Culture

Exposition collective XXL: Le lieu, les artistes, les œuvres… tout est gigantesque!

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5291 Le 11/06/2018 | Partager
Rero, Hendrik Beikirch, Kouka et David Mesguich réunis
Dernière présentation à Jardin Rouge avant la trêve estivale
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Premier impact pour la présentation du 2e opus de l’exposition collective XXL, le «How much is enough…» placardé par Rero sur la façade de l’espace d’art de la fondation Montresso. Sa marque à lui est de rayer les mots pour mieux les souligner (Source Montresso)

Avant de fermer ses portes pour les vacances, la fondation Montresso poursuit la présentation du 2e opus de l’exposition collective XXL. Rero, Hendrik Beikirch, Kouka et David Mesguich, le casting est brillant.

Bien installées dans son espace d’art, lui-même un grand format, les oeuvres jouent la démesure. Premier impact, le «How much is enough…» placardé par Rero sur la façade. Sa marque à lui est de rayer les mots pour mieux les souligner. Ici, il se questionne sur la parfaite mesure, qu’elle soit liée à l’amour, au travail ou à l’argent.

Un jeu entre l’engagement et le désengagement qu’il décline, pour cet événement, au gré de bas-reliefs, moucharabiehs revisités ou interventions sur des ouvrages sous résines. Pleines de poésie moderne, ses oeuvres ont été présentées au Centre Georges Pompidou, à Confluences Paris ou au Antje Øklesund de Berlin. Du gigantesque encore avec les installations signées David Mesguich.

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Dans le patio extérieur, la sculpture en acier de David Mesguich semble être tombée là, à la renverse, presque bêtement. L’artiste français avoue avoir pensé à la condition des migrants pour ses sculptures et installations réalisées in situ (Source Montresso)

Dans le patio extérieur, sa sculpture en acier semble être tombée là, à la renverse, presque bêtement, quand son «World of fence» tente de se libérer de sa clôture, à l’intérieur de l’espace d’art. L’artiste français a pensé aux migrants pour ce travail réalisé in situ.

Lui qui voit lentement l’Europe se transformer en forteresse. Caméras de surveillance, grillage barbelé ou panneaux métalliques sont d’ailleurs des matières souvent invoquées dans ses oeuvres. Semblant lui répondre, l’artiste franco-congolais Kouka a disséminé une petite centaine de totems peints. Uniquement des femmes, lui qui nous avait habitués aux guerriers.

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Pour XXL2, les toiles de l’artiste allemand Hendrik Beikirch, peintes à l’encre et à l’acrylique, dévoilent, jusqu’aux moindres détails, les traits des habitants du territoire Sibérien

Pendant sa résidence à Jardin Rouge, il s’est servi de madriers en bois, utilisés comme matériel de coffrage pour construire l’espace d’art Montresso. Puis il a peint le même modèle à répétition. Chaque visage étant pourtant différent, unique. Car il le confie «face à l’immensité de l’humanité, nous sommes tous différents, originels, imparfaits… Et finalement très semblables».

Enfin, un artiste que les marrackhis connaissent pour sa fresque murale qui fait face à la gare ferroviaire. C’est en effet à l’allemand Hendrik Beikirch que l’on doit l’immense portrait d’Aziz, maître artisan marocain. Pour XXL2, ses toiles, peintes à l’encre et à l’acrylique, dévoilent, jusqu’aux moindres détails, les traits des habitants du territoire Sibérien.

Toujours en quête de belles âmes, il met ces anonymes à l’honneur dans des bas-reliefs urbains à Paris, Berlin, New Delhi ou encore New-York. Il a notamment peint un mur de plus de 70 mètres de haut à Busan en Corée du Sud. Une fresque qui reste à ce jour la plus grande façade jamais réalisée en Asie. 

 

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