Culture

Comment le festival du Haouz a ranimé toute une région

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5312 Le 11/07/2018 | Partager
L’événement a redynamisé les villes de Tahanaout, Aït Ourir, Amizmiz, Imlil, Oukaïmeden
Et donné un sérieux coup de pouce à la jeunesse locale
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La ville de Tahanaout a vu ses murs se colorer de fresques géantes, réalisées par une dizaine d’artistes venus de différentes régions du Maroc, réunis au sein du collectif 400 Ml (Ph. Festival Al Haouz)

Un plein d’idées et de projets pour la région du Haouz. Avec son festival, c’est un bon coup de projecteur sur ses habitants, ses jeunes, sa culture et ses richesses. L’association Al Haouz pour la culture, l’éducation et le développement, avec Mohamed Mourabiti comme président, a dynamisé les villes de Tahanaout, Aït Ourir, Amizmiz, Imlil, douar Tarzint, douar Azrou, Oukaïmeden. L’événement met son empreinte à Marrakech également avec l’exposition «Jeunesses africaines» au Bab Hôtel. On y découvre le travail d’Ina Makosi, photographe et réalisatrice sénégalaise, résidente à Al Maqam en 2016, et de Meriam Tagadirt dont les coups de crayons et pinceaux font naître des modèles, qui lui ressemblent. Une jeune peintre du cru au talent prometteur. L’exposition «40» de Leila Alaoui a investi la place publique du douar Tarzint à Imlil, pendant que des visites culturelles étaient organisées à l’Oukaïmeden et aux moulins de Tahanaout. Après le coup d’envoi lancé par une grande parade à Tahanaout, créée en collaboration avec Awaln’art, plusieurs concerts ont rythmé les soirées de cette session d’été. Acrobates, voltigeurs, musiciens et danseurs ont fait le show, chacun suivant ses propres codes et traditions. Un joyeux mélange de genres, public compris, entre fantasia et salons de l’artisanat, qui ont réuni quelque 90 exposants. Tahanaout toujours a vu ses murs se colorer de fresques géantes, réalisées par une dizaine d’artistes venus de différentes régions du Maroc, réunis au sein du collectif 400 Ml. De la musique bien sûr concoctée par les programmateurs de L’Boulevard. Au menu: rap amazigh, musiques africaines, gnaoua et berbères avec là aussi la volonté de faire connaître les jeunes talents locaux. «Tinghir Jérusalem» de Kamal Hachkar, «Dernier Cri» de Hamid Basket, «Mille mois», «La Falaise» et «Le Mur» de Faouzi Bensaïdi sont quelques-uns des films, documentaires ou courts métrages projetés pendant le festival.  
Pour rappel, cette 5e édition s’est partagée entre sessions de printemps et d’été. En mai dernier, plus de 200 festivaliers ont profité d’un programme tourné vers l’entrepreneuriat. Le festival Al Haouz, ainsi emmené par Mourabiti, se veut être une plateforme de transmission et d’échange entre artistes, intellectuels, jeunes entrepreneurs, chefs d’entreprises, agriculteurs, artisans. Croisant les disciplines, arts, sciences et techniques, valorisant les métiers, savoir-faire et savoir-être, elle s’interroge sur les liens entre l’art, la culture et l’entreprise et cherche à faire opérer et à révéler la créativité de la jeunesse du Haouz.

 

 

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