×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    De bonnes sources

    Oups! Amara remplace Boussaïd

    Par Nadia SALAH | Edition N°:5328 Le 03/08/2018 | Partager

    Abdelkader Amara actuel ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau  prend en charge le ministère de l’Economie et des Finances dont Mohamed Boussaïd a été renvoyé mercredi 1er août 2018.
    Comment a été décidée la nomination d’Abdelkader Amara  à la place de Mohamed Boussaïd? Le choix est-il fait pour faire regretter Boussaïd? La réalité est plus complexe.

    Il s’agit, dit-on, d’un intérim pour expédier les travaux liés au projet de budget 2018. Sachant que les reconstructions, telles que lancées dans le Discours du Trône, sont maintenant sous la main du Chef du gouvernement. D’ailleurs le RNI, qui n’a pas le pouvoir de batailler, sauf en bloquant, a accepté le choix d’Amara.

    La biographie officielle d’Abdelkader Amara insiste sur sa formation de scientifique et d’enseignant. Il est le député de Sala El Jadida régulièrement réélu depuis plus de seize ans (2002). Il est ministre pour la deuxième fois. Il a eu en charge le ministère de l’industrie-commerce-NTI (Benkirane I) puis de  l’énergie-mines-eau-environnement  sous Benkirane II. El Othmani lui a confié le ministère de l’équipement-transport logistique-eau. Cette biographie lui attribue la « supervision de projets industriels structurants» et le « projet GPL », toujours aussi mystérieux.

    Abdelkader Amara a un génie particulier pour se rendre invisible en cas de difficultés, comme la préparation de la COP22, les retards de chantiers en génie civil, les morts des mines artisanales à Jerada, les crises de l’eau, le boycott pétrolier….

    Il est un personnage important de son parti, le PJD, en tant que fondateur et surtout trésorier, poste stratégique. Proche de Ramid et de Boulif, Amara se situe dans la plaine, reliant les « Othmanistes » et les tenants de Benkirane. Ce dernier, de plus en plus extrémiste, est capable de faire huer le chef de gouvernement par des  jeunes en meeting. Et ne s’en prive guère.

    Ainsi c’est dans ce sens que le ministre Amara est indispensable pour que le gouvernement El Othmani fonctionne.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc