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    BTP & Ingénierie: Le contrat-programme fait des remous

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5360 Le 28/09/2018 | Partager
    Des professionnels déplorent le fait d’avoir été écartés des concertations
    Le secteur est handicapé par la prolifération de la fausse ingénierie
    De graves retombées sur la PME et la TPE qui constituent 95% de cette filière
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    Le bureau national de l’AMIC BTP monte au créneau et appelle à une concertation élargie avec tous les représentants du secteur. Il insiste essentiellement sur la nécessité de faire participer l’ensemble des professionnels de l’ingénierie du BTP dans l’élaboration du volet ingénierie de ce contrat-programme (Ph. L’Economiste)

    A peine signé, le contrat-programme du BTP et de l’ingénierie provoque des remous au sein de la profession. C’est le cas du côté de l’Association marocaine professionnelle de l’ingénierie et du conseil technique du bâtiment et des travaux publics (AMIC BTP) qui regroupe plus de 250 bureaux d’ingénierie.

    Elle proteste contre l’absence de concertations préalables et émet des réserves quant à la représentativité de la profession lors de la signature du contrat-programme du BTP et de l’ingénierie conclu, à Al Hoceïma, entre la Fédération nationale du bâtiment et travaux publics (FNBTP) et la Fédération marocaine du conseil et de l’ingénierie (FMCI) et 10 départements ministériels (Intérieur, Finances, Equipement, Habitat, Emploi, Enseignement, Energie…).

    «L’AMIC BTP déplore son exclusion de toute concertation sur le contrat-programme, malgré ses multiples demandes de rencontre avec les services du ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau qui pilote le projet», précise Fouad el Azhari, président de l’AMIC BTP.

    Selon lui, «la seule version disponible date de 2017 et prévoit des dispositions non constitutionnelles telles que l’attribution de l’exclusivité de la représentation du secteur de l’ingénierie à une association bien déterminée au détriment des autres.

    Cette version prévoit en plus l’instauration d’un système de classification/labellisation à caractère exclusif de commande publique pour la majorité des professionnels de l’ingénierie. De plus, l’exercice de la profession n’est pas encore réglementé à l’instar des autres intervenants dans le domaine du BTP (architectes et topographes) et le secteur est handicapé par la prolifération de la fausse ingénierie.

    De son côté, Abdelkader Jellouli, vice-président de l’AMIC BTP, appelle le département de tutelle à assumer pleinement ses responsabilités pour éviter les graves retombées de ce contrat- programme sur la PME et la TPE qui constituent 95% de l’ingénierie nationale. Il insiste essentiellement sur la nécessité de faire participer l’ensemble des professionnels de l’ingénierie du BTP dans l’élaboration du volet ingénierie de ce contrat-programme.

    Tout en émettant ses réserves, l’Association marocaine professionnelle de l’ingénierie et du conseil technique du bâtiment et des travaux publics se dit disponible pour participer activement à l’amélioration, à la mise à niveau et au développement de la profession.

     

     

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