH pour deux trajets (avec changement à la station de correspondance de bd Abdelmoumen).

Les tarifs devront toutefois être revus à la hausse avec la mise en place de l’interopérabilité tram/bus (après le départ de M’dina bus en 2019).

La ville a donc décidé de continuer à subventionner à hauteur de 40% le prix réel (10 DH). Ce qui équivaut à 80 millions de DH que la commune doit débourser chaque année pour équilibrer les comptes de Casa-Transports.

Durant les premières années d’exploitation, le déficit a été supporté par le Fonds d’accompagnement des réformes du transport routier urbain et interurbain (FART). La commune met la main à la poche depuis 2017 pour éponger le déficit de la 1re ligne. Sauf que le déficit risque de s’aggraver avec la mise en service de la 2e ligne. «Au contraire, le nombre d’utilisateurs va augmenter et les recettes avec», rétorque Bourrahim.

En effet, la moyenne des voyages passera de 95.000/jour (jusqu’à 130.000/j en périodes de pic) à 210.000/jour dès octobre prochain. Le surplus de passagers devra  permettre de réduire le montant du déficit à terme. La ville table aussi sur l’amélioration des recettes publicitaires pour renflouer les caisses. Aujourd’hui, les recettes publicitaires de la 1re ligne représentent 10 millions de DH/an. Outre l’affichage et l’habillage, le «naming» est une source non négligeable de revenus.

Pour rappel, l’ensemble du réseau de transport collectif en site propre, prévu à l’horizon 2022, comportera pas moins de 7 lignes, dont 4 en mode tram, 2 en mode bus à haut niveau de service (BHNS) et une ligne encore à l’étude. D’ici là, la facture sera de plus en plus salée et sera sans doute supportée par les trois conseils (communal, régional et préfectoral) qui devront mettre la main à la poche.

 

 

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