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    Automobile: Elalamy met la pression

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5260 Le 26/04/2018 | Partager
    Un million de véhicules et 200 milliards de DH à l’export pour 2025
    Le ministre veut accélérer la cadence du secteur
    Plus de 83.000 emplois créés depuis 2014
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    Une belle brochette d’opérateurs lors de l’inauguration du salon de la sous-traitance automobile à Tanger, hier mercredi. De gauche à droite : Omar Moro, président de la Chambre de commerce de la région de Tanger, Marc Nassif, DG de Renault Maroc, Rachid Machou, vice-président de l’Amica et président du comité d’organisation du salon, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, et Fouad Brini, président du conseil de surveillance de TMSA (Ph. Adam)

    Elalamy voit encore plus grand pour le secteur automobile. Un million de véhicules et 200 milliards de DH de chiffre d’affaires à l’export à l’horizon 2025. «Des objectifs parfaitement réalisables et établis en concertation avec les opérateurs du secteur», ainsi que l’annonçait hier le ministre de l’Industrie lors de l’inauguration de la 5e édition du salon de la sous-traitance, organisé par l’Amica à Tanger.

    La tutelle peut se permettre de faire des projections aussi optimistes au regard des performances déjà enregistrées par l’automobile. En 2017, le secteur a dépassé la barre des 340.000 véhicules produits dans les deux usines du groupe Renault, la Somaca et celle de Tanger. Le chiffre d’affaires à l’export a atteint les 70 milliards de DH et il est prévu qu’il atteigne les 100 milliards avant l’échéance initiale en 2020.

    Le ministre insiste aussi sur la valeur ajoutée locale qui est en augmentation, certes constante, mais dont l’essor reste timide. Actuellement, le taux d’intégration atteint les 50%, ce qui veut dire, selon le ministre, que sur chaque dirham vendu à l’export, 50 centimes restent au Maroc. L’objectif à court terme est d’atteindre les 65% en 2019, date du démarrage de la production de PSA, pour ensuite viser les 85%.

    En matière de création d’emplois, le ministre a de quoi être fier. Entre 2014 et 2017, 83.845 emplois stables ont été créés, selon le département de l’industrie, soit un taux de réalisation des objectifs du secteur pour 2020 de 93%, les 100% devront être atteints avant la fin de cette année, augure Elalamy. 

    Ces résultats sans précédent sont le fruit d’une politique volontariste de développement du secteur, insiste Elalamy. Elle est basée sur les écosystèmes, une méthode qui a fait ses preuves dans d’autres pays, mais qui a été tournée avec une touche locale.

    «Nous avons préféré d’abord miser sur de grands groupes qui serviront d’attracteurs pour les plus petits», précise le ministre. Il s’agit en l’occurrence des constructeurs Renault et PSA  qui ont créé leurs propres écosystèmes. Pour Renault, l’objectif est d’atteindre les 2 milliards d’euros (22 milliards de DH, l’équivalent de 6 mois de recettes MRE) de commandes. Actuellement, le groupe automobile français est à mi-chemin et assure 1 milliard de commandes, tant pour sa propre production comme que pour celle des autres usines du groupe à l’étranger. Le même scénario est prévu par PSA.

    Les écosystèmes sectoriels ne sont pas oubliés avec le câblage, l’un des précurseurs.  En effet, de nouvelles filières qui n’existaient pas jusqu’alors sont en train de se développer. Il s’agit d’une montée en compétence qui s’opère avec un réel potentiel de développement et des cycles longs, à l’instar du cycle de vie du véhicule et de la série (15 ans en moyenne).

    C’est le cas de l’emboutissage, mais aussi de l’outillage et du moulage, des activités inexistantes il y a quelques années.
    Mais il y a encore de la marge avec de véritables opportunités en termes de valeur ajoutée et de nouvelles filières, notamment l’acier, les tubes en aluminium, les pièces en plasturgie ou encore l’électronique embarquée.

    PSA met les bouchées doubles

    Dans son usine de Kénitra, le constructeur PSA ne chôme pas. L’usine a sorti il y a quelques semaines son premier moteur, actuellement en cours de torture dans les bancs d’essais, selon Rémy Cabon, son directeur général. Dans un peu plus de deux mois, ce sera au tour de la première voiture de présérie de voir le jour. Le constructeur entend être dans les délais avec le démarrage de la fabrication dès 2019.

                                                                         

    Ecosystèmes: La recette gagnante

    Sept écosystèmes ont été lancés dans le secteur automobile à ce jour, dans le cadre du déploiement du Plan d’Accélération industrielle. Leurs ambitions sont aussi en phase avec celles du secteur. Objectifs à l’horizon 2020:
    - Câblage: 26,7 milliards de DH de CA, 70.000 emplois et 66% de taux d’intégration locale.
    - Métal emboutissage: 5,3 milliards de DH de CA, 5.000 emplois et 76% de taux d’intégration locale.
    - Batterie: 1,6 milliard de DH de CA, 1.500 emplois et 90% de taux d’intégration locale.
    - Intérieur véhicules & sièges: 10,6 milliards de DH de CA, 30.000 emplois et 65% de taux d’intégration locale.
    - Powertrain: 6,4 milliards de DH de C.A et 10.000 emplois.
    - Renault: 21,3 milliards de DH d’achats/an, 900 millions d’euros  d’investissements et 65% d’intégration locale.
    - PSA: 10,6 milliards de DH d’achats/an, 200.000 véhicules/an avec 80% de taux d’intégration, 200.000 moteurs/an et 1.500 ingénieurs & techniciens qualifiés.

     

     

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